Voyage en Scandinavie 2017

24 juillet 2017

15 - 16 - 17 juillet 2017

15 juillet 2017

GEIRANGER

Température ce matin 17°. Dehors 15°. Soleil et nuages mais très clairsemés.

Le soleil commence à inonder le fjord. La journée parait prometteuse et ça tombe bien puisque qu’aujourd’hui nous reprenons la route qui passe par le DALSNIBBA.

LE DALSNIBBA est un belvédère qui se trouve à 1500m d’altitude et qui permet d’avoir une vue magistrale sur la vallée de GEIRANGER et son fjord.

Avant de partir, pansement, blog. 13h30, on somme le départ. Il fait toujours beau, toujours quelques nuages mais qui ne sont pas inquiétants et surtout il fait 20°. La canicule norvégienne !!!!!

Nous quittons le village et nous empruntons la route de montagne pour atteindre le belvédère. La route est étroite avec de nombreuses zones de rabattements pour permettre le passage de 2 voitures.

Elle est aussi spectaculaire que la ROUTE DES AIGLES avec ses 70 virages en lacets dont 29 à 180°. La vue sur la vallée et le fjord est magistrale. Peu de barrières de sécurité. Ça ne doit pas se fabriquer en Norvège.

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La route serpente le long de montagnes boisées dont les sommets sont dénudés et rocheux. Une multitude de cascades descendent des montagnes dont certaines frôlent la route. Nous prenions de l’altitude et commençons à trouver des sommets de plus en plus enneigés.

En cours de montée, nous trouvons une aire de stationnement qui nous permet de prendre quelques photos, d’admirer le paysage,

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de laisser passer le flot de véhicules et à Gérard de faire une pause.

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Nous repartons et cette fois, sans aucun arrêt. Les derniers lacets nous offrent une vue sur de vieilles fermes toujours en activité. Elles accueillent les touristes l’été mais uniquement lorsque les dangers des avalanches sont complètement écartés.

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Puis nous arrivons à un second plateau à 1080m d’’altitude. Là s’étend un joli lac de montagne aux couleurs sombres et turquoise. Il est bordé de montagnes enneigées. A sa surface, des plaques de neige flottent. Elles ont résisté au dégel. C’est magnifique et d’une quiétude.

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Nous nous trouvons à la bifurcation qui va nous mener au sommet du DALSNIBBA à 1500m d’altitude. L’ascension du DALSNIBBA se fait sur 5km. C’est une route à péage. 130 NOK. Nous attaquons la montée qui est de plus en plus impressionnante. Gérard est concentré et très prudent. Sous le soleil c’est fabuleux ! Nous avons une vue sur le lac que nous venons de quitter et qui se déverse dans 2 autres lacs.

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Au sommet, un promontoire a été aménagé avec des passerelles vitrées et le tout surplombe le vide.

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La vue est époustouflante sur les massifs montagneux enneigé du SUNNMORE et la route 

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ainsi que sur la vallée et le fjord de GEIRANGER

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L’accès aux rochers est tout de même possible pour tous ceux qui veulent faire la photo du siècle ou le selfie.

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Il est temps d’attaquer la descente qui est bien plus impressionnante que la montée. Nous passons de 1500m à 1080m en 5km. Gérard est content de retrouver la route normale. Elle longe et contourne les lacs. Nous trouvons une petite place pour prendre une photo de cette succession de déversoirs. Ce sont les BRETDALSVATNET.

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Quelques km plus loin, nous trouvons la bifurcation qui va nous ramener sur LOM.

Cette portion de route est particulière. Les montagnes sont arides, le lac s’est déversé de lac en lac pour se rétrécir et se transformer en une rivière large, tumultueuse qui serpente entre des îlots verdoyants.

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Nous finissons par nous arrêter une aire de pique-nique au bord de la rivière et faire notre pause traditionnelle.

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Nous continuons notre route qui longe la rivière qui se rétrécit, se transforme en torrent joyeux et bruyant. Les eaux sont à la fois bleu clair et plus loin turquoise. Je ne me lasse pas de ces couleurs.

En route, à proximité d’un petit pont, un décor insolite. Sur un gros rocher qui surplombe la rivière tumultueuse et turquoise, un troupeau de vaches se repose. Cool la vie de vache. Pas stressée du tout !

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L'une d'elle a la patte nonchalante au-dessus des eaux turquoise de la rivière.

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Nous poursuivons notre trajet avec une route paisible qui traverse 2 parcs nationaux celui de REINHEIMEN et celui de BREHEIMEN. Sur les bas-côtés des panneaux « attention Elans ! » Peut-être ferons-nous de nouvelles rencontres ??

De la route, nous apercevons un torrent impétueux qui se termine par de jolies chutes d’eau. Nouvelle halte ! Nous bifurquons et trouvons le parking. Nous laissons le camping-car et finissons le parcours à pieds. C’est la cascade d’OTTAVATN.

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Super beau avec les reflets que fait le débit d’eau au milieu des rochers. Un petit sentier de randonnée s’enfonce dans les sapins et semble mener sur les bords du torrent. Mais Gérard refuse d’aller plus loin avec une handicapée !!!! Pas drôle du tout !

Nous terminons notre journée rapidement jusqu’à LOM car il est 18h et nous avons besoin de quelques courses sachant que nous sommes samedi et que les magasins ferment à plus tôt.

Arrivés à LOM, priorité aux courses. Le gag, Gérard a pris de la bière. Mais lorsque nous passons à la caisse, la caissière nous explique qu’il leur est interdit de vendre de l’alcool après 18h le samedi. Gérard est furieux. Mais c’est comme ça en Norvège.

Après les courses, vidanges et remplissage d’eau du camping-car. Nous sommes parés pour passer le week-end. Nous ressortons de LOM à la recherche d’un petit coin pour la nuit. Mais là, un peu compliqué. LOM est entouré d’eau. D’un côté la rivière de montagne la BOVRA et de l’autre la rivière large et calme la SKIN. Aucun accès aux rives.

Finalement, nous trouverons un parking à l’entrée du lieu-dit BISMO à proximité de quelques habitations.. Au cours de notre veillée, nous verrons débarquer 3 jeunes Norvégiens, très joyeux mais un peu alcoolisés mais pas méchants. Ils veulent nous inviter à trinquer avec eux. Très gentiment nous refusons. Ils restent un instant à essayer de discuter avec nous et finalement repartent chez eux.

Nous finirons par fermer les stores pour être tranquilles.

 

16 juillet 2017

BISMO - LOM

Camping-car 21°. Dehors, petit vent frais et 18°. Le soleil prédomine mais de gros nuages noirs ont l’air de vouloir s’imposer.

Nous avons passé une bonne nuit, sans être dérangé par nos joyeux lurons. Nous pensons qu’ils cuvent.

Quant à moi, toujours fatiguée, du mal à mâcher et à porter mes lunettes.

Nous nous préparons rapidement et nous retournons sur LOM pour une visite sous le soleil. Du moins nous l’espérons.

Puis c’est la visite de l’église de LOM. Une église en bois debout qui date de 1170 et de style normand. Elle se dresse au cœur du village sur un promontoire sur les bords de la BOVRA. Elle a été agrandie avec 2 nefs supplémentaires car il n’y avait pas assez de place.

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Les églises en bois debout datent de la fin de l’ère viking.et du début de la chrétienté en Norvège. Elles tiennent leur nom de leurs piliers verticaux « stav ». Elles se distinguent également par leurs sculptures détaillées qui sont un mélange d’emblèmes celtiques et de symbole chrétien. Sur le toit de l’église de LOM on retrouve des têtes de dragons.

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L’intérieur est également en bois avec des arches magnifiques et des poutres en croix.

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De toutes petites fenêtres qui donnent un air intime à l’église.

De belles peintures sur bois sur les murs et le plafond du choeur.

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Du travail de sculpture sur les murs ainsi qu'autour de l'orgue

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A la sortie de l’église, nous changeons de parking. Gérard n’en démord pas. Il veut ses bières. Nos nous garons sur le parking de la grande surface. A LOM, les grandes surfaces ouvrent le dimanche de 10h à 18h. Gérard têtu, retourne acheter ses bières. Il revient, bredouille et encore plus furieux que la veille. Le dimanche la vente est complètement interdite. Il se résigne à attendre lundi et à partager sa dernière canette avec moi.

Nous partons à la découverte du village de LOM. Le village est au cœur de très belles montagnes. Des torrents traversent le centre du village. Des maisons en bois sombre s’accrochent aux collines escarpées.

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Des bâtiments anciens ont été restaurés et conservés comme musée. Ce sont des STABBURS qui étaient des greniers surélevés pour le grain.

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Un peu plus loin, un sentier grimpe et mène à un ensemble de vieux bâtiments composé d’un vieux refuge, d’une ancienne laiterie, d’un corps de ferme, de stabburs. Je m’essouffle vite. Pas encore la grande forme. Nous renonçons car en Norvège, la moindre balade se transforme rapidement en ascension.

Nous redescendons dans le centre en passant par un ancien bâtiment en pierre. Le seul qui a été conservé et transformé en école.

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Au loin nous apercevons l'église en bois debout. Sous le soleil elle prend des couleurs dorées.

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Nous rejoignons le village en longeant le torrent qui le traverse LA BOVRA. Impétueux et turbulent aux couleurs turquoises il égaye le centre du village et permet de pratiquer des activités de tyrolienne.

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Nous passons devant une BAKERI ou boulangerie-pâtisserie. Elle est signalée dans le guide comme être excellente. Ça doit être le cas, car il y a la queue à la fois devant l’entrée à consommer sur place et à l’extérieure à emporter ou consommer sur place. Comme de partout, ils font de la restauration rapide.

En fait les BAKERI font essentiellement des viennoiseries, un peu de pain, de la sandwicherie.

Nous décidons de prendre notre tour et de prendre des viennoiseries pour demain matin. En faisant la queue, nous nous apercevons qu’ils servent également des pizzas. Elles font envie à Gérard. Allons y pour 2 pizzas puisque nous n’avons pas encore déjeuné.

Arrive notre tour, nous passons la commande et une des serveuses entend que nous parlons français. Immédiatement, elle vient prendre le relais et s’occuper de nous. Elle entame la conversation sur mon accident, notre voyage en Norvège, et nous donne un peu plus de renseignements sur notre commande. Elle a passé 1 an au pair à Paris. Elle parle très, très bien même si elle dit qu’elle a beaucoup perdu.

Nous allons nous asseoir en terrasse sous des parasols car de gros nuages noirs deviennent menaçants et le vent vient de se lever. Il fait relativement très frais tout d’un coup.

En attendant que l’on nous serve, je me rends compte que notre petite serveuse est libre. J’en profite pour retourner discuter avec elle sur le mode de vie norvégien. 

Elle me raconte qu’en Norvège, il y a les grandes villes (OLSO, BERGEN, TROMSO, TRONDHEIM, ALTA, etc…) puis les petites villes. Ensuite des petits villages très isolés qui quelques fois se résument à 1 ou 2 maisons. L’hiver, ils hibernent à cause de la neige qui les isole. Bon nombre de routes sont fermées comme à GEIRANGER. L’été, ils se réveillent, vivent de leurs fermes et du tourismes. Quand l'été est là, les gens sont fatigués par manque de soleil dans certaines régions et aussi par la longueur des jours qui n’en finissent plus. Les gens ont du mal à se coucher. Elle nous dit qu’il faut très stricte avec soi-même pour s’imposer un rythme de sommeil. Mais c’est difficile, car tout le monde veut profiter un maximum du soleil et des grandes soirées.

Finalement le vent s’amplifie. Je lui demande si nous pouvons emporter nos pizzas qui viennent de nous être servies au camping-car au chaud. Pas de problème. On nous donne boîtes, serviettes. Nous repartons rapidement.

Elle nous salue chaleureusement toute contente d’avoir pu parler avec des Français, de la France, de la Bretagne et de notre voyage.

Une fois au camping-car, nous apprécions la chaleur et finissons notre pause avant de reprendre notre route.

Une accalmie nous ramène le soleil. Nous reprenons la route touristique 55 qui va de LOM à SOGNDAL. C’est la route de SOGNEFJELL qui serpente à travers le parc national de JOTUNHEIMEN. C’est un massif avec une quantité innombrable de sentiers de randonnée.

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Nous quittons LOM en longeant la BOVRA, rivière-torrent, qui descend du massif de JOTUNHEIMEN et nous traversons la vallée de la BOVRA . A mesure que nous prenons de l'altitude, la végétation et les paysages changent. Les bosquets de pins ou de bouleauxl laissent place aux cascades, aux montagnes tapissées de mousses, de lichen et de petits arbustes au mileu desquels surgissents quelques chalets.

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Un peu plus loin, les montagnes deviennent arides, la neige fait son apparition et les cascades continuent de fleurir sur les versants des montagnes.

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La route progresse lentement vers le sommet où nous atteindrons le col de KROSSBU à 1434m dans un majestueux paysage de montagne.. La pluie et le vent, comme toujours, nous ont rattrapés. Dommage ! Avec l’altitude nous sentons rapidement la fraicheur. Nous traversons le parc national de JOTUNHEIMEN

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Au sommet, c’est l’émerveillement. Lacs de montagne qui s’enchaînent les uns après les autres avec des plaques de neige qui surnagent. Les sommets sont enneigés.

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La route est étroite et serpente au milieu de ce super paysage. Des cairns se dressent par multitude sur les rochers. Gérard prend le temps d’en photographier. Les panneaux demandent aux randonneurs ou touristes de ne pas y toucher et de ne pas en reconstituer. Mais cela ne sert pas à grand-chose. Pas de discipline !

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Un dernier arrêt sur un promontoire qui a été aménagé, Nous y sommes accueillis par nos amis les moutons qui monopolisent la route.

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Nous accédons au promontoire qui nous offre une vue sur la route en lacets, la vallée, les montagnes. Grandiose. Tellement grand que l’appareil ne peut tout prendre.

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Je propose à Gérard de rester dormir sur place, mais il préfère redescendre. Il fait très froid, il y a du vent, rien pour s'abriter. Il a peur que ses cuves d’eau se vident.

Nous amorçons la descente abrupte qui nous ramène dans la vallée. Nous passons devant TURTAGRO qui résume à quelques cabanes battues par les vents et qui sert de base aux randonneurs et alpinistes.

Puis c’est la descente vers FORTUN avec une série de virages en épingles à cheveux. La pente est annoncée à 8% et 10% sur d’autres portions. Beaucoup de tension pour Gérard. Nous retrouvons les prairies, les montagnes verdoyantes.

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Arrivés à FORTUN petit arrêt pour permettre à Gérard de souffler ainsi qu’au camping-car. Nous en profitons pour faire un petit tour autour de l’église en bois blanc.

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Nous faisons nos curieux et jetons un petit coup d'oeil à l'intérieur. Très rapide car un office est en tain de se préparer.

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Nous repartons jusqu’à SKJOLDEN. Là, nous abandonnons la route touristique 55 pour bifurquer sur une petite route qui pendant 39km longe les eaux turquoise du LUSTRAFJORDEN.

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La route super étroite ne laisse la place de passer qu’à 1 voiture. Nous en rencontrerons 3 et c’est délicat ! Nous passerons 3 tunnels dont un qui n’est absolument pas éclairé. Un peu stressant.

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 Au-dessus de la route les montagnes hautes, des fermes en bout de route et des prairies. En cours de route, nos amis les moutons nous saluent.

Nous sommes sur une route sans issue qui nous mène au petit village d’URNES où nous attend une église en bois debout classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il est 20h, lorsque nous arrivons à URNES. A l’entrée du village, une aire de pique-nique qui surplombe les eaux turquoise du fjord. En contrebas, le terminal du ferry qui fait la liaison avec SOLVORN. Ce sera parfait pour la nuit.

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Nous nous installons et nous repartons avec Eden pour la traditionnelle balade du soir. Nous apercevons une route très raide qui indique l’église. Nous décidons de faire du repérage pour demain. Pour moi, ce n’est pas encore la grande forme. Je ferai 3 arrêts en cours de route, tant la pente est importante. Du coup, nous en profitons pour admirer le paysage et d’observer les cultures.

Ici, sur les pentes qui dominent le fjord, nous trouvons des champs de framboises

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des champs de fraises

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des champs de pommiers

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Finalement, 20mn plus tard, nous arrivons à l’église d’URNES. Elle est toute petite, perchée sur une petite hauteur.

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Elle est fermée mais nous pouvons tout de même en faire le tour extérieur et admirer l’architecture. Nous finirons la visite de l’intérieur demain. Sur un des murs des sculptures d'inspiration celtique ou viking.

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La pluie nous surprend. Il est temps de redescendre. Nous pouvons apercevoir, de l'autre côté du fjord, SOLVORN au pied des montagnes, qu'un rayon de soleil éclaire.

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Le temps a été mitigé toute la journée. Nous avons tout de même pu faire la route le long du LUSTRAFJORDEN sous le soleil. C’est déjà bien.

 

17 juillet 2017

Dans le camping-car, ce matin 16°. Dehors, 15°. Il a plu une partie de la nuit. La matinée se passe avec des averses très rapprochées. Puis une accalmie et maintenant c’est une petite pluie fine de bruine qui tombe. Le ciel est très chargé. De temps à autre, des trouées de ciel bleu et du soleil. Malgré la grisaille, nous admirons la vue imprenable que nous avons sur le fjord.

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Le temps ne nous inspire pas, du coup nous trainons.

Ce matin, pansements. Âmes sensibles s'abstenir.

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Finalement, je ne récupère pas trop mal. Pour les photos dans PARIS MATCH, j'attendrai un peu.

De la fenêtre du  camping-car nous apercevons la route qui monte à l’église. Hier au soir, nous avons remarqué une table et deux chaises. Ce matin, nous avons l’explication. Un fermier est venu installer des barquettes de fraise et un parasol (pour la pluie !) puis est reparti. Nous en déduisons que les gens vont se servir et mettre l’argent dans une caisse. Ici, c’est confiance totale !

Le temps n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Nous décidons de braver la pluie pour les 20mn de montée. Nous passons devant la table et le parasol. Ce sont bien des fraises. Entre temps, le fermier a complété avec des barquettes de framboises. Elles sont magnifiques. S’il en reste au retour, nous en prendrons.

La montée est dure. Il faut juste que je me mette en route, après ça va. J’espère que je vais reprendre le rythme. Nous arrivons à l’église. Il y a déjà pas mal de monde. Toutes les heures, le ferry débarque et rembarque des visiteurs qui ne viennent que pour l’église.

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Nous prenons nos billets. La visite guidée est comprise, mais en anglais. Je réponds « dommage ! ». La personne me répond, en français, que si besoin elle pourra traduire ce que nous ne comprendrons pas et éventuellement nous donner des précisions supplémentaires. Super !!! La jeune fille est de CAEN et elle est là dans le cadre d’un job d’été.

Nous partons pour 45mn de visite super intéressante. Après la visite, nous avons le droit de flâner dans l’église et de prendre des photos même avec le flash.

L’église n’ouvre qu’aux heures d’arrivée du ferry et uniquement dans le cadre de visite guidée. Elle sert toujours 1 fois par mois pour les offices. Elle est souvent utilisée pour les mariages.

Sur les façades extérieures, des sculptures d’inspirations viking. Nous retrouvons l’art celtique.

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Une belle porte d’entrée en bois avec des garnitures en fer forgé.

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4 églises ont été construites sur cet emplacement. La 4ème a été reconstruite avec les restes des 3 premières. Elle est bâtie sur des fondations en pierre pour éviter le pourrissement des bois.

L’intérieur est une œuvre d’art. Les églises en bois debout datent de la période après-viking et du début de la chrétienté. C’était une église chrétienne jusqu’à la réforme puis est devenue protestante.

Les églises en bois debout se caractérisent par des « stav » ou « bois debout ». Ce sont des piliers d’un seul tenant qui encadrent la partie centrale.

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Des poutres croisées « croix de st André assurent la stabilité et le parallélisme de la structure.

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Les voûtes arrondies ont été formées à l’aide d’arcs naturels (genoux) extrêmement solides, que l’on trouve à la base des arbres entre le tronc et ses racines.

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Le plafond et les murs du chœur sont recouverts de peintures claires avec des motifs de grappes de raisin. Rappel peut-être au sang du christ ou aux noces de cana.

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Sur l’autel, un bougeoir en forme de bateau viking.

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Deux séries de bancs. Celui des hommes d’un côté et celui des femmes de l’autre.

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La chaire est sculptée et peinte toujours avec des motifs de raisins.

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On aperçoit à gauche, sous les traverses, des cages sculptées qui étaient réservées aux familles riches.

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De toutes petites fenêtres qui donnent une ambiance feutrée mais ne laissent passer que peu de luminosité.

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La visite terminée, nous allons faire une petit tour dans un petit chemin que nous avons repéré. Il semblerait qu’il y ait des parcs d’animaux. Gérard réussi à prendre un cerf.

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Nous redescendons rapidement au camping-car sans oublier de prendre au passage, nos 2 barquettes de framboise. Lorsque j’ouvre la caisse, elle est pleine de pièces et de billets. Franchement, ici, pas de voleurs, ni de fraudeurs.

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Nous nous déplaçons rapidement au terminal du ferry afin de ne pas le rater et surtout d’être dans les premiers car il est petit. Il n’y aura pas de place pour tout le monde. De plus, l’embarquement se fait en marche arrière.

Notre ferry arrive et débarque ses passagers.

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15h10 paiement et embarquement. Il pleut et le vent s’est levé. 15h30 c’est le départ. 20mn plus tard, nous sommes à SOLVORN, petit village niché au creux du LUSTRAFJORDEN et qui s’étend sur les hauteurs. Les rues sont très étroites et les maisons en majorité toute blanches.

Nous quittons SOLVORN toujours sous la pluie par une petite route de montagne très étroite et qui serpente. En se serrant pour laisser passer une voiture, le rétro droit se rabat brutalement. Cette fois , pas de dégâts . Un peu plus haut, nous arrivons à une intersection et nous reprenons la route touristique 55.

A l’entrée du village de LYNGEN nous trouvons une aire de service. Nous en profitons pour faire les vidanges et le plein d’eau.

C’est reparti ! Une fois encore notre route traverse des montagnes verdoyantes de sapins et surplombe le fjord d’ARDALSFJORDEN.

Nous arrivons à SOGNDAL. Là, objectif pharmacie car je n’ai  plus de produit pour mes pansements et REMA pour les bières. Nous sommes à sec. Nous ne trainons pas car il est déjà plus de 17h.

Cette fois, notre route croise un fjord beaucoup plus large, le SOGNFJORDEN que l’on surplombe par instants. Montagnes rocheuses et boisées nous accompagnent.

Nous faisons un petit détour par KAUPENGER qui possède une petite église en bois debout. La guide d’URNES nous a incités à la voir. Lorsque nous arrivons elle est déjà fermée. Tant pis, nous nous contenterons d’en faire le tour. Elle est beaucoup plus simpliste que celle de LOM ou d’URNES.

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Contrairement à LOM ou URNES, à KAUPENGER aucune trace le l'ère viking.

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Nous rebroussons chemin et déjà nous arrivons à MAMNHELLER pour prendre notre ferry. Avant le terminal, nous nous engageons dans un tunnel de 3km qui débouche directement sur les files d’attente du ferry.

17h55, paiement, embarquement. Gérard n’a pas le goût aux photos tellement il pleut.

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18h c’est le départ pour 15mn de traversée sous la pluie, le vent et des nuages excessivement bas.

18h15 nous débarquons à FODNES. Nous avons traversé le LAERDALSFJORDEN.

Quelques km plus loin, nous arrivons à LAERDAL. Il est 18h30 et Gérard est fatigué de sa journée de conduite sur des routes étroites et sous la pluie.

Nous trouvons une petite place sur un ponton au bout du quai des ferries et au bord du fjord.

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22 juillet 2017

12 - 13 - 14 juillet 2017

12 juillet 2017

MALMEFJORDEN

Ce matin soleil et ciel très nuageux accompagnés d’averses par intermittence.

Je me sens un peu mieux. Je suis un peu moins violette. Le repos a fait dégonfler mes yeux et ma bouche. Le plus compliqué, c’est mes lunettes qui me font défaut. Ce n’est pas ça mais c’est positif.

Avec Gérard, nous avons pris la décision de bouger. Il nous faut faire le plein d’eau et les vidanges, quelques courses et le plein d’essence. Nous en profiterons pour retourner au cabinet médical pour faire un contrôle avant le départ.

Nous quittons MALMEFJORDEN pour retourner à ELNESVÄGEN.

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Là, nous trouvons une aire de service pour le camping-car. Gérard fait le plein d’eau et les vidanges.

Pour le plein d’essence, ça peut attendre encore un peu car les prix sont à nouveau remontés. Nous verrons plus loin. Il y a tellement de différence d’un jour à l’autre et d’une station-service à l’autre.

Puis, les courses. C’est Gérard qui s’y colle d’une part parce que je me sens trop fatiguée et d’autre part, j’ai une tête à faire peur.

Une fois les corvées terminées, direction le cabinet médical.. A l’accueil, on nous reçoit très gentiment. Ce n’est pas la même secrétaire. Mais celle du lundi qui était dans une pièce attenante nous entend et vient en renfort.

Nous leur expliquons qu’avant notre départ, nous aimerions faire vérifier mes plaies, les faire nettoyer et refaire un pansement. Pas de problème. Elles me réenregistrent et nous passons en salle d’attente. Au bout d’environ 20mn c’est mon tour. Nous pensions être reçus par une infirmière, mais non c’est le médecin qui m’a recousue qui nous reçoit.

Il vérifie la plaie. C’est correct. Il me dit qu’une infirmière va tout nettoyer et refaire un pansement et qu’après il ne faudra plus y toucher jusqu’à ce qu’on m’enlève les points. Soit maintenant dans 8 jours.

Il vérifie également mon nez, extérieur et intérieur. Il est content. Rien de cassé. Par contre, il est septique et inquiet de la couleur de mon visage. Du coup, il appelle un confrère pour discuter de mon cas. Ils m’observent sous toutes les coutures, ils discutent en norvégien. Ça commence à m’agacer et m’inquiéter. Finalement, le confrère repart et le médecin me dit qu’il va appeler l’hôpital de MOLDE car il ne trouve pas normal les hématomes que j’aie. Il craint une hémorragie. Avec Gérard, nous lui expliquons que s’il m’avait vu la veille c’était pire. Il n’en démord pas. Il appelle l’hôpital et s’en suit une conversation en norvégien tout en m’observant. Pour finir, entre nos explications et la discussion avec l’hôpital il finit par me lâcher. Ouf ! Il me réitère ses recommandations. Au moindre doute, consulter.

Puis il me confie à une aide-soignante, NINA, qui nettoie mes plaies, rajoute des strips sur les points pour les protéger et me refait un pansement de confort pour que je puisse mettre de temps en temps mes lunettes. Nina parle quelques mots de français et est toute contente de pouvoir les glisser au milieu de l’anglais.

Tout le monde a été, encore une fois, absolument à l’écoute, patient et, très gentil.

Nous quittons ELNESVÄGEN vers 14h30 pour rejoindre ANDALNES tranquillement. Nous allons prendre notre temps car je n’ai pas trop la forme. Mais il nous faut tout de même avancer et rentrer. Pas le choix.

Nous passerons de l’autre côté de la montagne en prenant un tunnel de 2740m avec une pente de 8%. Nous passons sous le FANNELFJORDEN.

Quelques KM et nous arrivons à notre ferry à SOLNES. Le bateau est à quai. Il reste de la place. Tant pis pour les photos d’usage, nous décidons d’embarquer. 10mn de traversée et nous débarquons à AFFARNES. Il est 15h25.

La pluie ne nous quitte plus depuis SOLNES. Le ciel est noir. Nous arrivons tout de même à apprécier le paysage. De grandes et hautes montagnes noires, rocheuses où la neige ne quitte pas les sommets de l’année. Nous approchons d’ANDALNES.

Pour info, c’est dans la vallée entre DOMBAS et ANDALNES, dans le massif du ROMSDAL qu’a été tourné » HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG MÊLE ». La région est vraiment magnifique avec ses montagnes à la fois verdoyantes et sombres, ses massifs rocheux noirs et enneigés, ses nuages qui descendent tellement bas que nous avons l’impression que le paysage va disparaître.

Gérard en a un peu marre de conduire sous la pluie et moi, je commence à fatiguer.

Nous décidons de faire une pause qui va nous permettre de déjeuner et de prendre un café. Nous en profiterons pour refaire un point de notre planning car finalement nous avons changé d’itinéraire. Nous n’avons pas pris le ferry de MOLDE mais passé le tunnel. Gérard aura des modifications à faire.

Pendant que nous finissons notre pause, un Vendéen vient frapper à notre porte. Envie de parler un peu français. Son épouse est comme moi, elle a eu un petit souci de santé. Une infection urinaire qui s’est transformée en infection rénale et 3 jours d’hospitalisation. Tout comme nous ils ne tarissent pas d’éloges sur les norvégiens. Ils arrivent de la TROLLSTIGEN. Ils sont un peu dépités du temps. Ils sont déjà venus en Norvège, il y a 9 ans et ils avaient eu un super temps.

Nous profitons d’une accalmie pour repartir. Il est 18h00. Nous sommes au pays des Trolls et nous voulons faire la route de LA TROLLSTIGEN.

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LA TROLLSTIGEN est une route spectaculaire qui emprunte les gorges de GUDBRANDSJUVET. LA TROLLSTIGEN veut dire « LA CHAUSSEE AUX TROLLS » ou « L’ECHELLE DES TROLLS ». Nous sommes au cœur des massifs montagneux du ROMSDAL. Le TROLLTINDANE se dresse à 1800m avec sa superbe chaîne de montagnes.

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Pour notre part, nous l’avons gravie à partir d’ANDALNES. En route, on peut admirer plusieurs cascades spectaculaires qui dévalent les versants notamment celle de STIGFOSSEN haute de 180m.

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La route dispose de quelques zones de point de vue qui permettent des arrêts photos malgré la pluie.

Nous pouvons apercevoir la plateforme qui surplombe le vide et permet d'admirer la vallée.

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Nous arrivons enfin au sommet. Il pleut, il fait très froid. J’enfile un jean avant d’affronter le froid. Pas le choix si nous voulons admirer la vue

Au sommet, un centre des visiteurs a été aménagé avec les plateformes  d’observation qui s’avancent dans le vide offrant un panorama spectaculaire de la route que nous venons de gravir et qui serpente dans la vallée verdoyante du parc national de REINHEIMEN.

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LA TROLLSTIGEN c’est une série de 11 virages vertigineux en épingle à cheveux qui permet d’atteindre le sommet. La pente est de 12%. Elle va d’ANDALNES à EIDSDAL. C’est une route impressionnante à gravir ou à descendre.

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Nous prenons une petite heure pour nous promener sur les passerelles. Même avec la pluie, la vue est grandiose. J’essaie de protéger mon pansement de la pluie. Pas facile. J'ai une tête à faire peur. Je ressemble vraiment à un Troll.

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Nous rentrons au camping-car trempés et bon à changer de vêtements. Nous sommes gelés.

Nous reprenons la route touristique pour une petite demi-heure Nous sommes en plein massifs montagneux et enneigés. Nous sommes au col de KLOVSTIEN qui est ouvert de fin mai à mi-octobre.

Nous sentons vraiment la fraîcheur mais nous décidons malgré tout d’y passer la nuit. Nous trouvons un parking aire de pique-nique. A quelques pas de nous, un petit torrent et un sentier qui mène à une maison complétement isolée. Nous ne serons pas seuls. Plusieurs camping-cars feront comme nous.

Le site est grandiose. Dans la soirée, nous pourrons observer le manège des nuages qui montent de la vallée. Nous avons l’impression qu’ils sont au ras de la route.

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La veillée se fera avec le chauffage et sans réseau. J’essaye de faire mes pages d’écriture mais c’est difficile. D’une part, je suis fatiguée et d’autre part, je ne peux pas garder mes lunettes trop longtemps car elles appuient sur mon nez et comme elles ne sont pas en place elles me provoquent des maux de tête. J'ai tout de même meilleure mine que cet après-midi. Je fais un peu moins Troll !

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Résultat ! Dodo !

 

13 juillet 2017

KLOVSTIEN

Ce matin, dans le camping-car, la température est de 12°. Un peu juste. Chauffage de rigueur. Dehors il fait entre 8 et 10°. Le chauffage n’arrête pas de pulser.

Il a plu une partie de la nuit et sur le matin. Du coup, nous en profitons pour rester traîner sous la couette. La balade matinale d’Eden a été rapide.

La matinée se passe dans les nuages et la pluie.

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Nous traînons et finissons par nous préparer.

Ce matin pas le top au réveil. C'est vraiment dur ! dur !

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Aujourd’hui nous allons reprendre LA TROLLSTIGEN et la descendre  pour rejoindre LINGE où nous prendrons un ferry pour EIDSDAL. Puis nous prendrons LA ROUTE DES AIGLES ou L’ORNEVEIEN qui elle aussi zigzague et nous amènera jusqu’à GEIRANGER et son fameux fjord le GEIRANGERFJORDEN. Une fois sur place, nous aviserons en fonction du temps.

13h00 c’est le départ. Je tourne un peu au ralenti ! La pluie a décidé de nous accompagner. Nous reprenons LA TROLLSTIGNEN qui serpente et zigzague. En route, le paysage est fabuleux. Nous avons droit à 36km de cascades, de torrents, de rivières. Une seule et même cascade qui court, rugit, gronde, déverse des mètres cubes d’eau, se transforme en torrent, puis en rivière pour redevenir cascade ou torrent. Le débit est impressionnant. L’eau est blanche et turquoise. Des montagnes, des dizaines de petites cascades descendent et viennent grossir le torrent principal. Nous passerons notre temps à le longer, le contourner, le surplomber.

Nous raterons 2 points de vue qui nous auraient permis de le prendre en photo. Les parkings étaient trop petits, les stationnements anarchiques. Nous passons notre chemin. Il pleut beaucoup. Pas top pour les pansements !!!

Nous arrivons à VALLDAL en même temps que notre torrent qui termine sa course en se jetant dans les eaux du NORDDALSFJORDEN.

Pour nous le chemin n’est pas fini. Quelques km encore à longer le NORDDALSFJORDEN et nous arrivons à LINGE. Notre ferry est déjà à quai. Il pleut toujours. C’est râpé pour les photos.

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Le temps de payer, d’embarquer et déjà nous quittons LINGE. 20mn plus tard nous touchons les quais du port d’EIDSDAL.

Dans la foulée, nous reprenons notre route sinueuse encaissée entre les montagnes. Elle serpente et monte pour arriver à un plateau juste au moment d’une éclaircie et malgré tout des gouttes de pluie. Cette fois arrêt photo et nous ne sommes pas déçus. Nous avons une vue imprenable sur le fjord de GEIRANGER où stationnent des bateaux de croisière. C’est magnifique avec ces couleurs vertes. Un petit Troll en profite

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Un petit Troll s'est glissé sur la photo et joue sa star !

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 La vue est magnifique !

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Il est temps de repartir et de tester la fameuse ORNEVEIEN ou ROUTE DES AIGLES qui descend jusqu’au fond du fjord jusqu’au village de GEIRANGER.

La pente est de 10%. Aussi spectaculaire que la TROLLSTIGEN. Virages en épingles à cheveux sur 7 km avec 11 virages en lacets qui dévoilent une vue spectaculaire sur le fjord et ses eaux turquoise. Au cours de la descente, il y a des points de vue. Mais les gens ne sont pas raisonnables et stationnent de manière anarchique et dangereuse compte tenue de la largeur de la route. Tant pis, Gérard se gare un peu plus bas et tente quelques photos mais ça le stresse car il déborde un peu. Nous repartons tant pis !

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La descente se poursuit très prudemment car la circulation est importante dans le sens de la montée. Les bateaux de croisière viennent de déverser leurs flots de passagers dans les cars qui font la navette. D’ailleurs, dans l’un des lacets, Gérard se retrouve face à face avec un car. Celui-ci se met sur le côté gauche et fait signe à Gérard de passer sur son côté droit de façon à ce que le car puisse prendre tout le virage. Le bazar !

Arrivés en bas, je réalise que je n'ai pris aucune photo de la descente. De toute façon, je ne peux pas garder mes lunettes trop longtemps. Donc je n'y ai même pas songé. Tant pis. On essaiera d'en prenre de la vallée.

Le village de GEIRANGER s’étale en longueur et en hauteur au creux du fjord. Donc, difficile de stationner sur les bords et sur les hauteurs encore moins. Le mieux c’est le camping. En arrivant, nous en apercevons 2 l’un à côté de l’autre et sur le bord du fjord. Le premier est plein mais le second a encore un peu de place.

On nous demande de choisir notre emplacement et de revenir faire les formalités. Nous sommes face au fjord. La vue est magnifique et le soleil nous a accueillis à note arrivée. Espérons qu’il daigne briller quelques temps. Nous nous posons et pendant que Gérard finit d’installer le camping-car je m’occupe des formalités.

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Il est 16h. Le temps de souffler un peu et de sortir Eden et nous repartons. Mais cette fois à pieds. Le camping est à 25mn du centre de GEIRANGER. Nous apercevons le village du camping mais il faut faire un peu de sport par la route pour l’atteindre. Pas le choix si nous voulons réserver une sortie sur le fjord pour demain.

Les 25mn de marche sont pénibles. Pas de chemins piétons. Il nous faut emprunter la route normale, tout en virages, avec des cars, voitures, motos, camping-cars, vélos. Nous sommes très prudents.

A  GEIRANGER, nous nous rendons au bureau I TOURIST. Un copain Troll nous y accueille

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Nous réservons une sortie de 90 mn sur le fjord pour demain 14h30. AU point I, ils annoncent soleil et nuages. Nous verrons bien. Avec un peu de chance ça va le faire.

Nous en profitons pour faire le tour du village. Rien de bien intéressant si ce n’est des boutiques de souvenirs, bars-restaurants, hôtels, locations de vélos ou de voitures. Gérard craque pour 2 petits TROLLS qui devraient agrémenter son jardin.

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Le vrai village de GEIRANGER s’étale sur les hauteurs et en retrait du fjord. Au calme !

Dans la baie, deux bateaux de croisières sont amarés. Ce sont ceux que l'on voyait d'en haut. L'un d'entre eux est en train de faire ses manoeuvres d'appareillage pour le départ.

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Nous reprenons nos 2 petits pieds pour 25mn de marche. En route nous voyons passer le paquebot qui s'enfonce dans le fjord.

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Arrivés devant le camping, nous nous apercevons la ROUTE DES AIGLES qui est visible et qui serpente dans la verdure.

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Puis, nous nous posons complétement. Je suis un peu claquée. Pendant que je me repose, Gérard sort Eden en balade.

Je vais profiter de la soirée pour avance un peu notre blog mais en ce moment c’est un peu dur ! Maux de tête, mal aux yeux et fatigue. Il faut que je récupère.

 

14 juillet 2017

GEIRANGER

Dans le camping-car 12°. Dehors 14°. En rentrant de la balade matinale d’Eden, Gérard trouve qu’il fait frais. Dans la matinée, le soleil fait de grosses percées et réchauffe le camping-car et l’atmosphère. Bermuda de rigueur ! Nous sommes fous !! Depuis lundi, j’ai un peu de mal à avancer et à récupérer.

La matinée se passe à se préparer, faire du rangement et un peu de lessive qui va vite sécher avec ce soleil. Normalement nous devons quitter le camping pour 13h. Notre sortie est à 14h30.  Nous hésitons à quitter le camping de peur de ne pas trouver à se garer dans le centre pendant notre sortie. Gérard décide de prendre une nuit supplémentaire. Ce sera plus simple pour nous.

Gérard profite des rayons du soleil pour faire quelques photos d'un paquebot qui arrive dans le fjord en faisant retentir sa sirène. Impressionnant l'écho. La sirène du port lui répond en signe de bienvenue. La circulation devient difficile !

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Les passagers sont sur le pont et saluent les campeurs

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Sympa la vue !!!!!

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Voilà, c’est l’heure. C’est reparti pour 25mn de marche pour rejoindre l’embarcadère à GEIRANGER. Nous arrivons un peu en avance. Nous nous posons à proximité de l’embarcadère sur un banc au soleil. C’est très agréable. Notre bateau arrive et débarque ses passagers.

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14h15, c’est le checking  et l’embarquement. 14h30 nous partons pour 90 mn de croisière sur le GEIRANGERFJORDEN. Nous sommes ravis car il y a des audioguides à disposition. Ce sera un peu compliqué d’utilisation entre le bruit des vagues et des moteurs, tout n’est pas toujours très audible. Mais c’est déjà ça.

Nous sortons lentement du port compte tenu de la taille des paquebots qui se trouvent au milieu de fjord.

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Le GEIRANGERFJORDEN est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il serpente sur 20 km. Le capitaine, prendra le temps de ralentir à tous les points les plus intéressants.

Nous voilà partis pour une petite croisière sur les eaux tranquilles du GEIRANGERFJORDEN et vous pouvez nous y accompagner !

Bienvenue à bord !

Nous entrons dans le fjord

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Le  parcours du fjord est égayé par de nombreuses cascades.

Certaines portent un nom comme  « LE SOUPIRANT » qui déverse ses eaux en face de la cascade des « 7 SŒURS ». La légende de GEIRANGER dit que LE SOUPIRANT était amoureux des 7 SŒURS.

 

 

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Plus loin, c'est celle du « VOILE DE LA MARIEE »

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Nous arrivons au fond du fjord et le bateau entame son demi-tour.

Des fermes, pour la plupart abandonnées, s’accrochent aux parois vertigineuses du fjord

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Les parois sont magnifiques. Teintées de vert clair ou vert foncé,  de loin, nous avons l’impression qu’un tapis de mousse les recouvre.

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Puis ce sont des parois plus dénudées ou enneigées, rocheuses sur lesquelles se jettent les cascades.

Le bateau longe les falaises abruptes et nous pouvons admirer une cavité particulière « LE TROU DU DIABLE ».

 

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Nous faisons un arrêt devant la cascade des "7 SOEURS". Elles partent du sommet de la montagne.  Certaines sont asséchées. Mais nous avons pu compter les 7 traces où se déversent les eaux.

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Ici, une falaise joue les sculpteurs.

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Au retour, nous débarquons un groupe de randonneurs. Pas de ponton, juste des rochers pour débarquer. Nous les voyons emprunter un sentier qui démarre à l’orée d’un sous-bois avec des escaliers de roche. Le terrain parait glissant. Avec Gérard, nous nous regardons. Ça nous rappelle quelque chose. Ils vont monter le sous-bois, passer le long de la falaise sécurisée avec cordes ou des chaînes, atteindre un plateau verdoyant jusqu’à une ferme abandonnée et redescendre dans le fond de GEIRANGER. 4h. Donné pour facile. Mais le mot « facile » pour les Norvégiens n’a pas la même connotation qu’en France.

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Nous ne sommes plus très loin du port. Nous apercevons notre camping et la ROUTE DES AIGLES qui le surplombe.

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En cherchant bien, nous apercevons notre camping-car.

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Le village de GEIRANGER est en vue.

Au cours de notre trajet grâce à l’audioguide, nous avons eu quelques commentaires sur la vie à GEIRANGER. L’hiver il y a 272 habitants La ROUTE DES AIGLES et celle qui passe par le DALSNIBBA sont fermées de début octobre à fin-mai voir début juin. L’hiver il tombe environ 8 m de neige. Il faut 1 semaine et 3 chasses neige pour rouvrir la route. En cas d’urgence médicale, c’est un hélico qui se déplace avec médecin et infirmière pour soigner les gens ou les évacuer. Le fjord sert également d’accès. Il lui arrive d’être partiellement gelé. Les gens vivent au rythme de l’hiver et des avalanches. Ils se déplacent en traineau ou motoneige, font de la musique (il y a 2 orchestres), se rassemblent pour se rencontrer. Il parait qu’il fait bon vivre à GEIRANGER même l’hiver.

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16h, nous approchons du village. Le bateau ralentit à cause du trafic et des 2 bateaux de croisière qui sont au milieu du fjord.

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Nous débarquons enfin, ravis de cette balade  malgré un temps mitigé. Mais bon, nous n’avons pas eu de pluie c’est déjà le plus important.

Voilà, la croisière est terminée. Nous espérons qu'elle vous aura plu

Nous apprenons également que tous les villages des bords de fjord sont entrainés aux effets TSUNAMI et il y a des entrainements réguliers. Les Norvégiens savent qu’un jour ou l’autre, ils n’habiteront plus au creux des fjords. Le réchauffement climatique fait tomber des pans entiers de glace ou de neige. Ils seront submergés par la montée des eaux.  La Norvège a le système de surveillance des montagnes, des glaciers et des fjords le plus performant. Les Norvégiens dorment sereins car ils savent que l’alerte sera donné suffisamment tôt.

Avant de rentrer au camping et d’entreprendre nos 25mn de marche, nous nous octroyons une petite pause-café/pancake/confiture de fraise/crème, le tout en terrasse et au soleil.

De retour au camping, Gérard fera la balade avec Eden seul, Il préfère que je me pose un peu.

Dans la soirée, je reprendrai mes écritures mais c’est dur car mes lunettes me font mal au nez et je ne peux pas les garder trop longtemps. Tant pis ! Je mettrai un peu plus de temps.

 

 

Posté par chantal_gerard à 00:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 juillet 2017

09 - 10 - 11 juillet 2017

09 juillet 2017

FREI

Température dans le camping-car 17°. Ressenti frais et humide compte tenu de la journée pluvieuse d’hier. Un petit coup de chauffage pour assainir et ce sera parfait. Dehors 17°. Eclaircies, ciel gris nuageux avec quelques gouttes de pluie qui s’arrêtent très vite.

Aujourd’hui au programme KRISTIANSUND que nous ne ferons que traverser pour rejoindre la route de l’Atlantique ou l’ATLANTERHAVSVEIEN.

Avant le départ, une petite promenade avec Eden. Il fait très lourd mais le ciel reste très chargé. Au retour, nous en profitons pour passer voir l’église avec une vue sur les montagnes et le fjord. Nous sommes dimanche et bien malgré tout elle reste fermée.

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C’est parti ! Nous sommes à 17km de KRISTIANSUND. Une fois sur place, nous traversons la ville sans nous arrêter. Nous ne sommes pas inspirés. De toute façon, elle n’était pas au planning des visites. Nous repérons la R64 qui doit nous mener sur le bord de côte.

La route touristique R64 commence par un tunnel de 5,7 km avec une pente à 10% sur 3km puis la même chose dans le sens de la montée. Nous sommes passés sous le RAMNFJORDEN et qui nous permet de rejoindre l’ÎLE D’AVEROYA. A la sortie, péage 138NOK pour 20mn de traversée.

A la sortie du tunnel, une fois sur l’ÎLE D’AVEROYA, nous marquons un petit arrêt devant cette quantité d’îlots qui se dispersent à l’horizon. Gérard râle. Pas beaucoup de soleil, pas assez de luminosité, pas assez de ci, de là. Il finit tout de même par prendre des photos.

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Nous sommes sur la ROUTE DE L’ATLANTIQUE. C’est une route classée touristique et elle mérite bien son nom. 8 ponts se tortillent comme des serpents de mer entre les 17 îlots qu’ils relient. Elle va de l’ÎLE D’AVEROYA à VEVANG. A peine 8 KM pendant lesquels la route épouse la côte et on a l’impression de conduire sur la mer. C’est absolument magnifique et tellement ressemblant à notre Bretagne.

Nous longeons la côte ne nous lassant pas d’admirer. Nouvel arrêt au site de MINNESMERKE où je pensais que nous aurions une jolie vue. Raté ! J’ai le droit de me tromper. Gérard prend tout de même quelques photos. En fait, nous arrivons sur un promontoire d’où nous apercevons plusieurs villages de pêcheurs et de ponts.

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Le panneau explique que ce sont des villages de pêcheurs de morue qui étaient tous isolés avant la mise en place de tous ces ponts. Le semblant de mémorial est à l’attention de tous ces pêcheurs et de leur travail.

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Nous repartons reprendre notre R64. En route petit arrêt sur une aire de service qui nous est signalée. Nous faisons le plein d’eau et les vidanges. Sur le panneau des « MERCI » avec la ville et le pays d’origine. Je rajoute le nôtre.

Nous repartons pour à peine 2km. Une bifurcation et là un superbe paysage d’îlots rocheux s’offre à nous. Nous sommes à KARVÄG.

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De pont en pont nous sautons d’îlot en îlot. Nouvel arrêt à BRUKSKUNST où de chaque côté de la route s’étale un paysage d’îlots tachés de lichen jaune, blanc.

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La vue est magnifique. Nous prenons le temps de faire une petite balade sur les rochers pour admirer de plus prés. De petits ports sont accrochés aux rochers. Un peu plus de soleil et ce serait super.

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Au loin, nous apercevons un ouvrage absolument magnifique. Un pont dont la première partie que nous voyons nous donne l’impression que la route s’arrête en haut et que de l’autre côté c’est le précipice.

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Magistral ouvrage !! Tout ça pour rendre tous ces îlots accessibles.

Nous empruntons le pont. Fabuleux comme impression. Je prends quelques photos de la descente avec mon téléphone.

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Nous nous garons quelques instants pour observer la descente des véhicules.

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Nous arrivons sur le site des marais d’ELDHUSOYA. Le site a été aménagé avec des passerelles en bois qui surplombe une zone humide qui permet d’observer la végétation. Nous passerons notre chemin tant le monde est important. Les passerelles nous apparaissent comme un boulevard le jour des soldes.

Nous poursuivons notre route qui serpente toujours la côte sans jamais la quitter. La pluie vient de nous rattraper. Il fallait s’y attendre.

Nous en profitons pour faire notre pause déjeuner sur une aire de pique-nique qui nous offre une jolie vue sur des skerries colorés par les maisons.

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Gérard décide de faire quelques photos histoire de s’inspirer pour son futur jardin. Le projet fait son chemin dans sa tête. Mais non Gérard ! D’abord il nous faut finir les finitions intérieures.

Notre pause épuisée, c’est reparti ! Nous n’avançons pas ! Mais le paysage est tellement beau qu’il demande à être admiré.

Toujours par la route touristique, nous prenons la direction de BUD avec un nouvel arrêt qui là sera une vraie attrape couillonne. On nous le vend pour un promontoire qui s’avance sur la mer avec une vue à 360° et ça se termine par un petit rocher aménagé en plate-forme, au ras de la mer avec une paroi vitrée de sécurité à hauteur de taille. On s’est mouillé pour rien.

Cette fois c’est dit, plus d’arrêt jusqu’à BUD, petit village de pêcheurs. La côte est escarpée et rocheuse. Même sous le ciel gris c’est joli.

19h15 nous arrivons sur BUD petit village de pêcheurs blotti autour de son port. A l’entrée du village, nous trouvons la bifurcation qui nous intéresse, celle de DRAAGEN un petit lieu-dit de l’autre côté de BUD.

Nous entrons dans DRAAGEN pour essayer de trouver notre nuitée mais c’est difficile. Tous les chemins mènent à des habitations privées ou ne sont pas praticables pour nous.

Nous trouverons ce qu’il nous faut à l’entrée de DRAAGEN, une petite aire de pique-nique qui se situe juste avant la digue avec une merveilleuse vue à 360°. Nous décidons de nous poser là. Le soleil a décidé de s’inviter comme tous les soirs et du coup c’est juste trop beau.

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Gérard prend le temps des photos car de l’autre côté sur un petit îlot un héron nous fait de l’œil.

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Une fois installée, je prends mon téléphone et j’appelle le FUMOIR DRAAGEN afin de prendre RDV pour une visite le lendemain. J’ai le patron au téléphone, il me fixe 10h30. Parfait.

C’est le moment de faire notre balade du soir avec Eden avant de nous poser pour la soirée. Nous partons à la découverte de DRAAGEN sous le soleil.

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Nous sommes à un petit quart d’heure du lieu-dit. La visite nous permet de repérer le fumoir qui est à l’entrée du village. Nous poursuivons notre promenade et nous repérons un autre fumoir. Nous en déduisons que c’est une annexe.

Il est temps de rentrer car le ciel se couvre à nouveau. Nous arrivons juste à temps au camping-car. Pendant que nous finissons de nous installer, je vois passer une petit animal sur quatre pattes. Un petit chevreuil qui trottine le long de la route et qui vient de passer devant le camping-car. Le temps de réagir, de trouver l’appareil et que Gérard sorte. Il est loin. Le soleil est revenu, je scrute les alentours et dans le soleil, je le vois passer de l’autre côté de la colline.

Une partie de la soirée se passe sous un déluge. Puis calme complet et le soleil décide de se faire plaisir de l’autre côté de la colline et très certainement sur l’eau. Mais les couleurs sont belles.

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Nous repensons à notre petit chevreuil. En rigolant, Gérard me dit qu’il est allé visiter quelqu’un et qu’il va revenir. Et bien c'est ce qui s’est passé. Dans la soirée, nous l’avons vu repasser, toujours trottinant le long de la route. Gérard a réussi à le prendre en photo mais toujours pareil. Nous ne nous attendions pas à le voir revenir. Du coup il est déjà un peu loin et il fait un peu sombre.

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10 juillet 2017

Ce matin 17° dans notre camping-car. Dehors 14°, soleil, ciel bleu avec quelques nuages gris. La pluie d’hier a cessé. Espérons que ça tiendra la journée. Par contre un petit vent vient de se lever.

Au programme, visite du fumoir de poisson. Espérons que ce ne sera pas trop compliqué à comprendre. Nous verrons bien. Au téléphone, hier au soir, le patron avait l’air très gentil.

9h45 c’est parti pour la visite. Nous laissons le camping-car sous la garde d’Eden et nous partons à pieds vers DRAAGEN. 10h, nous sommes devant la boutique. Peu d’animation. Un peu septiques, nous entrons. La boutique nous paraît spartiate et pas très engageante. Un monsieur sort de l’arrière-boutique. Il ne parle pas un mot d’anglais. Je lui explique, malgré tout, que nous sommes Français, que nous souhaitons visiter l’entreprise et acheter des produits. Il bougonne et nous balance sur le comptoir un paquet de saumon. Avec Gérard, nous nous regardons surpris. Il continue à bougonner. J’essaie de lui expliquer que je voudrai quelqu’un qui parler anglais. Il appelle quelqu’un. Une dame se présente, qui parle peu anglais. Ça se complique. Je lui explique que nous souhaitons visiter et voir comment on fume le poisson. Elle me répond que c’est impossible. Que c’est un secret. Je lui dis que nous allons réfléchir pour le saumon.

Dehors, avec Gérard, nous ne comprenons plus rien. Ce n’est pas le même patron que j’ai eu au téléphone. Nous décidons de monter plus haut voir l’autre entrepôt qui portait le nom de DRAGEN SMOKHOUSE. Nous nous dépêchons. Quel accueil !

Au bout du chemin, une petite entreprise qui est installée sur un ponton suspendu au-dessus du fjord. Dès notre arrivée, l’accueil du patron est chaleureux. Il est ravi que nous nous intéressions à ses produits. Il nous fait faire le tour de l’exploitation tout en nous expliquant.

PETTER AUNE, le patron en avait assez de la qualité médiocre des produits industriels. Il a créé cette exploitation où le saumon frais du port d’AUKRA est fumé avec du bois local pur et des herbes aromatiques. Il fait également de la truite de mer. L’exploitation compte 3 personnes. Lui et 2 ouvriers.

Lorsqu’ils reçoivent les produits, ils les préparent, les vident, les nettoient, lèvent les filets, les salent et les passent au fumoir pendant 10 jrs.

Les fumoirs sont de gros centenaires étanches dans lesquels les poissons sont suspendus au-dessus de bacs où se consument très doucement une mélange bois local et d’herbes aromatiques et branchages sauvages de la lande.

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Les pêcheurs particuliers lui apportent leurs prises de saumon de rivière pour que PETTER AUNE fasse la fumaison.

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Une fois prêt à la vente, les poissons sont débités, mis sous vides sur place et pesés. Le produit peut se conserver ainsi 2 mois au frigo.

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La production est vendue aux particuliers de passage, sur les marchés, aux restaurants.

La visite terminée, nous avons droit à une petite dégustation de truite de mer et de saumon frais. Ça fond en bouche.

Nous faisons quelques achats pour notre consommation personnelle. 3 morceaux de saumon fumé et un de truite fumée. Nous redescendons au camping-car en passant devant la première boutique. Nous nous disons, heureusement que nous avions repéré la seconde.

 En route nous décidons d’y retourner et de compléter nos achats. Cette fois c’est avec le camping-car que nous y retournons. Il y a de la place en haut du chemin pour stationner. Je m’y colle toute seule et c’est l’un des ouvriers qui me sert. C’est directement dans le fumoir qu’il va me choisir 3 beaux morceaux et qu’il pèse et emballe sous mes yeux.

Je rejoins Gérard et c’est le départ de BUD.

Nous reprenons la route touristique avec un nouvel arrêt à 5km d’ELNESVÄGEN. Là, nous voulons visiter l’EGLISE DES TROLLS ou la « TROLLKIRKA ». C’est une petite randonnée qui mène à une grotte de 70m de long avec une cascade qui se déverse dans une cuvette de marbre banc creusée dans la montagne.

Depuis ce matin, il fait relativement beau. Un peu de nuages mais le soleil domine. Nous nous garons sur le parking du départ de la randonnée. Il y a déjà pas mal de voitures. Gérard a du mal à trouver une petite place pour son camping-car.

12h30 nous voilà partis. Nous ne prenons que nos blousons au cas où ?? Nous suivons le parcours fléché qui contourne des champs.

Puis 1ére bifurcation, 1ére gadoue à enjamber. Mais bon, pour l’instant ce n’est pas bien méchant. Nous avons toujours les pieds au sec.

Le sentier se poursuit ainsi mi-gadoue, mi-sec avec des pierres en guise de passage. Nous longeons quelques instants un petit torrent.

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Plus loin nous trouvons un petit pont que nous enjambons pour traverser le torrent.

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Le sentier se poursuit et quelques mètres plus loin, le parcours se complique. Nous trouvons le chemin barré par de l’eau. Si nous voulons continuer, il nous faut sauter de pierre en pierre ou longer les bords boueux de l’étendue d’eau en essayant de ne pas glisser. Mission remplie. Nous sommes passés et toujours secs.

Le sentier s’enfonce à couvert dans les sous-bois.

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Le petit sentier de prairie se transforme en lit de torrent. D’ailleurs il est humide et un mince filet d’eau court par endroit. Il est temps de remonter le pantalon si je ne veux finir tremper.

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Le sentier est abrupt et pentu. Une pente qui monte très rapidement et continuellement.

Finalement, nous débouchons dans une forêt de sapins. Le sentier se poursuit dans le lit du torrent et se complique un peu.

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La pente s’accentue. Le sentier est encombré de pierre, de roches qu’il faut éviter, contourner ou enjamber. Il faut une vigilance de tous les instants car le sol est glissant par endroit et des racines de sapins entravent notre marche.

Il fait super chaud. Le sentier est magnifique. Nous rencontrons un jeune couple qui descend. Il nous indique qu’il nous reste environ 25mn de grimpette. C’est bon ! Nous tenons le bon bout. Il faut dire que depuis un moment le fléchage est totalement absent.

Quelques mètres plus haut, nous faisons une petite halte sur un banc et nous prenons le temps d’admirer le panorama qui s’offre à nous sur la vallée et les montagnes.

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Nous repartons rapidement et nous continuons notre ascencion.

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Un peu plus haut, nous prenons le temps d'un second arrêt. Cette fois pour admirer la cascade. Des Suédois se rafraîchissent. Nous faisons une nouvelle pose de quelques minutes avant d’attaquer les derniers mètres de notre grimpette. Gérard en profite pour faire quelques photos.

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J’ai hâte de voir à quoi ressemble cette fameuse TOLLKIRKA.

Il commence à y avoir pas mal de monde sur le sentier entre ceux qui montent et qui descendent. Même des familles avec des enfants dans le dos.

Nous attendons que le flot se calme et nous repartons. Nous sommes pratiquement arrivés. Nous avons déjà 1h15 dans les pattes. Les Suédois sont déjà loin. Le sentier est très étroit. Chaque fois que nous rencontrons quelqu’un qui descend, il faut se ranger.

Un jeune couple descend. Avec Gérard nous nous mettons de côté pour les laisser passer. Au moment de repartir, un de mes pieds reste coincé entre deux pierres et c’est la chute fracassante. Je n’ai ni le temps de comprendre ce qui m’arrive, ni d’amortir ma chute. Mon visage se fracasse sur une pierre plate. Un peu sonnée, je réussis à m’asseoir. Et là, affolement de Gérard car je perds beaucoup de sang. En tombant, mes lunettes m’ont découpé une partie du nez. La coupure va de la base du nez entre les 2 sourcils jusqu’au début deux narines.

Le couple que j’avais laissé passer remonte nous aider et nous propose de l’eau pour me nettoyer et voir l’ampleur des dégâts. Nous commençons à être à cours de mouchoirs. Une famille descend et s’arrête à notre niveau. La dame nous dépanne en mouchoirs mais les saignements sont importants. Elle comprend que nous sommes des touristes et qu’il va nous falloir soit un médecin soit un hôpital. Très serviablement, elle nous propose d’appeler son cabinet médical et de leur expliquer. Le cabinet est sur répondeur. Aucune importance !

De toute façon, il va falloir que je redescende si je veux me faire soigner. La charmante dame nous accompagnera tout au long de la descente. Gérard devant pour m’aider lorsqu’il le faut et elle derrière à veiller sur moi. En cours de route, elle rappelle le cabinet médical. Nous sommes attendus. Elle nous propose de nous accompagner afin de ne pas perdre de temps à chercher et elle pourra leur expliquer rapidement la situation en norvégien.

La descente durera 1h15. Fatigante, éprouvante et douloureuse. Arrivée au camping-car, je commence par prendre un Dafalgan car j’ai très mal à la tête. Il faut dire qu’avec la bosse que j’aie, pas étonnant. Je n’en peux plus et je suis tâchée de sang de partout.

Nous suivons notre charmante norvégienne jusqu’au cabinet médical qui se trouve à 5km. A l’accueil, elle explique ce qui m’est arrivé. Elle nous explique également ce qui va se passer puis elle nous laisse et m’embrasse très gentiment avant de nous quitter.

Gérard fait les formalités d’enregistrement et nous patientons. A peine 5mn d’attente et on nous emmène dans une salle de soins où je suis prise en charge par une infirmière, très douce et très gentille, qui commence par nettoyer les plaies et m’enlever le sang que j’ai un peu partout. J'en profite pour récupérer un peu.

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Nous patientons encore quelques minutes et c’est un médecin qui arrive. Inspection de mes plaies, de mon nez, mes lèvres, mes dents et mon front. Le pire c’est mon nez qui saigne toujours. Le médecin m’explique qu’il va me refixer le nez et qu’après seulement il pourra ausculter l’intérieur de mon nez pour vérifier s’il est fracturé ou pas.

A première vue, il ne semble pas cassé. Moi de toute façon, je ne sens plus rien.

C’est parti : Nettoyage, anesthésie, 5 points de suture et strips. Une fois terminé, il vérifie l’intérieur de mon nez et confirme qu’il n’est pas cassé. Mais à surveiller. Les points sont à enlever dans 10jrs. En attendant, un peu de repos et si problème consulter rapidement ou revenir si nous sommes toujours dans le coin. Puis, ils nous laissent avec l’infirmière qui termine par un pansement.

Tout le monde a été super gentils avec moi, avec nous. Patients, à l’écoute.

15h25, je suis prête à sortir. Nous repassons par l’accueil pour régler les honoraires. Ici, les soins ne se règlent pas à la secrétaire. Dans le halle d’accueil, il y a une sorte de borne. Il suffit de rentrer sa date de naissance qui sert de numéro de dossier et le montant des honoraires s’affichent. Le paiement peut se faire au comptant ou en CB. Nous choisissons CB. Là refus ! 2 fois ! La secrétaire nous explique que c’est fréquent avec les MASTERCARDS. Elle nous demande si nous avons du liquide. Gérard vérifie ce qui nous reste. 291 NOK. Nous devons 329 NOK. Gérard demande si il y a un distributeur à proximité. La secrétaire lui dit d’attendre un moment. Elle revient avec de la monnaie. Nous recommençons l’opération à la borne, Gérard met ses 291 NOK et la secrétaire complète. La borne édite la facture. Gérard la remercie et lui dit que nous allons chercher du liquide et que nous revenons la régler. Et bien non ! Elle refuse. C’est cadeau ! Elle nous souhaite bonne chance pour la suite et bonne fin de voyage.

Nous n’en revenons pas ! ça fait chaud au cœur ! Aujourd’hui nous avons rencontré que des gens serviables et débordants de gentillesse.

Nous quittons le cabinet. Gérard décide de sortir de ELNESVÄGEN et de nous trouver un petit coin tranquille, mais à proximité,  pour 1 ou 2 jours, le temps que je récupère.

Il quitte la grande route. J’ai aperçu un fjord. Il s’engage dans un petit village, le traverse et à force de chercher, il aperçoit un petit ponton au bord du fjord, au milieu des prairies entourées de sapins.

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Nous serons tranquilles. Il est 16h30 lorsque nous finissons de nous installer. Nous sommes à MALMEFJORDEN

Quant à moi, je finirai la journée au lit à dormir.

Le soir, impossible de manger. J’ai du mal à ouvrir ma bouche. Mes lèvres sont enflées et j’ai une dent de devant qui me fait très mal. Elle a dû prend un gros choc. Nous verrons bien, une fois les hématomes passés ce que ça donnera.

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Pendant que je prends un thé, le soleil vient taquiner les eaux du fjord avec un petit coucher de soleil. Ce soir, Gérard est décidé. Il le prendra en photo car moi, je n’y vois rien sans lunettes.

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La veillée sera courte. Je retourne me coucher il est 21h30 et Gérard fait de-même. Nous avons besoin de récupérer des évènements.

 

11 juillet 2017

MALMEFJORDEN

Ce matin, avec Gérard nous avons ouvert un œil il était 11h30.

Moi, j’ai dormi comme une masse. J’étais fatiguée.

Ce matin il fait soleil, la température dans le camping-car est douce et Eden se prélasse dehors en admirant les eaux du fjord.

Moi, ce matin, j’ai une tête épouvantable. Mes yeux sont gonflés, je suis violette. Une vraie cata ! Mes yeux coulent et j’ai mal partout.

Petit déjeuner léger car je n’arrive pas à manger. Je termine la semoule que je n’ai pas mangée hier au soir.

Avec Gérard, nous nous préparons mais nous allons passer la journée et la nuit ici pour que je puisse récupérer un peu.

La journée, je la passerai à dormir. Il n’y a que les yeux fermés que je suis bien.

Gérard, lui passera sa journée à faire une petite sieste, ses comptes, la mise à jour de notre planning et de nos km et des sudokus

17h30 je rouvre un œil. Gérard me prépare un thé et un yaourt. Je vous l'accorde j'ai connu mieux.

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Je me recouche et je me rendors jusqu’à 19h30

Le souper sera compliqué. Je n’ai pas faim. Je prendrai tout de même une banane écrasée et un yaourt.

A 21h je suis couchée. Gérard me rejoindra plus tard après ses sudokus.

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14 juillet 2017

06 - 07 - 08 juillet 2017

06 juillet 2017

GLAMOS – ROROS

Ce matin dans le camping-car, 12°. Dehors, 9°. Ciel bleu voilé de nuages avec des éclaircies intermittentes.

Cette nuit, Gérard a bien dormi. Par contre, le petit déjeuner sera léger car il ne peut pas manger.

Nous allons nous préparer et nous irons tout de même visiter ROROS. En même temps, nous essayerons de trouver une pharmacie pour acheter de l’ELUDRIL et faire quelques bains de bouche pour soulager un peu.

Nous finissons de nous préparer et c’est le départ. Il est 11h45. Gérard avait besoin de se reposer et moi aussi. C’est parti pour visiter la petite ville de ROROS.

Nous trouvons à nous garer sur le parking d’un super marché car de partout c’est plein. Du coup, nous en profitons pour faire quelques courses car Gérard ne mange que semoule ou purée et du lait en grande quantité.

Les courses terminées, nous nous dirigeons vers le point I TOURIST que nous avons repéré hier. Là, je ne récupère aucune info supplémentaire que ce que mon guide me donne. J’en profite pour demander où se trouve la pharmacie. Nous allons commencer par ça. C’est le plus urgent.

Arrivés à la pharmacie, nous expliquons à la pharmacienne que Gérard a mal à une dent et qu’il lui faudrait du Kardegic pour commencer un protocole en cas d’extraction de la dent car il est sous anticoagulant. Elle trouve l’équivalent, mais sans ordonnance, impossible de le délivrer. Elle nous donne l’adresse d’un dentiste de ROROS et très gentiment  prend le RDV pour nous et lui explique la situation. Le dentiste nous attend demain à 10h30. Nous verrons avec lui. Nous la remercions et partons visiter ROROS. Autant s’occuper l’esprit.

La petite ville de ROROS se situe à 600m d’altitude et l’hiver elle est exposée aux vents glacés avec des températures qui peuvent atteindre -50,4°. C’est le MOUTES norvégien. C’est le village le plus froid de Norvège. La petite ville doit sa prospérité aux mines de cuivre qui sont restées actives jusqu’en 1972.

ROROS et des mines de cuivre sont classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le tout est très préservé. Le village est niché dans une cuvette entourée de bois qui végètent et de collines rasées.

L’entreprise minière avait choisi ROROS pour l’abondance de ses bois pour le feu qui servait à l’extraction et de ses rivières nécessaires à la production d’énergie. L’entreprise minière a été fondée en 1644 et exploités jusqu’en 1972 pour faire faillite en 1977. Soit 333 années d’exploitation.

ROROS a su préserver ses belles maisons en bois construites à flanc de colline et peintes de couleurs vives tout comme les vestiges de son passé minier. C’est un vrai musée à ciel ouvert.

Nous faisons le tour de la ville qui se distingue par l’architecture de ses 80 bâtiments en bois, classés et forment le quartier historique autour de 2 rues principales KJERKGATA et BERGMANNSGATA.

Nous commençons par KJERKGATA très animée avec ses boutiques, ses magasins colorés. La rue a un air d’autrefois. Nous flânons, Le soleil fait timidement son apparition ainsi que le ciel bleu.

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Au milieu de la rue, nous trouvons l’église de ROROS.

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Pour y entrer, il faut mettre la main au portemonnaie. Gérard râle mais finalement cède. C’est une église luthérienne. Elle peut contenir 1650 personnes avec des loges.

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L’intérieur a cette particularité : elle possède une loge royale aux armoiries de la famille royale et au sigle de la compagnie minière.

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L’édifice est resté propriété de la compagnie minière jusqu’en 1865. On trouve, accrochés aux murs de l’église, de chaque côté de l'autel, le portrait de OLSEN ÄSEN qui est à l’origine de la découverte du filon de cuivre et ceux des directeurs de la mine. Au dessus de l'autel, des loges réservées à la famille du pasteur.

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Nous poursuivons la remontée de la rue KJERKGATA. Arrivés au sommet, nous passons devant une très jolie maison en bois dont le toit est recouvert d’herbe.

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Nous prenons la petite ruelle qui descend et qui débouche sur l’ancienne fonderie.

A l'entrée du site, un renne trône pour rappeler la légende qui dit " qu'un certain OLSEN ÄSEN poursuivait un renne. Le renne de fureur gratta le sol et laissa apparaître le filon de cuivre". OLSEN ÄSEN fut le fondateur de l'entreprise minière.

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Devant l’ancienne fonderie, une vaste place appelée MALMPLASSEN ou LA PLACE DU MINERAI.

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C’est là que le minerai était déposé au retour de la mine et pesé sur l’énorme balance en bois.

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Autour de la place, les anciens bâtiments administratifs avec la cloche pour l’appel et l’arrêt au travail.

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Derrière la fonderie, une rivière court. Son courant permettait de produire l’énergie nécessaire au fonctionnement de la fonderie.

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Nous apercevons des tas de bois qui servaient à extraire le minerai. Le bois était descendu dans la mine, les mineurs en faisaient des tas qu'ils allumaient pour faire chauffer le minerai qui éclatait. C'est pour cette raison que les bois de ROROS étaient intéressants.

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De l’autre côté de la rive, se dressent d’énormes montagnes noires SLEGGHAUGEN ou TERRILS.

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Ils sont également classés et nous les avons empruntés car ils servent de points de vue sur la ville de ROROS.

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Après les terrils, nous avons flâné dans le quartier des mineurs et plus particulièrement la rue SLEGGVEIEN. Une rue faite de petites maisons en bois brut dont les toits sont engazonnés.

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Certaines constructions défient les lois de l'équilibre.

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Une partie de la rue est habitée. Sur le pas de la porte un curieux paillasson avec son balai d'antan.

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Quelques maisons restent ouvertes à la visite. Ce sont de petites maisons très basses et très rudimentaires avec de très petites pièces. De la terre battue au sol, une cheminée centrale pour chauffer et cuisiner. Le haut était réservé pour la nuit. Une des maisons est transformée en musée.

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Nous renonçons à visiter la mine qui se trouve à l’extérieur de ROROS toujours à cause de la barrière de la langue. Nous décidons de tenter le musée SMELTHYTTA qui se trouve sur le site des terrils. A l’accueil, bonne surprise, on nous propose un audioguide. C’est parfait !

Le musée SMELTHYTTA a été construit autour et dans les restes du  bâtiment de l’ancienne fonderie. Toute l’histoire de ROROS, de ses mines et sa fonderie sont expliqués à l’aide de photographies, de graphiques et surtout de maquettes animées. De belles maquettes en bois expliquent les techniques d’extraction du minerai par le feu, de sa remontée et de sa fonte à partir de l’énergie fournie par l’eau ou la force animale.

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On peut observer les scènes de la mine qui sont représentées dans une maquette représentant une coupe de la mine.

Petit clin d'oeil aux Bretons qui ont piqué l'idée des bonnets rouges des mineurs de ROROS.

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Gérard s’est régalé !

La dernière salle possède des vestiges de la fonderie, des maquettes et une exposition photos.

A la sortie du musée nous repartons par la seconde rue, la rue BERGMANNSGATA qui elle aussi respire un air d’autrefois.

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Gérard y a d'ailleurs retrouvé un vieux copain.

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C’est d’ailleurs dans cette rue que le dentiste exerce. Nous en profitons pour repérer le numéro. Au-dessus de sa porte, une jolie dent en guise d’enseigne.

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Nous finissons de flâner et nous reprenons notre camping-car.

Direction, GLAMOS pour se reposer au calme et être en forme pour demain. Nous sommes un peu inquiets de savoir comment va se passer le RDV.

Au menu de la soirée, balade avec Eden, semoule et thé.

 

07 juillet 2017

Ciel bleu, nuages clairsemés. Température dans le camping-car 14°. Extérieur, 12°.

Ce matin, pas question de traîner. Nous nous préparons rapidement et à 10h nous voilà partis pour ROROS.

Nous nous garons sur le parking du musée de la fonderie et nous descendons la rue BERGMANNSGATA à pied. Cela nous permet d’admirer encore une fois la parfaite préservation des maisons.

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Arrivés chez le dentiste nous patientons un instant car il termine avec un patient. Puis, c’est notre tour. Nous avons droit à un accueil très chaleureux. Il nous dit que la pharmacienne lui a tout expliqué. Il en profite pour tester ses quelques mots de français. Mais ça ne dure pas longtemps. L’anglais reprend le dessus. Je lui explique la situation, l’infarctus, le traitement en place, le protocole à suivre en cas d’intervention chirurgicale ou dentaire. Il est très à l’écoute.

Il examine Gérard, fait une radio. La dent est prête à tomber et très facile à extraire. Il propose un nouveau RDV pour l’après-midi vers 13h. D’ici là, Gérard devra commencer une couverture antibiotique. Je lui rappelle le protocole. Là, pas le temps ! Je lui fait part des allergies de Gérard à la pénicilline et tous ses dérivés. Heureusement, nous avons les ordonnances avec les dernières prescriptions du dentiste de St Renan. Du coup, il fait une recherche sur internet pour vérifier la composition moléculaire et propose un médicament équivalent. Par mesure de sécurité, il appelle le pharmacien pour avoir des précisions sur le produit qu’il veut prescrire et s’assurer qu’il n’y aura aucun problème. Il s’occupe de faire réserver le médicament. Il n’y a plus qu’à passer à la pharmacie. On nous y attend.

Nous repartons rassurés par le professionnalisme du dentiste et sa gentillesse. Direction la pharmacie. Le pharmacien nous accueille lui aussi très chaleureusement. Il nous réexplique le dosage pour les 3 jours et fait prendre, immédiatement, les premiers comprimés à Gérard.

Retour au camping-car. Je propose à Gérard de déjeuner car il n’a rien pris ce matin et après l’extraction ça risque d’être compliqué.

12h45, nous redescendons chez le dentiste. Il fait chaud et très lourd. Pourtant il ne fait que 18°. De gros nuages se forment mais pas de pluie. C’est déjà ça.

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13h, le dentiste nous accueille tout sourire pour nous rassurer. Gérard s’installe sur le siège, anesthésie. Pendant, que l’anesthésie fait son effet, le dentiste retourne terminer un patient. Puis extraction. 13h15 tout est clos et cacheté. Super ! Pas d’hémorragie !

Nous réglons les honoraires. 700 NOK soit un peu plus de 70€. Ça nous parait moins onéreux qu’en France. Le dentiste donne quelques conseils à Gérard en cas de saignements et lui conseille du repos pour la journée et surtout éviter de trop marcher.

Nous le quittons en le remerciant très chaleureusement. Vraiment, tout le monde a été super sympa avec nous et à tout fait pour nous aider et nous rassurer.

Nous reprenons la route de notre bivouac au lieu-dit GLAMOS à la sortie de ROROS.

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Nous finirons la journée tranquillement. Moi à mon blog et Gérard à la sieste.

Vers 18h Gérard émerge. Il semble aller bien. Ça devrait le faire. Finalement, nous ne nous en sommes pas trop mal tirés avec notre anglais et GOOGLE.

Demain sera une autre journée ! Nous verrons l’état du patient 

 

08 juillet 2017

Dans le camping-car ce matin 17°. Dehors, 15°. Le ciel gris et couvert. Nous nous levons avec la pluie. Puis dans la matinée nous avons droit à quelques accalmies et un ciel un peu plus lumineux. On sent le soleil derrière les nuages. Gérard se moque de moi quand je dis ça. La preuve, la température du camping-car monte à 21°.

Gérard a passé une bonne nuit et ce matin il va toujours bien. Il se sent en forme pour bouger. Nous finissons de nous préparer et c’est le départ.

11h45. Pas de bonne heure mais nous avions besoin de récupérer après le coupe de stress. Nous quittons notre petit bivouac sous les éclaircies.

Avant de prendre la route, un petit arrêt à ROROS où nous avons repéré un boulanger. C’est rare ! Nous en profitons pour prendre du pains, des viennoiseries et 2 sandwichs saumon fumé/crevettes.

Nous finissons par prendre la route pour KRISTIANSUND et reprendre notre circuit. La pluie décide de faire partie du voyage.

La route qui défile longe une rivière large et sinueuse. Elle a des passages calmes. Puis elle s’agite pour devenir turbulente et se transformer en petits rapides qui tombent en chutes. Le long des berges de petites cabanes pour les fans de la pêche. Malgré la pluie nous apercevons les pêcheurs dans l’eau en train de taquiner le poisson.

De l’autre côté, la route est bordée de prairies qui alternent avec des forêts de sapins.

Le temps est vraiment triste et gris. Du coup, pas trop envie de prendre de photos et surtout de ne pas mouiller une fois encore l’appareil photo. Il aura été baptisé pendant ce voyage.

Un petit arrêt tout de même en croisant un joli torrent qui descend sur les rochers à travers les sapins et passe sous un pont en forme de poste de garde.

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Gérard reste à l’abri. Je m’y colle mais avec mon appareil photo. Je prends le petit sentier qui part du parking. Je fais attention car je ne suis pas très bien chaussée. J’ai pris les CROCS de mon Gérard. Le sentier mène le long du torrent mais le sentier est pierreux, glissant et passe à travers les souches d’arbres. Je poursuis un moment histoire d’apercevoir le pont et ses tourelles. Mais je renonce. Je ne suis pas équipée pour. Retour au camping-car complètement trempée mais contente.

La route est magnifique malgré tout. Elle longe le parc national de FOROLLHOGNA. Pour rejoindre KRISTIANSUND nous en traverserons plusieurs.

La route traverse une zone de prairies protégée par un écran de forêts de sapins. Soudain, Gérard aperçoit de son côté au milieu des sapins des Elans. Cette fois, possibilité de s’arrêter mais toujours en catastrophe. Nous ne savons pas si c’est l’arrêt des voitures qui provoque l’affolement des Elans  mais dans tous les cas, il va falloir faire très vite.

Gérard descend de mon côté pour ne pas se faire voir. Mais déjà, de l’autre côté de la route, les automobilistes ralentissent. Les Elans ont décidé de traverser complètement affolés. Ils se dirigent vers Gérard.

Nous en apercevons 1 qui après avoir traversé, court et se met à l’abri de l’écran de sapins en lisière de prairie. Puis, il se met à découvert pour traverser le petit sentier sur lequel se trouve Gérard.. Il traverse et attend. Il se retourne pour observer Gérard.

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Tout à coup, empruntant le même chemin, nous voyons arriver un second Elan. Et là, surprise c’est un bébé. Trop mignon ! Nous comprenons que c’est la raison pour laquelle la mère attend sur le bord du sentier et reste en éveil. Le petit s’arrête à découvert sur le bord du sentier, hésitant puis traverse doucement et rejoint sa mère.

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La mère s'enfonce dans la forêt de sapin

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et le petit la suit.

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Tous les deux disparaissent rapidement dans les sapins. Trop beau ! Gérard revient, content de lui. Il pense pouvoir tirer quelque chose de ses photos. Malheureusement toutes celles des 2 animaux en train de courir sont flous.

Cette fois, Gérard a pu les observer de près et voir à quoi ressemblait un Elan.

Quelques km plus loin, nous faisons une petite pause déjeuner sur une aire de pique-nique au milieu d’arbustes et de sous-bois. Toute la région est propice à la randonnée et nous trouvons fréquemment des départs fléchés.

La petite pause a permis à Gérard d’apprécier le sandwich saumon fumé/crevettes. Ça l’a changé de la purée ou de la semoule !

Nous repartons. Nouvelle bifurcation. Cette fois, la route ne croise que de petits torrents qui descendent à travers les forêts de sapins. Ils courent le long de la route et se transforment pour certains en rivière plus large, agitée avec un courant important. C’est très joli. Même sous la pluie.

Nous empruntons une route de montagne. Quel dommage que le temps ne laisse pas le loisir d’apprécier le paysage. Pluie, nuages. A un moment, nous franchissons le sommet d’un col à 700m d’altitude avec les feux arrière de brouillard allumés.

Nous arrivons à OPPDAL qui est l’entrée du parc national de DOVREFJELL. Ici aussi c’est le paradis des randonneurs, des alpinistes et des skieurs. On y trouve rennes sauvages et des bœufs musqués qui sont une espèce protégée. Le coin est grandiose. Il nous rappelle les montagnes de l’ILE DE MOSQUENESOY dans LES LOFOTEN et en prime le même temps. Les montagnes vert bronze tachées de neige disparaissent dans les nuages pour réapparaitre momentanément. Des dizaines de cascades descendent des montagnes. Tout ce paysage domine la ville d’OPPDAL.

Nous faisons un arrêt rapide pour un complément de courses car nous sommes samedi et les magasins ferment très tôt.

Nous ne sommes plus très loin de KRISTIANSUND. A coup de tunnels nous laissons derrière nous les paysages arides et miniers de ROROS, les montagnes boisées, les forêts de sapins, les torrents pour retrouver les fjords que la route longe, serpente ou surplombe ou traverse sous l’eau avec un tunnel.

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En route, un petit arrêt pour observer un animal un peu particulier. Nous dirons mi- vache, mi- hippie. Vous en jugerez vous-même.

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Gérard ne les a pas trouvé très sympathiques !... Il semblerait qu’ils n’aient pas aimé que Gérard les prenne en photo.

Nous ne sommes plus qu’à une vingtaine de kilomètres de KRISTIANSUND. Il va falloir que nous songions à trouver notre nuitée. En vue, un grand parking et un grand pont qui traverse le TINGVOLLFJORDEN. Gérard prend le pont en photo car il est toujours surpris de la longueur des ouvrages qui enjambent les fjords alors que nous ne sommes pas capables de le faire pour BREST/CROZON.

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Le parking est trop bruyant mais par contre il y a un pont bascule pour les camions. Gérard en profite pour nous peser. Aie ! Aie !

Nous passons notre chemin et à la première bifurcation comme d’habitude nous y allons au feeling. Encore quelques km et nous trouvons à proximité d’une belle église en bois un immense parking qui fera très bien l’affaire pour la nuit. Bon d’accord ! Je râle ! Je voulais une vue sur le fjord. Gérard trouve que je commence à être exigeante.

Une fois posée, nous partons en balade avec Eden visiter les alentours. L’église est très jolie. « Fermée » A 19h30 c’est peut-être normal. Nous verrons demain. Elle domine le fjord bordé de montagnes.

Nous sommes à FREI.

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10 juillet 2017

03 - 04 - 05 juillet 2017

03 juillet 2017

VIKHAMAR - TRONDHEIM

Température dans le camping-car 18° et humidité. Gérard décide de remettre du chauffage pour assainir. Dehors, 13°, ciel gris couvert et pluie fine.

Hier au soir, malgré la pluie et le ciel gris, vers 00h00 tout s’est dégagé et le soleil a illuminé les arbres avant de se coucher à grands coups de crayons de couleur dans le ciel. Puis tout s’est recouvert et la pluie est revenue.

Ce matin c’est opération camping. Il se trouve à 11km de TRONDHEIM. C’est correct comme distance. De toute façon nous n’avons pas le choix c’est celui qui était le plus près.

Ce sera donc soit vélo, soit bus pour visiter TRONDHEIM et surtout cela dépendra du temps.

Au programme, nous avons aussi lessives et rattrapage du retard de blog, point sur le planning, comptage des médicaments qui nous restent et compte à rebours.

TRONDHEIM c’est un carrefour, pour ceux qui montent c’est la porte vers le Grand Nord et pour nous qui en venons c’est la porte vers le Sud. TRONDHEIM fut également la capitale de la Norvège de 1030 à 1217.

Avant de partir nous devons nous occuper d’EDEN. Vermifuge, Centaura pour les tiques et demain anti-tiques et elle sera parée pour terminer son voyage elle aussi.

C’est parti pour le camping. Nous reprenons la route et nous dépassons TRONDHEIM. Notre camping se trouve de l’autre côté de la ville.

La route pour y accéder est étroite, serpente entre montagnes rocheuses et le fjord. Beaucoup de circulation, des travaux et surtout pas de piste cyclable.

Donc pour demain, le vélo, on oublie ! Ce sera bus.

Avant de quitter la grande route et nous diriger vers le camping, nous avons repéré des abris de bus pour demain.

Notre camping se trouve à proximité d’un terminal du ferry qui va sur RORVIK, sur le  bord du fjord de TRONDHEIM et sur une surface herbeuse. De premier abord ça nous parait sympa.

Nous finissons les formalités d’entrée et nous nous posons. Nous pouvons choisir l’emplacement que nous voulons. Tant qu’à faire autant se mettre face au fjord pour en profiter.

Malheureusement, le camping est tout en herbe. Avec les pluies de ces derniers jours, le terrain est un peu détrempé. D’ailleurs d’autres camping-caristes en ont fait les frais comme en attestent les ornières qu’ils ont laissées.

Gérard hésite à s’engager de trop dans le terrain de peur de ne pas ressortir. Finalement, nous choisissons un emplacement un peu plus haut et nous permettra de ressortir sans encombres et de ne pas s’embourber.

12h15, nous sommes installés et nous sommes à FLAKK.

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Comme prévu, le reste de la journée se passera sans que nous bougions. à s’occuper des lessives, du sèche-linge, du blog, des photos, du planning, du comptage des médicaments et sortir Eden.

Pour finir, nous n’avons pas chômé.

Toute la journée le ciel est resté gris chargé mais avec tout de même de belles éclaircies.

Et dans la soirée, comme à son habitude, il est sorti avec sa boîte de crayons de couleur.

 

04 juillet 2017

FLAKK - TRONDHEIM

Dans le camping-car ce matin 18°. Dehors 12°. Ça baisse ! Depuis la semaine dernière, nous sommes passés de 23 à 12°. Il n’y a pas à dire, nous sentons vraiment la fraîcheur. Le vent s’est levé et bien entendu de temps à autre des averses.

Cette nuit, j’ai eu du mal à dormir. Nous sommes à proximité du terminal du ferry et il semblerait qu’il y ait des traversées de nuit. J’entendais le bateau arriver ou partir

Aujourd’hui au programme, visite de TRONDHEIM. Comme prévu ce sera en bus, d’une part la route est trop dangereuse et d’autre part le temps est beaucoup trop incertain.

A l’accueil du camping, un tableau d’affichage avec les horaires de bus et le plan pour y accéder grâce à un petit chemin piétons sécurisé. C’est parfait.

11h c’est parti. Nous empruntons le petit chemin piéton qui nous mène très rapidement à l’arrêt de bus.

Entre notre petite marche, l’attente du bus, le trajet, les travaux sur la route, nous nous retrouvons dans le centre de TRONDHEIM il est 12h.

TRONDHEIM

Avant de commencer notre visite, repérage des arrêts de bus pour le retour.

A l’accueil du camping, on nous a remis un plan et une brochure sur la ville. Le tout en anglais bien entendu.

Pour plus de facilité, nous nous mettons en recherche du point I TOURIST afin d’essayer d’obtenir de la documentation en français. Nous le trouvons facilement. Enfin il faut le dire vite ! Une fois sur place, difficile à repérer et nous tournons un peu en rond jusqu’à ce que Gérard s’aperçoive qu’il est en étage. Un Troll souriant nous accueille

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Là encore, personne ne parle français. A force ça roule : Finalement, ils n’ont aucune documentation en français à part la même brochure que j’ai mais qui date de 2016. Je fais une comparaison et finalement rien n’a bougé. Entre mon LONELY PLANET et ça, ce sera parfait.

Une fois dehors, de belles éclaircies nous attendent. La visite sera plus sympa.

Nous sommes à proximité de la gare et des quais du canal FOSENKAIA. Nous commençons par là.

RAVNKLOA

Nous arrivons très rapidement sur les quais. RAVNKLOA est l’ancien marché aux poissons de la ville. Il se situe sur les quais du canal FOSENKAIA. Il a été rénové. Une poissonnerie-café  s’y est installée. On peut y déguster de délicieux sandwichs aux crevettes. Sur la place du marché se dresse l’ancienne horloge du marché. Très rétro !

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Nous suivons les quais jusqu’à la gare. En route, une averse un peu plus importante qui nous oblige à nous réfugier à l’intérieur de la gare pour attendre l’accalmie.

LES BRYGGEN

L’averse passée, nous retournons sur le pont de la gare admirer les Bryggen, bâtiments pittoresques sur pilotis qui datent du 18èm siècle et qui servaient d’entrepôts. Les bateaux arrivaient à quai et déchargeaient directement.

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Nous reprenons la grande avenue que nous remontons. Nous arrivons à proximité du Palais Royal, le STIFTSGARDEN.

LE STIFTSGARDEN

C’est la résidence royale de TRONDHEIM. C’est un palais qui est tout en bois de Scandinavie. Il date du 18ème siècle. D’abord, résidence privée, il est aujourd’hui la résidence royale officielle avec ses 14 pièces et ses 4 000 m². Il ne se visite qu’en visite guidée et qu’en anglais et sous réserve de visite royale. Nous renonçons.

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Nous prenons le temps de faire le tour de la résidence qui se trouve en plein centre de la ville. A l’arrière du palais, un jardin accessible au public et qui permet d’avoir une jolie vue sur la cour intérieure du palais.

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Nous laissons le palais royal derrière nous pour continuer à découvrir la ville. Au détour d’une rue, nous arrivons sur l’église Notre Dame.

EGLISE NOTRE DAME

L’église Notre Dame est toute en pierre. Elle se dresse au milieu d’un quartier typique. Elle date du 18ème également.

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Contrairement aux autres églises, elle n’est pas payante et elle est ouverte 24/24 et son entrée incite à y pénétrer.

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C’est un lieu ouvert pour prier,

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allumer une bougie,

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trouver un abri, se retrouver autour d’un thé ou un café. Elle fait partie de la congrégation de la Cathédrale de Nidaros.

Nous revenons sur nos pas et nous arrivons sur une place où se dresse la statue d’OLAV II. De l’autre côté de la place, une avenue au bout de laquelle nous apercevons la Cathédrale de NIDAROS.

 

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LA CATHEDRALE DE NIDAROS

C’est une cathédrale de style gothique et toute en pierre. Sa construction a débuté en 1070 pour se terminer en 1300. Un chef d'oeuvre de sculptures.

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Nous prenons notre billet pour pouvoir admirer l'intérieur. Déception !

Pour notre part, nous la trouvons imposante, sombre et très dépouillée. Très peu de lumière et interdiction de prendre des photos. Discrètement, Gérard en prendra quelques-unes mais sans enthousiasme tant elle est austère. Gérard regrette déjà son billet.

C’est le lieu de couronnement des rois. Les souverains actuels, le roi Harald V et la reine Sonja y ont été consacrés en 1991.

Dans une petite chapelle, une sculpture en bois du Christ. Cadeau de la communauté Sami.

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C’est également un haut lieu de pèlerinage. L’autel de la cathédrale est construit sur la tombe d’OLAV II le Saint, le roi viking converti qui a christianisé la Norvège. Le 29 juillet, St OLAV est célébré dans toute l’Europe du Nord. Encore aujourd’hui, des pèlerins se rendent à Nidaros sur les 5000 km de chemins aménagés dont 2 000 en Norvège.

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Attenant à la cathédrale de NIDAROS, de l’autre côté de la place pavé, le Palais de l’Archevêché.

PALAIS DE L’ARCHEVÊCHE

Il abritait la résidence de l’Archevêque et le centre administratif de la Norvège. Il date de 1160.

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Dans l’aile Sud, un musée où sont conservées statues, gargouilles et sculptures originales de la cathédrale.

Dans l’aile Ouest sont exposés les Joyaux de la Couronne. Alors là arnaque ! Dans une première salle ne sont exposés que les chaises royales, le manteau rouge royal,

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des pièces de monnaies, des décorations.

La seconde salle expose la couronne du roi, celle de la reine et leurs sceptres respectifs. Un garde, en retrait dans un coin, interdit toute photo et nous suit à la trace.

A l'étage, une expositions qui retrace, en photos, l'histoire de la construction de la cathédrale. Une maquette y est exposée.

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Nous ressortons de nos deux visites très déçus et c’est la pluie qui nous accueille. Les averses sont importantes. Nous décidons de faire une pause déjeune à la cafétéria de la cathédrale.

Puis nous reprenons notre visite sous la pluie ce qui n’est guère agréable.

Tout l’après-midi sera comme cela. Soleil, averses, nuages, chaleur, fraicheur. Un festival.

Nous partons tout de même à la découverte des vieux quartiers et quelques rues suffisent pour y arriver.

VIEUX QUARTIERS

GAMLE BYBRO ou PONT DE LA VIEILLE VILLE

Il date de 1681. Il a été construit pour contrôler l’accès à la forteresse de Kristiansten. A l’entrée du pont, de chaque côté se trouvait un poste de garde. Celui du côté Ouest a été transformé en école maternelle.

Les portails sont sculptés et offre une jolie vue sur la rivière NIDELVA et sur les BRYGGEN.

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LES BRYGGEN

Ce sont nos pittoresques entrepôts datant du 18 et 19ème siècle. Bâtiments en bois, sur pilotis qui conservent leurs façades sur la rivière telles qu’elles étaient à l’époque. Ils servaient d’entrepôts et de réserves.

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Les façades opposées ont toutes été restaurées et datent du 19 et 20ème siècle.

Nous traversons le pont et nous flânons dans les quartiers de MÖLLENBERG et BAKKLANDET anciens quartiers ouvriers aux ruelles pavées maintenant entièrement rénovés et embourgeoisés.

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Les quartiers sont très animés. Au milieu des entrepôts et les maisons rénovés on trouve bars, restaurants, boutiques.

Nous ressortons des vieux quartiers en empruntant un autre pont, le BAKKE BRUA qui conserve des postes de contrôle qui régulaient le trafic de la NIDELVA grâce aux écluses.

Pour terminer notre visite, c’est vers le quartier de l’HOSPITALSLOKKAN que nous nous dirigeons. Cette fois, la pluie nous a rattrapé et n’a pas l’air de vouloir nous laisser terminer notre visite. J’en finis même par mettre ma cape de pluie pour éviter que je sois complètement trempée.

HOSPITALSLOKKAN

C’est un quartier qui s’étale autour de l’hospice de Trondheim fondé en 1277 et qui en toujours en activité. Modernisé, bien entendu. Le quartier est constitué d’un ensemble de maisons en bois de couleur pastel. Les rues sont étroites et pavées. Comme dans les vieux quartiers, la plupart des maisons sont rénovées et transformées en appartements.

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Malgré la pluie, il règne dans les rues une atmosphère de quiétude. Petit havre de paix avec ses entrées fleuries, ses petits squares de verdures et ses allées centrales verdoyantes où l’on trouve des bacs à sable pour les enfants.

Au centre du quartier, en face de l’hôpital, dans un petit jardin, une église rouge octogonale qui date de 1705. C’est l’église de l’hôpital. Fermée ! Comme d’habitude.

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Voilà, il est temps de rentrer. Il pleut, nous avons froid car nous sommes un peu humides. La fin de la journée n’est pas très agréable.

Il s’agit maintenant de retrouver la ligne de bus. Le mieux est de retourner dans le centre et à proximité du point I qui nous avait servi de repère.

Après plusieurs détours nous y voilà ! Nous consultons les horaires. Notre bus est à 17h06. Il est 17h. Nous n’aurons pas longtemps à attendre. 17h15, il a un peu de retard.

Le trajet est plus rapide que ce matin. Moins de circulation et quant aux travaux les ouvriers arrêtent à 16H

Nous reprenons le petit sentier piéton et nous arrivons rapidement au camping-car. Gérard s’empresse de sortir Eden avant qu’il ne pleuve à nouveau car de gros nuages noirs menacent.

Bilan de la journée, humide !!!!

Dans la soirée, histoire de nous faire rager, vers 23h, le soleil décide de sortir et de briller de tous ces rayons. Nous aurons droit à un joli coucher de soleil. Normal que le reste de la journée il soit fatigué !!!!

 

05 juillet 2017

FLAKK – TRONDHEIM

18° dans le camping-car. Dehors 12°. Soleil, nuages, averses. Une journée normale qui commence.

Ce matin, rien de prévu. Nous avons décidé de flâner avant de reprendre la route ce soir.

Petite rencontre dans l’espace vaisselle avec un jeune français originaire de la région parisienne. Il fait la Norvège à vélo avec un copain qui vient juste de le rejoindre. Nous échangeons sur son voyage, les conditions dans lesquelles il le fait, sur notre voyage, sur la Bretagne.. Nous nous passons les tuyaux de visites intéressantes ou de bons campings.

15h30 c’est le départ après avoir fait l’intendance du camping-car. Nous reprenons la route avec encore un changement d’itinéraire. J’ai envie d’aller visiter ROROS qui est à 165 km  au Sud de TRONDHEIM et qui n’est pas du tout sur notre chemin. Gérard est OK.

La route que nous empruntons est bordée de prairies avec des exploitations agricoles importantes. Au bout de quelques Km, nous faisons une constatation. La maison d’habitation est blanche, très cossue et les bâtiments d’exploitation sont rouges. L’ensemble se situe souvent dans un carré, tout groupé.

La route défile sous le ciel gris et les averses.

Nous quittons la route principale pour prendre une route secondaire qui serpente le long d’une rivière très certainement poissonneuse puisque nous apercevons des pêcheurs. Le cours de la rivière est tantôt calme, agité ou turbulente. Une rivière de montagne.

Des torrents descendent des montagnes et se fracassent sur les rochers offrant un joli spectacle.

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La route se poursuit à travers des montagnes boisées de sapins. Peu d’habitation. La route semble vouloir prendre de l’altitude. Nous sentons la fraicheur.

La région est magnifique. Montagnes, sapins, rivières agitées, cascades. Le paradis des pêcheurs.

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En cours de route, Gérard reprend mal à sa dent. Cette fois, elle bouge et la douleur est intense. Nous faisons un arrêt pour prendre un Dafalgan codéine.

Du coup, c’est un peu beaucoup la cata !

S’il faut aller chez un dentiste, ce n’est pas gagné !

Gérard, n’a pas pris avec lui son KARDEGIC qui fait partie du protocole à suivre avant une intervention.

Dans un premier temps, Gérard décide de poursuivre notre route jusqu’à ROROS et nous aviserons.

ROROS 18h. Nous nous dirigeons dans le centre afin de prendre la première impression. Nous apercevons le point I TOURIST. Je tente ma chance. Trop tard, il ferme à 17h ; Nous reviendrons demain.

Nous ressortons de ROROS pour trouver une place pour la nuit au calme. Nous trouverons notre bonheur, à l’entrée d’une petite route de forêt qui mène à un chemin privé. Nous sommes au lieu-dit GLAMOS.

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Nous nous installons et nous partons faire une balade avec Eden.

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Le sentier privé s’enfonce dans la forêt et mènent à des habitations complètement isolées et éparpillées.

A l’entrée du chemin privé, une pelle pour déneiger et des skis attendent la prochaine neige.

De retour au camping-car, nous faisons une drôle de constatation. Accroché à un arbre, un traineau et des skis. Eux aussi, sont prêts à reprendre du service.

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Nous en déduisons que l’hiver le sentier doit être impraticable.

Ce soir, Gérard n’est pas au top. Au menu, purée et Dafalgan. Nous aviserons demain matin.

 

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07 juillet 2017

30 juin 2017 - 01 - 02 juillet 2017

30 juin 2017

ROUTE 17

MO I RANA – ÎLE DE TORGET

Ce matin c’est le top ! Température dans le camping-car 25°. Dehors 23°, ciel bleu et soleil !

Nous venons de passer notre première nuit au-dessous du cercle polaire arctique.

Comme au-dessus du cercle polaire, pas de nuit et nous avons aperçu un joli coucher de soleil sur le fjord qui est en contre-bas.

Il faut savoir qu’en été, entre fin mai et mi-août, il ne fait jamais vraiment nuit nulle part dans toute la Norvège.

Aujourd’hui, plusieurs impératifs. Le rétro et le gaz.

Le rétro. Finalement, la réparation d’hier au soir sur le rétro a tenu. Maintenant, il faut le remonter avec douceur car il a été fragilisé. Gérard a un doute quant à la pérennité de la réparation. La mise en place s’est bien passée. Ça a l’air de tenir.

Direction le gaz à la station LPG. Là, encore une fois ce n’est pas gagné car c’est notre vieille bouteille de gaz qu’il faut remplir. Finalement, la fille qui s’occupe du remplissage des bouteilles de gaz ne s’est pas posée de questions. C’est parfait.

Sur la route en venant, nous avons aperçu une aire de service. Mission vidanges et remplissage d’eau. Finalement ce ne sera que vidanges car l’eau n’est pas potable. Nous en avons encore. Ça peut attendre un peu. De toute façon, nous en trouvons facilement.

Nous reprenons un moment la Route 12 qui s’élève au-dessus et nous longeons à nouveau le RANAFJORDEN. Difficile de s’arrêter et comme il est bordé de forêt de sapins nous aurons du mal à prendre une photo.

La route continue à monter et à serpenter au milieu de forêts de sapins. De temps à autre, au détour d’un virage, elle plonge sur un village entouré de sapins et de prairies fleuries, longe un fjord, pour remonter vers les montagnes encore parsemées de neige. Sur la route, nous ne nous ennuyons jamais tant il y a de choses à admirer compte tenu de la diversité des paysages. Je ne résiste pas à l’envie de prendre des photos avec mon téléphone même si je sais que la qualité ne sera pas du top !!

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Nous arrivons à l’intersection de JEKTSTRANDA et nous reprenons la ROUTE 17.

La route continue à zigzaguer, à monter, à surplomber les paysages nous offrant à chaque fois un décor différent et sous le soleil.

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Puis au bout de quelques km la route plonge et nous découvrons un fjord et ses îlots qui baignent dans la brume du soleil. Pas d’arrêt possible, ce sera le téléphone tant pis !

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Puis la route longe le fjord jusqu'au ferry

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Nous arrivons à NESMA pour prendre notre premier ferry de la journée que nous attrapons au vol. Même pas le temps des traditionnelles photos. Tant pis !

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Sur le ferry, nous trouvons des voyageurs inhabituels et qui finissent par me fendre le cœur avec leurs bêlements incessants qui traduisent leur stress et leur inquiétude sur leur devenir.

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Au bout d’une demi-heure de traversée, nous arrivons à LEVANG.

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 SANDNESSJOEN - Nord de  l’ÎLE D’ALSTEN.

La ROUTE 17 nous amène à l’entrée de SANDNESSJOEN, au Nord de  l’ÎLE D’ALSTEN. Nous trouvons un parking pour refaire un point de notre itinéraire et par la même occasion une pause déjeuner. Il faut soigner le chauffeur.

Le parking est bordé d’une petite colline rocailleuse au sommet de laquelle se dresse une statue en bronze d’un Elan.

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Eden est impressionnée et lui jappe après avant de comprendre que finalement il n’y a aucun danger.

Pendant que je prépare le repas, Gérard décide de partir à la rencontre de son copain l’Elan et entreprend d’escalader la petite colline. Petite activité pour se mettre en appétit.

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Quelques photos s’imposent pour officialiser la rencontre.

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Après notre pause, nous filons rapidement. La route reprend son tracé le long d’un fjord que nous franchissons en empruntant un magnifique ouvrage nous offrant une vue magnifique sur le fjord et les montagnes. J’essaie de prendre des photos avec mon téléphone mais pas facile.

 

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Une fois le pont franchi, nous nous retrouvons au Sud de l’ÎLE D’ALSTEN.

Notre route longe des chaînes de montagnes « LES 7 SŒURS » qui sont magnifiques sous le soleil. Chaque année, une compétition se déroule et qui consiste à faire les 7 sommets dans la même journée. Avis aux amateurs.

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ALSTAHAUG - Sud de l’ÎLE D’ALSTEN.

Nous en profitons pour faire un arrêt à ALSTAHAUG et découvrir son église du 12ème siècle à bulbe. Elle est toute en pierre et bois rouge

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L'intérieur a une particularité. Le rétable se trouve dans la 1ère partie du coeur, l'autel dans la seconde partie et le reste de l'églis dans le coeur centrale.

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Outre l’église, il y a un mémorial dédié au poète-pasteur PETTER DASS.

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PETTER DASS était si célèbre en Norvège, qu’après sa mort, les navires norvégiens portèrent un carré noir sur leurs voiles en signe de deuil.

Nous grimpons jusqu’au promontoire où se dresse le mémorial nous offrant une très belle vue sur le fjord.

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Le site est magnifique. Au bout de la pointe d’ALSTEN, au bord d’une baie inondée d’îlots rocheux.

Un véritable havre de paix au milieu duquel nous trouvons  la maison familiale de PETTER DASS et ses dépendances.

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A la fois vestige du passé et

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à la fois exposition d'artistes  sur le thème de PETTER DASS où se mêle le passé et l'ancien.

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Un magnifique musée, avec de grandes baies vitrées qui donnent sur le fjord, lui est consacré que nous décidons de visiter.

A l’entrée, 2 hôtesses dont l’une parle très bien le français. Nous discutons quelques instants du contenu du musée. Nous hésitons car d’une part tout est en Anglais, d’autre part, nous avons flâné dans le parc. Il est 17h30 et le musée ferme à 18h. Les 2 hôtesses décident très gentiment de ne pas nous faire payer l’entrée. Super et heureusement car nous sommes déçus des expositions. Rien vraiment en lien avec le poète.

Nous quittons ALSTAHAUG pout rejoindre TJOTTA et prendre notre second ferry.

La route traverse des champs d’herbe fraichement coupée, Nous sommes interpellés par la couleur des rouleaux. Bleu et Rose. Gérard se demande si c’est une sélection ou si c’est pour de la reproduction. Pas courant !!!!

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Nous arrivons à TJOTTA il est 18h30 et nous nous engageons dans la file d’attente. Deux ferries sont à quai. L’un d’entre eux part. L’autre termine son embarquement. Finalement, nous resterons à quai car il est plein.

Le prochain bateau pour nous sera à 20h30. Le temps de prendre les photos de l’embarcadère,

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de s’occuper de la mise à jour de notre planning, de répondre au coup de fil de notre petite troupe d’ARCIS et il est temps d’embarquer.

20h35 nous quittons le quai de TJOTTA et nous partons pour 1 heure de traversée. Il fait toujours beau. Nous restons sur le pont pour profiter du paysage toujours aussi beau.

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Les eaux du fjord sont lisses, pas un souffle de vent et surtout une douceur incroyable. C’est très agréable.

Nous débarquons à FORVIK. Il est 21h35. Nous décidons de chercher un petit coin pour la nuit. Mais de km en km, de virage en virage, nous arrivons à notre 3ème ferry.

Nous sommes à ANNDALSVÄG. Il est 21h45 et notre ferry est déjà à quai. Le temps pour Gérard de faire quelques photos et déjà nous embarquons pour 15 minutes de traversée avec un arrêt en cours de traversée.

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Une personne débarquera. Il y a aussi des ferries omnibus !!

22h10 nous débarquons à HORN. Cette fois, il se fait tard. Il nous faut absolument trouver un coin pour se reposer de notre journée qui a été intense. De plus, nous n’avons toujours pas soupé.

Les km commencent à défiler et là, 5 minutes après notre descente du ferry, alors que nous ne nous y attendions plus, sur le bord d’un champ, la gueule pleine de foin, un Elan ! Mais toujours pareil, Pas de place pour s’arrêter. Gérard ralentit, s’arrête. Derrière nous 2 camping-cars surpris eux-aussi. L’Elan passe entre eux et nous et file. Comme nous, ils n’ont eu que le temps de l’apercevoir. Il était magnifique ! La taille d’un petit cheval. Un adulte car il avait des bois. Nous filons déçus pensant à la photo ratée.

Les km continuent à défiler et nous avons beaucoup de mal à trouver un coin pour la nuit.

BRONNOYSUND

Au bout du bout, nous arrivons à BRONNOYSUND petite localité côtière du BRONNOY absolument ravissante. D’un côté nous apercevons des îlots rochers et de l’autre des terres agricoles. C’est une région qui possède les terres les plus fertiles et des exploitations les plus vastes du Nord du pays. Ce sont essentiellement des herbages que nous voyons. Très certainement pour l’élevage des troupeaux de vaches et de moutons.

ILE de TORGET

Nous prenons la direction de l’Île de TORGET qui se trouve à environ 15 km et qui est reliée à BRONNOYSUND par un immense pont. Bel ouvrage également que Gérard ne manque pas de prendre en photo.

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Au point où nous en sommes, autant terminé le trajet puisque c’est là que demain nous voulons admirer la curiosité locale LE TORGHATTEN.

Il fait toujours grand jour. Il est 23h00 lorsque nous trouvons un petit coin en retrait de la route devant une maison abandonnée. Nous décidons de squatter. Nous sommes entourés de verdures, de haies de lilas (pas en avance le lilas), de champs d’herbe que les paysans sont en train de couper et retourner. Ils sont comme nous. Pas d’heure !!!!

 

01 juillet 2017

ILE de TORGET – LE TORGHATTEN

Ce matin soleil mais ciel voilé. Dans le camping-car 23° et dehors 20° à cause du petit vent qui souffle. Mais ça ira très bien.

Toute la soirée et toute la matinée, nous avons été bercés par le bruit des tracteurs et de leurs machines.

Gérard retrouve son âme de petit garçon et passe un moment à les observer et prendre des photos bien entendu !

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Ce matin nous traînons un peu et Eden se prélasse au soleil. Nous nous préparons et une fois les paysans partis, Gérard en profite pour faire du ménage car l’herbe qui a volé et avec le vent elle est rentrée par les fenêtrons. Nous en avons de partout. Tant pis c’est ça la nature !!

Fin prêts, c’est le départ pour le TORGHATTEN. Il nous faudra 15 minutes pour le rejoindre.

LE TORGHATTEN c’est une sorte de chapeau haut de forme percé d’un trou de 160m de long, 35 m de haut et 20m de large. La légende dit que c’est un cavalier fou d’amour qui aurait tiré sa flèche vers sa dame, la vierge de LEKA. Mais le roi de la montagne SOMNAFJELLET aurait eu le temps de jeter son chapeau et d’intercepter la flèche. Au même moment, le lever du soleil aurait pétrifié le tout  La Vierge de LEKA se tient toujours sur l’île, TORGHATTEN a conservé son trou et sur l’île de HESTMONA le cavalier est toujours fou d’amour.

Plus rationnellement, ce phénomène naturel résulte de l’action du gel et de la mer vers la fin de la période glaciaire quand l’Île TORGET se trouvait plus bas qu’aujourd’hui

Voilà pour les détails touristiques !!!! Cela dit,

LE CHAPEAU TROUE se mérite. Le sentier est pierreux, plein de rochers, d’éboulis. Il faut chercher son chemin et grimper. Par moment, il passe à couvert en sous-bois, il faut traverser de petits rigodons d’eau qui descendent des rochers.

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LE CHAPEAU TROUE pour l’admirer, il faut terminer l’ascension à travers les éboulis.

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Une fois l’entrée atteinte, nous pouvons faire une petite pause

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et quelques photos du paysage qui s’étend au loin avec entre autre BRONNOYSUND.

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LE CHAPEAU TROUE pour l’apprécier totalement, il faut descendre les volées de marches pour atteindre la cavité rocheuse et regravir des  éboulis.

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Heureusement, dans le doute, nous avons laissé Eden dans le camping-car.

Une fois la seconde plateforme atteinte, nous avons le droit d’admirer le spectacle qui s’offre à nos yeux. D’un côté, une vue magnifique sur la mer et les îlots verdoyants

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et de l’autre la perspective du CHAPEAU TROUE.

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Les deux sont splendides !

Nous faisons une petite pause avant la descente qui demande de l’attention pour éviter tout accident.

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Le sentier est balisé avec de la peinture rouge pour faciliter le repérage.

De retour au camping-car, courte pause pour récupérer et se désaltérer.

15h15, nous repartons sur BRONNOYSUND pour filer prendre notre ferry à VENNESUND.

En route, nous décidons de faire le plein de courses car nous sommes samedi et les magasins ferment à 16h.

17h30, nous n’avons toujours pas pris de ferry. Nous sommes toujours à BRONNOYSUND à flâner et surtout nous n’avons toujours pas déjeuné. Une vraie vie de patachons !

Gérard veut une grosse salade composée. Nous retournons à la COOP qui en fait d’excellentes que l’on compose soi-même. Gérard arrive à en prendre entre 700 et 900 g. Mais la fermeture est proche pour la COOP (18h) et tout est déblayé.

Déçu, Gérard veut se rabattre sur le Chinois devant lequel nous sommes garés. Pas de bol ! Lui aussi a tout plié.

De dépit, nous nous retrouvons dans le camping-car devant un grand café et les viennoiseries que nous avions achetées pour le petit-déjeuner de demain. Pas facile la vie de vadrouilleurs. Je vous le dit !!!

Avec tout ça, il est 18h lorsque nous quittons BRONNOYSUND. Nous reprenons notre ROUTE 17. Au loin, l’horizon est hérissé d’îlots rocheux ou verdoyants et des montagnes surgissent de l’eau. De l’autre côté de la route, toujours nos collines boisées où de grosses exploitations agricoles s’étalent dans les prairies.

Le temps s’est couvert ! Quelques gouttes de pluie ! ça faisait longtemps ! La température est en train de baisser.

Nous arrivons à VENNESUND, il est 18h45. Gérard va vérifier les horaires mais surprise tout est en norvégien. Il en déduit que le prochain est soit à 20h, soit 21h voir 22h15. Il y a des petites étoiles de partout. Ce sera la surprise.

Pour patienter, Gérard va prendre quelques photos de notre aire d’embarquement.

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A son retour, nous nous changerons car il risque de ne pas faire chaud sur le ferry ce soir.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire que la journée a été remplie. Il va falloir que nous nous bousculions un peu. Mais bon, flâner permet aussi de prendre le temps de découvrir.

Toute la journée, j’ai fait la chasse à l’Elan mais avec les yeux. Mais rien. Peut-être aurons de la chance à la sortie du ferry. Je vais tacher d’être vigilante.

19h45 ça commence à s’agiter. Quelqu’un passe encaisser la traversée. Notre bateau arrive.

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Nous ne resterons pas longtemps sur le pont car il fait trop frais.

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20h nous embarquons pour 20mn de traversée. Il est 20h35 lorsque nous débarquons à HOLM. La porte du ferry s’ouvre, nous sommes les premiers à débarquer sous le ciel gris et la pluie.

Nous reprenons notre ROUTE 17  qui serpente le long des fjords, traverse des montagnes avec des tunnels, enjambe les fjords ou épouse leurs formes, remonte à travers les montagnes rocheuses parées du vert des sapins.

Puis, un arrêt brutal ! Je pense avoir aperçu un Elan. Gérard recule lentement, baisse sa vitre et prend la photo. Pour le coup, il semblerait que je me sois trompée. Dommage. Gérard pense que c’est un cheval. Du coup il ne prend qu’une seule photo. Nous sommes un peu loin.

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Dommage ! car sur l’écran de l’ordinateur, il n’y a pas photo. C’est le cas de le dire. C’est un Elan. Un jeune Elan car il n’a pas de bois mais on fait bien la distinction grâce à son pelage particulier.

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Je suis super contente !!!

Plus loin, nouvel arrêt, cette fois pour le paysage. Le paysage typique du fjord avec ses îlots, ses élevages de poissons et sur ses rives une ferme et ses champs d'herbe qui viennent d'être coupés.

                                DSC02227--1-N-Route entre Holm et Kongsmoen

Pas étonnant que l’on n’avance pas !!!!

Il est temps de se poser pour la nuit. Après la chasse à l’Elan, c’est la chasse pour le parking.

Nous quittons la route et entrons dans un petit village. Nous sommes à KONGSMOEN. Nous en faisons le tour en guise de repérage et revenons au centre où nous avons repéré une grande place face aux montagnes et aux champs qui viennent d’être coupés.

Nous nous installons et partons, sous un ciel chargé, pour la balade du soir d’Eden.

 

02 juillet 2017,

KONGSMOEN

Ce matin les températures sont en baisse. Dans le camping-car 18° mais par contre dehors 11°. Il a plu une partie de la nuit et sur le matin. Le ciel est couvert et les nuages sont tellement bas que la cime des sapins est prise dans ce coton blanc. La pluie a cessé mais certainement pas pour longtemps.

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Nous sommes à 150 km de TRONDHEIM. Nous allons faire une halte en camping pour visiter la ville et faire des lessives.

Encore une fois, nous ne tenons pas nos résolutions et nous trainons. Il ne fait pas beau, donc baisse de motivation.

12h15 c’est parti !

ROUTE 17

KONGSMOEN – STEINKJER

La route est encaissée entre montagnes boisées de sapins ou étendues immenses de prairies. Les exploitations agricoles sont de plus en plus nombreuses. Elles sont vite repérables. La maison d’habitation est blanche et spacieuse et les bâtiments d’exploitation rouge. Le tout est souvent groupé. Troupeaux de vaches ou de mouton sont également de plus en plus visibles. De partout les tracteurs s’affairent à couper l’herbe et la mettre en rouleaux. De temps en temps un fjord resurgit.

Depuis notre départ, la pluie n’arrête pas de tomber. Du coup, pas d’arrêt photo.

Nous prenons le temps d’une large pause déjeuner car Gérard est fatigué. La route est étroite et lui demande beaucoup d’attention.

Nous reprenons notre route jusqu’à STEINKJER où la route touristique 17 s’arrête et rejoint l’E6, puis la direction de STIKLESTAD haut lieu d’histoire pour la Norvège et les Norvégiens.

STIKLESTAD

C’est à STIKLESTAD qu’a eu lieu le 29 juillet 1030 une bataille entre les armées de chefs païens locaux, supérieures en nombre, mieux équipées et celle d’une centaine d’hommes conduite par le roi chrétien OLAV II revenu d’exil pour reconquérir son royaume. OLAV II périt dans la bataille.

Son corps est emmené par ses hommes à NIDAROS ancien nom de TRONDHEIN pour être enterré sur les rives de la NIDELVA.

Plus tard, sa tombe doit être déplacée et son corps déterré. C’est à ce moment-là, qu’on s’aperçut que son visage était resté intact et que ses ongles et cheveux avaient continué de pousser. Ces signes furent considérés comme des signes de sainteté

 Il fut déclaré « Saint et Martyr » et devint  le Saint Patron de la Norvège, St OLAV. Son neveu lui fit construire une église toute en pierre, la cathédrale de Nidaros  et son corps fut à nouveau déplacé et mis dans un cercueil d’argent.

Malgré la défaite du roi et sa mort, la bataille de STIKLESTAD marque la fin de l’ère Viking et le début de la christianisation de la Norvège.

Chaque année, le 29 juillet, jour de la St OLAV, des milliers de personnes se rendent à STIKLESTAD pour assister au spectacle en plein air,  au cour duquel 800 acteurs dont certains très connus, représentent les évènements qui ont conduit à la christianisation de la Norvège.

Pendant 10 jours, expositions, concerts, pièces de théâtre, lectures, activités pour les enfants et un marché médiéval animent STIKLESTAD.

Une scène à ciel ouvert a été construite pour ces festivités.

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Le site se compose d’un musée qui fait revivre la bataille de STIKLESTAD.

Un peu plus haut, un mémorial à la mémoire d’OLAV II,

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Tiens ! les sapins poussent sur les toits maintenant !

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 Puis, un parc avec 30 bâtiments anciens datant de 1700-1800 totalement fermés et ce, malgré la période estivale. De jolies fermes anciennes,

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de petits manoirs avec les mouettes comme habitants

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un foyer pour les repas,

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les abris des animaux,

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la maison du chef viking avec son toit en bois véritable travail d'art

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l’aire de jeux qui servaient à rassembler les villageois.

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Un peu à l’écart, une petite chapelle. Lorsque nous nous approchons, nous constatons que c’est une chapelle orthodoxe. Elle date de 2002. Surprenant sur un site viking.

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A loin, l’église en pierre de STIKELSTAD qui date de 1180 et qui a été construite au-dessus de la pierre où OLAVII mourant s’est appuyé.Fermée elle aussi.

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La visite terminée, nous reprenons notre trajet. Nous ne sommes plus qu’à 50 km de TRONDHEIM. En cours de route, plein d’essence, vidanges et remplissage du camping-car. Ce sera fait car ce soir nous dormirons en sauvage.

Le beau temps a l’air de vouloir revenir. Nous finissons notre trajet sous le ciel bleu et de très belles éclaircies qui illuminent le fjord de TRONDHEIM que nous longeons.

Nous avons beaucoup de difficultés à trouver un coin pour la nuit. Nous sommes trop près de TRONDHEIM et déjà en banlieue.

Nous décidons de nous éloigner de quelques km. Nous prenons la première bifurcation qui nous conduit à de petits villages ou hameaux qui s’étirent en longueur sur la route sans aucune possibilité de stationner.

Après 3 tentatives, nous trouvons un grand parking au milieu de la verdure, entouré d’un petit bois. Ce sera parfait pour la nuit et Eden. Nous sommes au lieu-dit VIKHAMAR.

Une fois installés, malgré la fatigue de Gérard, nous partons pour la balade d’Eden. Au fond du parking, nous trouvons un petit passage qui débouche sur un chemin. Le chemin monte à un village. Nous en faisons le tour sans trouver âmes qui vivent et pourtant il y a voitures et jeux d’enfants. Nous empruntons un autre petit chemin qui fait une boucle et nous ramène sur la grande route " un chemin terreux" puis au camping-car.

Après souper, un peu de blog, tri de photos et planning.

Avec Gérard, nous constatons que nous sommes un peu fatigués. Nous aurions dû inclure dans notre planning 2 ou 3 jours par mois pour les repas, les lavages, le blog et la flemme.

Pour le prochain voyage nous serons vigilants !!!!!

Posté par chantal_gerard à 22:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 juillet 2017

27 - 28 - 29 juin 2017

27 juin 2017

FAUSKE 01h30

Malgré l’heure, Gérard a un petit creux. Il me dit que ce n’est pas le hot dog du ferry qui aurait pu le caler.

Ce sera donc salade de coco de Paimpol, et fruit. Le tout arrosé d’une bière pour fêter mon anniversaire puisque nous sommes déjà le 27 juin.

Après cette longue journée, nous filons faire un petit dodo car aujourd’hui nous avons un planning chargé.

FAUSKE 9hOO

Dans le camping-car 18°. Dehors 15°. Ciel gris très chargé et toujours ce petit vent froid.

Ce matin, je me lève avec 1 an de plus. La matinée passe vite entre les appels téléphoniques, répondre aux messages d’anniversaire, se préparer. Pour finir il est déjà 13h30. Il est temps de se bouger car le planning est chargé.

Pour commencer le plein de gaz. C’est pour recharger notre bouteille que nous avons dévié notre route sur Fauske. Nous partons donc sur l’adresse que nous avons. Comme d’habitude il faut tourner un peu pour trouver les stations de gaz LPG. Ça c’est fait !

Maintenant il faut s’occuper d’Eden qui n’a bientôt plus de croquettes. En passant dans le centre, nous avons aperçu une vitrine avec de l’alimentation. Magasin ou véto ??? Finalement, c’est un magasin d’alimentation animal qui n’a pas les marques de vétérinaire. On nous dirige vers un cabinet vétérinaire qui est à quelques centaines de mètres et qui nous vend notre marque habituelle. Ça aussi c’est fait. Nous serons tranquille jusqu’à notre retour en France.

Tant qu’à perdre la journée, maintenant les courses. Gérard veut me préparer un petit apéro anniversaire pour ce soir. C’est parti pour nos emplettes.

Maintenant le plein de diesel. Gérard a vu qu’il avait baissé par rapport aux LOFOTEN. Nous passons de 14,05 NOK à 12,04 NOK (1,405€-1,204€). Il en profite pour faire le plein. Ça aussi, c’est fait.

Qu’est-ce qu’il nous reste ? Ah oui, le point info. Alors là, ça nous a pris un temps fou car nous avons passé notre temps à faire des A/R. A chaque fois que nous arrivions à une adresse, on nous en donnait une autre. J’ai fini par trouver et je pars avec mon petit paquet de documents.

Eh bien voilà ! Nous avons apuré notre liste, nous pouvons quitter FAUSKE. Il est quand même 16h30.

Nous allons pouvoir reprendre notre périple. Nous nous dirigeons vers le sud de BODO pour prendre la route touristique 17 qui commence en franchissant le  détroit de SALTSTRAUMEN.

DETROIT DE  SALTSTRAUMEN

Nous voulons assister au phénomène naturel qui se passe au moment des marées et que s’appelle le MAELSTRÖM DE SALTSTRAUMEN.

Nous arrivons en début de soirée au pont de SALTSTRAUMBRUA. Nous accédons au parking qui se trouve sous le pont qui commence à se remplir.

Nous sommes à proximité d’un petit sentier herbeux. Gérard sort Eden puis nous partons en reconnaissance.

Le MAELSTRÖM DE SALTSTRAUMEN se produit 4 fois par jour au moment des marées. Dans le détroit de SALTSTRAUMEN la combinaison de courants puissants et d’un étroit chenal crée un raz agité de tourbillons. 370 millions de mètres cubes se déversent dans une passe large de 15m à peine à une vitesse de 28 nœuds. C’est le plus violent maelström de Norvège qui se traduit par des séries de petits tourbillons qui se forment, surgissent, fusionnent et disparaissent. C’est un phénomène idéal pour le plancton ce qui réjouit les pêcheurs comme les oiseaux de mer en leur apportant du poisson en abondance.

Pour nous, ce soir, le spectacle devrait se produire à la marée montante de 20h39. Le point stratégique pour pouvoir admirer le phénomène c’est le pont de SALTSTRAUMBRUA.

Le maelström est plus ou moins important selon la lune, le vent, l’été ou l’hiver. Gérard est septique. Nous verrons bien.

Nous rentrons au camping-car frigorifiés par le vent froid qui souffle.

En attendant le moment stratégique, Gérard commence à préparer l’apéro-anniversaire. Après le maelström, nous irons passer la soirée un peu plus loin car il y a un peu trop de monde sur le parking.

20h, nous nous préparons et surtout nous nous couvrons bien car il ne va pas faire chaud sur le pont. Nous filons sur le pont qui fait 1km. Il faut que nous nous placions à peu près au milieu pour pouvoir profiter du phénomène.

Lorsque nous arrivons, la marée a déjà commencé son cycle. Des remous bleu, vert turquoise se sont formés sous le pont.

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Le courant est important. Les remous vert turquoise se forment essentiellement sur les côtés, puis s’amplifient pour prendre toute la largeur de la passe et créer de petits tourbillons. Les couleurs sont magnifiques avec ce vert mélangé à l’écume blanche.

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Poussée par la curiosité, je passe de l’autre côté du pont en enjambant les barrières de sécurité. Le phénomène est incroyable, J’ai vraiment l’impression de le fjord va se vider tant le courant est rapide

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Je repasse de l’autre côté pour continuer à observer le phénomène. Nous avons l’impression que les tourbillons prennent de plus en plus d’importance et que tout cela va finir par prendre la forme d’un énorme entonnoir.

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Au loin, sur les côtés, l’eau du fjord crée de mini chutes d’eau avec les différences de dénivelé. Plus le temps passe et plus nous avons l’impression que ces chutes remontent vers le pont et qu’elles vont finir par rejoindre les tourbillons.

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Nous continuons à observer (dans un vent glacial) le phénomène du pont, nous avons l’impression qu’il s’estompe. Au bout d’un moment, nous quittons le pont pour passer dessous et continuer à l’observer des rives du fjord.

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Il fait très froid et nous en profitons pour nous mettons à l’abri sous un pilier.

Au ras de l’eau, le phénomène est tout aussi spectaculaire. Le bruit est également incroyable. Nous avons l’impression que ce sont des chutes d’eau qui se déversent. Nous pouvons observer ces gros tourbillons turquoise qui se forment sous la force du courant et juste après une grande étendue d’eau qui file à grande allure.

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Un zodiac apparait avec à son bord quelques personnes venus profiter du spectacle sur l’eau. Il est un peu malmené par le courant. Il se maintient un moment dans le courant puis repart en travers très secoué.

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Nous finissons par rentrer, frigorifiés. Gérard pensait que ce serait plus spectaculaire. Moi je suis ravie.

21h45 nous prenons le départ pour essayer de trouver un petit coin tranquille et fêter mon anniversaire.

Il ne nous faudra pas beaucoup de temps pour trouver. Au bout de quelques Km, nous trouvons un parking qui surplombe une petite place dans le fond du fjord. Nous sommes à STRAUMEN.

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Gérard adore la forme des rochers qui sont sur la plage. Ca lui fait penser à une queue de poisson.

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Anniversaire oblige ! Gérard m’a préparé un apéro-anniversaire. Au menu,  saumon fumé, renne fumé et baleine fumé, galettes de poisson et quelques autres gourmandises. Pour terminer glace. Le tout sera arrosé d’une bouteille de vendanges tardives d’Alsace. Hélas la dernière. Il est temps de rentrer notre cave est vide de vide.

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Sur la fin de la soirée, le soleil viendra nous rendre visite et nous donnera un joli spectacle. Je ne peux résister à le prendre en photo.

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28 juin 2017

STRAUMEN

Température du camping-car 17° et dehors 11°. Le vent d’hier au soir a disparu. Le ciel est bleu chargé de nuages. De grosses éclaircies alternent avec des averses. La totale quoi ! C’est cela la Norvège.

12h45 c’est le départ. Pour l’occasion le ciel bleu fait de grosses trouées dans les nuages.

Aujourd’hui nous empruntons la route 17  ou la route côtière KYSTRIKSVEIEN qui se déroule le long du littoral sur plus de 650 km. Elle commence au Détroit DE SALTSTRAUMEN pour se terminer à STEINKJER. Nous l’emprunterons d’un bout à l’autre.

Près de 14 000 îles ponctuent le large, des petits îlots rocheux parsemés de quelques touffes d’herbe aux îles habitées depuis des siècles par des communautés qui vivent de la pêche côtière ou de l’agriculture.

ROUTE 17

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STRAUMEN – JEKTVIK

La route traverse des forêts de sapins et de bouleaux bordée de lacs et de torrents qui descendent des montagnes. Les montagnes sont boisées et arrondies. Quelques-unes ont encore des plaques de neige.

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D’énormes ponts enjambent les fjords, les tunnels traversent les montagnes. La route ne quitte jamais le bord de l’eau. Les montagnes arrondies font places à des cirques de montagnes rocheuses couleur gris ardoise et qui brillent au soleil avec l’eau des torrents qui descend. D’énormes cascades descendent des montagnes dont l’une en bordure de route qui fait 50m de large. Gérard s’arrête pour notre premier arrêt photo.

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La route longe, surplombe, contourne les fjords. Elle serpente entre les chaînes de montagnes, traverse des villages ou des petits hameaux isolés. Le temps joue l’alternance tout comme le paysage.

C’est un festival de décors. Chaque virage, chaque tunnel nous offre un spectacle différent et difficilement descriptible tant la diversité est importante.

En cours de route, un petit arrêt pour faire les vidanges et le remplissage d’eau du camping-car. L’aire de service se trouve au creux d’une vallée verdoyante. Dommage que les nuages aient décidé de prendre le sommet des montagnes en otage. Les éclaircies permettent au soleil de jouer avec les couleurs des montagnes.

Arrêt suivant à ORNES entouré de montagnes et installé sur les bords du fjord taché du rouge des habitations.

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La route continue de surplomber le fjord. La pluie s’est remise à tomber et une légère brume voile le fjord et la montagne. Il faut faire avec.

Nous passons un tunnel de 2,2km et nous contournons le fjord au fond duquel nous apercevons le  site de SETVIK. Un autre tunnel de 2km et oh surprise dans le tunnel une bifurcation sur la droite pour se rendre à SETVIK. Un nouvel arrêt à la sortie du tunnel avant de s’engager dans le suivant qui lui fait 7,6km. Gérard le prend en photo car c’est le SVARTISTUNNEL taillé sous le bord du glacier SVARTISEN.

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Le lac est entouré de montagnes en forme de cirque

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et se jette en cascade.

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L'endroit est sauvage.

A la sortie du tunnel changement de décor !

La route longe et surplombe le NORTHFJORDEN d’un vert turquoise c’est magnifique. De l’autre côté de la rive du NORTHFJORDEN s’élève le parc national de SALTFJELLET-SVARTISEN compose de pics aiguisés du glacier SVARTISEN. Gérard réussi à s’arrêter au lieu-dit SVARTISKROVA tenter de prendre une photo.

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Notre route continue de surplomber ce magnifique serpent d’un vert turquoise. Quelques km plus loin nous trouvons une aire qui nous offre une Gérard finit de prendre des photos vue spectaculaire sur le glacier, le fjord turquoise et les îlots verdoyants. Le tout sous quelques timides rayons de soleil.

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Une représention du glacier sur l'aire.

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En Norvège, on laisse pousser les sapins sur les toits !!!

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Pendant ce temps, je me rends au point I pour obtenir des renseignements sur le glacier et la possibilité de l’approcher au plus près. En fait, nous ne sommes qu’à 1km de l’embarcadère où un bateau nous fera traverser le HOLANDSFJORDEN. Original comme nom !!!!!

Avant de repartir une petite pause déjeuner devant ce magnifique décor. Puis nous filons rejoindre l’embarcadère.. La prochaine traversée est à 17h15 et dernier bateau pour le retour à 19h30. Nous décidons de faire la balade et d’approcher le glacier au plus près voir grimper et toucher la glace.

Pendant que nous attendons le ciel se couvre dangereusement et recouvre les cimes des montagnes de nuages épais et noirs. Le glacier commence à se masquer avec les nuages.

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A droite, nous apercevons une partie de la calotte glacière et son épaisseur.

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Le bateau arrive avec un peu de retard. Nous embarquons. La traversée ne dure que 15mn. Nous ne sommes que 2 couples. Des Espagnols et nous.

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Les couleurs sont magnifiques !!!

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et nous pouvons admirer au loin le glacier qui se rapproche.

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Nous débarquons à ENGA. Nous consultons le plan du parcours.

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De là, nous empruntons une piste gravillonnée qui longe un moment le HOLANDSFJORDEN puis bifurque pour s’enfoncer sur un chemin terreux et herbeux à travers des prairies et des fermes. Un peu plus loin, il s’enfonce dans des sous-bois boisés où paissent des vaches en liberté et se reposent au bord du petit lac.

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Nous arrivons à une intersection avec un restaurant-café-boutique qui semble fermé. Il se trouve juste face au glacier et au bord du lac. Le vue commence a être super sympa.

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Nous faisons la route de temps à autre avec le couple d’Espagnols et tous les 4 nous gardons un rythme soutenu car nous avons peu de temps. Nous poursuivons en nous aidant du plan et le sentier contourne maintenant le petit lac d’ENGABREVATNET qui s’étend au pied de la langue glacière ENGABREEN  du SVARTISEN. Il est déjà 18h30 et nous avons parcourus environ 5km à une allure soutenue.

Nous sommes au pied des rochers sur lesquels s’étalent les langues glacières ENGABREEN qui descendent des champs de glace. Nous sommes admiratifs.

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Pour récompense, le soleil brille et joue avec la glace.

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Il fait tout à coup super bon. Nous nous prenons mutuellement en photo.

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Compte tenu de l’heure et de la distance à parcourir pour le retour il nous semble à tous pas raisonnable de commencer l’escalade le long des langues glacières.

Nous sommes tous déçus et moi un peu têtue, je décide de partir en éclaireur pour voir à quoi ressemble la suite du parcours. Le sentier se poursuit à nouveau à couvert, un peu boueux car un petit torrent le traverse

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et faut passer sur des pierres puis je débouche sur les rochers qui se trouvent sous le glacier. Je trouve un parcours balisé avec une lettre T en rouge que j’entreprends de suivre qui passe au travers les rochers et qui est sécurisé avec des chaines. Un peu plus loin il continue avec des passerelles en bois également sécurisées. Je décide de faire demi-tour pour faire un petit rapport de l’état des lieux mais Gérard et les Espagnols m’ont déjà rejoint.

Nous avons une vue splendide sur le petit lac qui s'étend au pied du glacier.

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Finalement à regret nous renonçons. Nous n’aurons jamais le temps de monter au début des langues glacières, redescendre, faire les 5 km et être au bateau à 19h30.

Nous laissons tomber. C’est plus raisonnable et nous avons eu raison car nous arriverons tout juste à l’heure pour prendre notre bateau.

Le temps d’embarquer et déjà notre bateau prend de la vitessse.

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Nous arrivons à quai à 19h45. Nous quittons le petit couple et nous filons prendre notre ferry (eux aussi) à FOROY.

FOROY

Il est 20h, nous nous engageons dans la file d’attente. Notre bateau est à 20h25. Juste le temps pour Gérard de vérifier les horaires et de faire les traditionnelles photos.

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Le temps de faire les manœuvres de débarquement et d’embarquement il est 20h25 lorsque nous quittons FOROY. La traversée est courte et nous ne descendons pas du camping-car. 20h35 nous touchons les quais d’AGSKARET.

Nous décidons de filer jusqu’au prochain ferry à JEKTVIK – KILBOGHAMN. Depuis le glacier, le soleil ne nous quitte plus et ça fait du bien. La route jusqu’à JEKTVIK est en lacets et contourne les massifs du SALTFJELLET-SVARTISEN. C’est magnifique. Je ne me lasse pas d’admirer le paysage.

JEKTVIK

Nous arrivons à 21h. Derrière nous les petits Espagnols. Comme d’habitude, c’est Gérard qui se colle aux horaires. Vu le calme dans les files d’attente, il semblerait qu’il n’y ait plus de bateau ce soir. Oups ! Trop tard ! Nous ne passerons pas le cercle polaire ce soir. Le dernier ferry est parti à 20h35.

Nous allons chercher un coin pour passer la nuit au calme et non dans la file d’attente comme certain.

Nous ressortons du port et prenons la première bifurcation qui nous amènera sur une aire de pique-nique au milieu de la verdure entourée de montagnes. Au fond, surplombant un petit port privé, un camping-car. Ce sont les Espagnols qui comme nous ont atterrit ici. Ils veulent nous faire une place, mais nous préférons nous éloigner un peu et nous retournons à l’entrée de l’aire de pique-nique, juste à côté de la table. Nous serons très bien.

Voilà ! C’est notre dernière nuit sous le ciel de l’arctique et le soleil a décidé ce soir encore de nous faire un petit show.

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Je suis un peu nostalgique. Je pense que je vais regretter l’arctique.

 

29 juin 2017

JEKTVIK

Température dans le camping-car 19°. Dehors certainement moins mais le soleil brille de tous ces rayons dans un ciel bleu où flânent quelques nuages. Joli cadeau pour ce dernier jour sous le ciel arctique !

Il fait tellement bon que Gérard a préparé le petit-déjeuner dehors sur la table de pique-nique. Eden se prélasse au soleil.

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Nos voisins camping-caristes espagnols décollent. Il est 9h00. Ils sont plus en avance que nous. C’est vrai que notre philosophie est de prendre notre temps. De plus, le cadre est magnifique et donne envie de profiter de cette belle journée qui commence.

Ils s’arrêtent pour nous saluer et discuter quelques instants. Ils parlent un peu le français. Elle surtout. Lui, un peu moins bien mais il le comprend très bien. Ils prennent le ferry et filent sur MO I RANA pour voir le côté ouest du SVARTISEN.

Ils nous quittent et nous finissons de déjeuner. Ensuite grand ménage. Ce n’était pas un luxe ! Nous nous préparons tranquillement.

11h30 nous quittons notre petit coin sous un beau soleil. Au détour d’un virage nous apercevons le port et le ferry qui s’éloigne. Trop tard.

11h36 nous sommes dans la file d’attente. Il faut dire que nous étions au-dessus du port. Gérard descend prendre quelques photos et vérifier les horaires. Comme d’hab quoi ! Gérard revient. Prochain bateau à 12h50. Tant pis pour nous !

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Voilà, cette fois c’est la fin. Derniers instants sous le cercle polaire arctique que nous franchirons au cours de notre traversée.

13h notre ferry accoste avec un peu de retard et procède au débarquement.

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13h05 nous embarquons sous un joli ciel bleu où brille un beau soleil. La traversée sera sympa. Comme il fait bon, nous montons sur le pont pour admirer le paysage et surtout pouvoir photographier le passage du cercle polaire.

Le bateau s'éloigne nous laissant admirer une dernière fois les montagnes

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13h35 nous passons devant le promontoire rocheux où se dresse le globe terrestre en métal argenté.

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Voilà, cette fois c’est fait et j’ai un petit pincement au cœur et je suis nostalgique. Cela fait rire Gérard.

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 Nous laissons derrière nous les paysages magiques, les montagnes enneigées, les îles, les îlots et les skerries.

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Mais on garde toujours la coupe d'enfer !!!!!!!!!!

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Il est 14h05 lorsque nous débarquons à KILBOGHAMN.

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Les ferries sont d’une grande précision horaire. Les manœuvres de débarquement et d’embarquement sont menées tambour battant. Jusqu’à présent nous n’avons eu à constater qu’un seul retard.

Nous nous détournons encore une fois de notre route et nous prenons la direction de MO I RANA.

ROUTE 17

KILBOGHAMN – MO I RANA

Gérard a constaté que nous avons une bouteille de gaz qui s’est vidée. Par sécurité, il préfère la faire remplir rapidement. On ne sait pas quel temps nous pouvons avoir. Les nuits sont fraiches et c’est plus agréable d’avoir un peu de chauffage pour les veillées. Il a repéré un distributeur de gaz LPG à MO I RANA.

Du coup, si nous le pouvons, nous en profiterons pour aller sur le versant Est du glacier SVARTISEN et peut-être arriver à toucher sa glace.

En fait, les 2 calottes glaciaires du SVARTISEN sont à cheval sur le cercle polaire arctique entre MO I RANA et MELOY. Elles sont juste séparées par la vallée de VESTERDALEN. Hier, c’est le côté Ouest que nous avons admiré. Le plus spectaculaire. Sa glace peut atteindre 600m d’épaisseur et ses langues glaciaires descendent très bas dans les vallées et en font les glaciers les plus bas d’Europe Continentale.

Gérard n’est pas emballé de retourner sur le glacier. Il pense que nous ne verrons rien de mieux qu’hier. Nous verrons.

La route pour MO I RANA longe, surplombe, cahote, zigzague entre océan et montagnes tachetées de neige, forêts de sapins, lacs, fjords. Nous contournons le parc national qui abrite le SVARTISEN.

Je n’arrête pas de dire à Gérard « c’est trop beau ».

La route est tellement étroite qu’il n’y a même pas un parking pour s’arrêter. Gérard fini par trouver une petit coin pour quelques minutes.

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Nous avons vu un semi-remorque et une fourgonnette se croiser dans un virage. Oups ! Compliqué ! Ça leur a demandé des manœuvres délicates pour arriver à se croiser.

Gérard est concentré et un peu tendu. La route 17 est belle mais très très étroite Sur cette partie, on ne passe pas à deux. Souvent c’est Gérard qui doit reculer ou se garer au plus près du bord au risque d’un incident car les bas-côtés ne sont pas très stables. Mais ça le fait !

Nous longeons le SJONA et nous arrivons sur le site THE ISLANDS KLEIVHALSEN qui est un point de vue aménagé. La vue est magnifique sur le fjord, les montagnes et les îles.

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Gérard est fatigué ! Nous en profitons pour faire une pause déjeuner

Nous reprenons la route avec un arrêt sur le site de GROMVIKA qui fait partie des 350 ouvrages défensifs construits par les nazis le long des côtes norvégiennes. Nous partons à la découverte du site qui offre une vue magnifique sur la mer.

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Nous flânons. Nous flânons. C’est vrai que nous avons quantité de raisons de nous arrêter et de contempler.

Il est temps de repartir. Au bout de quelques km nous empruntons un tunnel qui est donné pour 3,870 km. Au cours de la traversée, nous entendons un grand fracas. Le véhicule d’en face s’est déporté et a touché notre rétro qui a volé en éclat. Il semble en piteux état.

A la sortie du tunnel,  Gérard trouve un parking pour s’arrêter  et constater les dégâts. Le plastic du rétro est fendu de haut en bas. Recollage prévu pour ce soir. La vitre n’est pas cassée. Elle s’est juste déclipsée et elle a été retenue par les fils électriques. Séance de réparation provisoire sur le parking.

C’est reparti ! Nous arrivons à la bifurcation pour MO I RANA. Nous quittons momentanément la route 17 pour la route 12 tout aussi étroite. Plus question de s'arrêter. Gérard a envie de se poser pour récupérer de sa journée.

Il fait un temps magnifique. Le paysage qui défile nous fait penser à une route du Jura. Lacs, montagnes boisées de forêts de sapins, prairies avec des fermes et de temps à autre des odeurs de vache et toujours des crêtes enneigées.

Puis nous approchons de MO I RANA avec une descente somptueuse sur le RANAFJORDEN. Il est tellement immense qu’une photo ne rendrait rien. Gérard est content de voir que pour une fois je me rends à l’évidence.

17h45 nous sommes à MO I RANA. Gérard a deux adresses pour le gaz. La première est fermée et ne lui inspire pas confiance. La seconde est également fermée mais c’est une station LPG. Nous reviendrons demain matin.

En attendant, nous nous éloignons un peu pour chercher notre traditionnelle nuitée.

Ce soir, Gérard est fatigué de la route que nous avons faite. Tension, concentration, attention. Nous ne ferons pas les difficiles. Nous trouvons un parking à l’entrée d’un village et pas très loin de la station de gaz pour demain. Le parking est grand, désert et à l’écart. Gérard va pouvoir bricoler son rétro sans gêner personne.

Vers 20h, nous nous faisons éjecter par un paysan qui va fermer le parking. Bizarre car il n’y a pas d’interdiction de stationner et surtout il y a le panneau P.

On ne cherche pas à discuter. Nous remballons tout. Heureusement, Gérard a eu le temps de s’occuper de son rétro.

Le paysan nous indique un autre parking à 1 ou 2 Km. Pas facile pour Gérard de manœuvrer et conduire sans rétro. Nous arrivons au fameux parking, grand mais nul car en bord de route. Gérard n’a pas  voulu aller plus loin chercher l’entrée du bord de fjord. De notre parking, on aperçoit l’aire de pique-nique ombragée avec tables et chaises. Il est fatigué de sa journée.

Tant pis ! Pour ce soir impossible de faire mieux. Nous nous posons et finalement nous dormirons très bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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04 juillet 2017

24 - 25 - 26 juin 2017

24 juin 2017

STAMSUND

Dans le camping-car, ce matin 23° mais à l’extérieur 16°. Le ciel est gris et couvert avec de grosses éclaircies. La matinée se passe comme tous les jours depuis notre départ à traîner. No stress !

Finalement c’est le départ. Il est 13h30. Pas de bonne heure ! Mais il ne faut pas oublier qu’ici les journées sont interminables avec le soleil qui ne se couche jamais. Ceci explique cela !

Quelques gouttes de pluie pour accompagner le départ. Nous décidons de passer par une petite route côtière appelée STEINE pour rejoindre la grande route. Le parcours est magnifique. Îlots verdoyants abritant des petits bateaux,  skerries rocheux dénudés où s’accrochent quelques maisons  le tout clairsemé au milieu de l’eau 

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Comme dit Gérard, ce décor lui foit penser à une maquette de miniature. Il est fan, prend des photos pour son futur jardin. Il a même déjà acheté un petit fanion norvégien pour parfaire son futur décor.

Attention Gérard ! Avant le jardin, il y a les travaux intérieurs à terminer.

Au bout de quelques minutes de trajet, nous sommes arrêtés par une automobiliste qui gère la circulation. Quelques mètres plus loin, un accident avec les pompiers sont sur place. On nous demande de faire demi-tour. Heureusement quelques mètres avant, il y a un parking de dépassement car la route est étroite et nous n’aurions pas pu manœuvrer. Gérard fait marche arrière, demi-tour et nous voilà repartis. Heureusement nous n’avons pas fait trop de km.

Les km défilent, la route longe les fjords, nous passons un tunnel de 1780 m de long dont 50m sous l’eau et nous voici sur une autre île.

ÏLE DE FLAKSTÄDOY

La côte ouest de FLASKSTÄDOY c’est de grandes plages de sable blanc, des montagnes que l’on appelle les « LOFOTENVEGGEN » ou plus simplement « LE MUR DES LOFOTEN », des villages de pêcheurs comme celui de NUSFJORD.

Sur la route qui nous emmène à NUSFJORD, soudain nous nous trouvons face à cette impression de mur. A tel point que Gérard marque un temps d’arrêt pour prendre des photos. Pas certain que ça rende aussi bien que ce que nos yeux sont en train d’admirer. Nous avons l’impression que la route est barrée par une barre de roche anthracite tachée de neige avec des crêtes acérées.

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Gérard a réussi de me faire un joli panoramique de tout cela.

                    DSC01805-1-N-Route entre Stamsund et Nusfjord

Nous poursuivons cette petite route de montagne qui serpente et contourne ces LOFOTENVEGGEN et où deux véhicules ont du mal à se croiser. Ici tous les jours c’est les règles de courtoisie qui s’imposent.

Au terme de notre petit périple, la route débouche dans une anse au pied de hauts rochers dénudés. Nous sommes dans une impasse. Le petit village de NUSFJORD est niché au fond du fjord et s’étire autour du petit port.

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De nombreux artistes le considèrent comme l’essence même DES LOFOTEN ainsi que les tour-opérateurs. En conséquence, si nous voulons visiter le village il faut payer un droit d’entrée. Inadmissible ! Par principe nous renonçons à y entrer.

Par contre, pour pouvoir prendre les photos qui figurent sur toutes les cartes postales, nous grimpons sur un sentier en terre, glissant, rocailleux et qui se termine par d’énormes rochers. De là, nous avons une super vue sur l’ensemble du village.

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Du coup, le chemin fut long et la visite courte. Ça arrive !

Nous reprenons notre camping-car pour nous rendre à quelques km à FLAKSTAD et RAMBERG sur la côte nord.

FLAKSTAD

Premier arrêt à l’église qui est une église avec un bulbe rouge. Elle date de 1780 et fait l’objet d’une restauration constante. Par contre fermée depuis 15h. Pas de chance !

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Nous reprenons notre balade le long de la côte. Nous trouvons un petit coin face à la mer pour notre petite pause déjeuner.

Puis nous partons faire une balade sur la plage et dans les dunes avec Eden. Etonnant ce sable blanc sous le ciel de l’arctique.

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Nous reprenons notre périple jusqu’au prochain village.

RAMBERG

Lorsque nous arrivons sur RAMBERG, la route surplombe la baie de sable blanc aux eaux cristallines bleu-vert avec en toile de fond les pics de montagnes.

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Malheureusement, la pluie nous rattrape et c’est la fin de la journée.

Nous faisons quelques km de plus et nous enjambons 2 ponts qui nous permettent de nous retrouver sur l’ÎLE DE MOSKENESOY.

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ÎLE DE MOSKENESOY

C’est une île faite d’une chaîne de montagnes boisées, entrecoupée de lacs et de fjords et de plage de sable blanc. Le tout a l’air de surgir de la mer. Le paysage est imposant. C’est le paradis des randonneurs et des alpinistes chevronnés.

C’est d’ailleurs ici, que nous avons prévu de faire une petite randonnée. Nous partons à la recherche du départ du sentier de la randonnée de KVALVIKA .Ce sera fait pour demain. Nous le trouvons facilement. Malgré la pluie, le parking du départ est plein. Espérons que le temps sera plus clément demain.

Pour ce soir, il est trop tard pour le faire et il pleut. Nous continuons à longer le fjord et à force de prendre des petits chemins, nous trouvons un parking. Nous somme à KRYSTAD entourés de montagnes et surplombant un village et le fjord.

La soirée se passera à écouter tomber la pluie et surtout voir la brume noyer les montagnes. On s’attend à voir apparaître des fantômes ou des trolls tant le paysage est sombre et inquiétant.

Pour couronner le tout, nous sommes dans un trou donc pas de réseau ni d’internet.

 

25 juin 2017

KRYSTAL – ÎLE DE MOSKENESOY

Ce matin, la météo est encore moins au top que d’habitude. Dans le camping-car 15°. Dehors 11°.

Aujourd’hui c’est le pompon ! Nous avons droit à un vent de plus en plus fort. Les montagnes disparaissent dans la brume. Il a plu toute nuit et pour ce qui est de ce début de journée, elle continue à tomber. La météo de la journée n’annonce pas d’accalmie.

Nous avons prévu une randonnée. Celle de KVALVIKA. C’est un parcours qui permet d’emprunter un sentier à travers la montagne et d’accéder à la plage de KVALVIKA ou plage aux baleines qui se trouve de l’autre côté de la montagne. Un autre sentier permet de descendre à la plage de sable blanc et aux eaux turquoises. Pour accéder à la seconde plage, il faut emprunter un chemin sécurisé par des chaînes. Il est donné pour être glissant après les pluies.

Pour aujourd’hui, cela nous semble très compromis. Nous allons déjà finir de nous préparer et nous aviserons.

La pluie ne cesse pas, le vent est toujours présent et quant à la brume elle parait bien installée. C’est la pire journée que nous ayons depuis notre départ.

Nous abandonnons la randonnée et nous décidons de bouger vers d’autres petits villages en espérant que nous aurons une accalmie.
Nous voilà donc partis. De pont en pont et de tunnel en tunnel nous arrivons au bout de l’île où se trouvent les petits villages de pêcheurs.

Premiers arrêt photo sur un promontoire prévu à cet effet (STULKULANDSKAP) et qui permet d’apercevoir au loin, dans la grisaille et la pluie, le village de SAKRISOY et la mer.

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Nous reprenons notre route sous de petites averses de pluie. Nous passons un tunnel de 1,500 km et nous nous retrouvons de l’autre côté de la montagne à l’entrée du village de pêcheurs d’HAMNOY

HAMNOY

Hamnoy est lové au creux d’un fjord, à l’abri et enroulé autour des montagnes tachées du blanc de la neige. Un petit arrêt pour faire le tour des quais car la pluie redouble et franchement ce n’est pas top pour les photos et l’appareil photo.

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Un nouveau tunnel, un petit pont  et déjà nous sommes à SAKRISOY.

 SAKRISOY

Un petit ensemble de maisonnettes ocres suspendues au-dessus des eaux.

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Malgré la pluie, qui se calme, nous nous garons et nous faisons un petit tour. Un joli séchoir à poissons avec 2 barques trônent sur le ponton.

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De l’autre côté du pont de nombreux rorbuer rouge sur pilotis. Sur les quais et les petites hauteurs des séchoirs avec des têtes qui sèchent.

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Une boutique restauration rapide-poissonnerie.

Nous reprenons notre route, traversons un pont étroit dont le passage est réglé par des feux. La route continue de serpenter le long des fjords ponctués de petites criques de pêche. Nous finissons par arriver à REINE.

REINE

A l’entrée du village, un grand pont avec un parking permet d’avoir une jolie vue avec au loin le village de SAKRISOY et les montagnes. Le tout est un peu gâché par la grisaille et la pluie. Nous nous garons, mais Gérard refuse de sortir. C’est moi qui me colle rapidement à la photo.

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Aucune envie de visiter. Nous passons notre chemin.

Nous reprenons notre route car la pluie nous enlève toute envie de se promener. Il faut dire qu’aujourd’hui ça n’a pratiquement pas arrêté.

Nous repartons pour quelques Km. Nous arrivons à MOSKENES.

MOSKENES

C’est un petit port de pêche et le terminal de ferry. C’est là que nous viendrons prendre notre bateau. Au moment où nous passons un ferry entre dans le port.

La route serpente de village en village et c’est SORVÄGEN que nous découvrons après un virage. Mais là non plus pas d’arrêt. Petit port traditionnel avec quelques bateaux qui se balancent.

Nous terminons notre circuit par le village de Ä ou O parfois appelé Äi LOFOTEN.

Ä ou O

C’est un ravissant village de pêcheurs situé à la pointe sud de MOSKENESOY et des Îles LOFOTEN. A l’entrée du village un tunnel qui donne accès à un parking d’où part un petit chemin piéton qui rejoint le centre de Ä.

Au centre du village des reproductions miniatures et voilà Gérard qui recommence à rêver de son jardin norvégien et prend des photos pour avoir des idées. Pourtant il n'en manque pas !!

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Le village est très préservé avec des rangées de rorbuer rouge le long du rivage et des séchoirs à morue. Deux familles se partage cet endroit qui autrefois était un important port de pêche et qui vit aujourd’hui essentiellement du tourisme.

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Le cœur du village a conservé toute une série de maisons authentiques qui font partie du parcours historique. On retrouve , 2 à 3 maisons blanches ou manoirs, des ateliers d’artisanat, le magasin avec sa cloche qui annonçait l’ouverture etc..

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Une maison d'habitation , la poste

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et sa boulangerie qui date de 1844 et qui est toujours en activité. Nous y avons acheté du pain et des brioches à la cannelle. Il y a la queue. La boulangerie est réputée.

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Nous continuons à flâner dans le village en dégustant nos brioches sous une petite pluie fine et quelques rayons de soleil.

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Retour au camping-car sous le soleil qui a décidé de chasser la pluie. Petit café, brioches, cartes postales et il est temps de reprendre la route.

Nous rebroussons chemin car nous sommes à l’extrémité de l’île et pas d’autre chemin que celui qui nous a amenés.

Sur le retour compte tenu des accalmies, je propose à Gérard de faire une petite halte au village de REINE. Finalement, le temps qu’il dise « OUI », la pluie est revenue. Nous en faisons le tour en camping-car ce qui nous permet de trouver une aire de service et de faire les vidanges et le remplissage d’eau. C’est déjà cela.

Notre journée se termine à FREVANG à proximité de notre bivouac d’hier au soir. Le temps s’est dégradé. Lorsque nous arrivons, nous retrouvons le même paysage que la veille. Gris, sombre, brume.

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Gérard a accepté de revenir pour essayer de faire la randonne de la plage de KVALVIKA. La météo annonce couvert pour demain mais pas de pluie.

Nous trouvons une aire de pique-nique à l’entrée de FREVANG. Abris pour pique-niquer, barbecue, WC. Eau potable. Nous en profiterons pour faire le plein avant de partir. Le tout au bord de l’eau. Nous y passerons la nuit.

26 juin 2017

FREVANG – ÎLE DE MOSKENESOY

Dans le camping-car ce matin 15° et dehors 11°. La pluie s’est enfin arrêtée mais les montagnes sont toujours dans la brume. Le plafond est très bas. Un vent froid continue à souffler.

Avec Gérard, nous renonçons à faire la randonnée pour aller admirer la plage de KVALVIKA. Le but n’est pas seulement la randonnée c’est également la vue sur les plages de sable. Avec la brume nous ne verrons rien et ce matin nous n’apercevons pas la moitié des montagnes. De plus, si le sentier est mal balisé nous risquons de nous perdre. Dommage ! Nous sommes déçus mais il faut faire avec le temps et rester prudents.

Nous allons nous préparer et filer sur MOSKENES prendre le ferry et continuer notre voyage. Du coup, nous trainons comme d’habitude ce qui nous permet d’observer les va et vient sur le parking. Des voyageurs sacs au dos qui viennent se mettre à l’abri et faire sécher leurs vêtements, des voyageurs qui dorment dans leur voiture et qui viennent déjeuner, se laver les dents, faire la vaisselle, des voyageurs à vélo chargés comme des mules qui viennent se reposer et se mettre au sec après une nuit sous la tente et sous la pluie. Des voyageurs solitaires, en couple ou entre copains. Pour cela la Norvège est formidable. Des parkings ou des aires de pique-nique super bien aménagés et toujours d’une propreté impeccable. Les toits sont souvent en herbe.

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14h15, départ pour MOSKENES. Nous avons changé notre planning de voyage. Plutôt que de remonter sur SVOLVAER prendre un ferry pour SKUTVIK et redescendre en camping-car à BODO, nous avons décidé de prendre le ferry à MOSKENES qui nous débarquera directement à BODO. Nous gagnerons un peu de temps.

Nous quittons FREVANG sans regret car les montagnes sont toujours dans la brume et le vent souffle. Nous n’aurions pas pu faire notre randonnée.

Nous ne sommes pas loin de MOSKENES. A coup de tunnel et de pont, il est 15h lorsque nous arrivons au terminal du ferry. Le soleil nous accueille à MOSKENES avec un ciel bleu qui cherche à s’imposer aux nuages. Gérard va vérifier les horaires. Pour nous ce sera 20h30.

Nous n’avons pas déjeuné. Nous décidons de revenir sur nos pas à quelques Km à SAKRISOY. Il est 15h15 lorsque nous nous garons devant le café-poissonnerie SOJMAT qui est réputé pour ses croquettes de poissons, son saumon fumé, ses crevettes et ses burgers au saumon fumé-crevettes-galette de poisson.

Nous optons pour 2 délicieux burgers (pain tiède aux crevettes, salade verte avec sa sauce, galette de poisson, saumon fumé, crevette avec sa mayonnaise, un quartier de citron et du persil) que nous consommons sous la terrasse à l’arrière du café. Les bancs ont tous des cousins et des couvertures pour ceux qui ont froid. Les oiseaux en profitent pour faire pique-nique également.

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Avant de rentrer au camping-car, nous retournons à la poissonnerie faire l’achat d’un rouleau de baleine fumé.

Il se remet à pleuvoir. Nous retournons au camping-car terminer notre déjeuner avec une glace et un café.

Nous reprenons nos 2 tunnels et à nouveau le soleil nous accueille à MOSKENES.

Nous prenons la file d’attente au soleil. Ce sera fait. Il y a déjà du monde. Il n’y a plus qu’à prendre patience. Gérard part faire quelques photos sur nos embarquements,

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le petit port de MOSKENES,

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et son église en bois qui domine le port.

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Puis pour patienter il trie ses photos, regarde ses comptes et moi je mets à jour notre journal.

Voilà, « au revoir LES LOFOTEN ». Nous les quittons sous le soleil. Notre traversée va durer 4 heures. Souhaitons qu’il continue à faire beau et que nous puissions profiter du paysage. Par contre, un petit vent frais persiste.

Ce soir, nous aurons rejoint le continent. D’ici 1 à 2 jours, nous repasserons sous le cercle polaire arctique. Nous allons regretter les couchers et les levers de soleil, les journées sans fin. Moi, je suis déjà nostalgique ! J’ai adoré le Grand Nord !

19h30, la personne qui s’occupe de la billetterie commence à passer dans les files d’attente pour l’enregistrement et l’encaissement. Nous sentons le départ qui approche. Le ferry arrive. Gérard descend faire quelques photos.

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Surprise, les cars bretons sont en vadrouille

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20h ça y est ! Nous embarquons ! 20h30 nous quittons le quai ! Nous montons sur le pont. Le vent n’est pas chaud. Gérard reprend quelques photos DES LOFOTEN qui s'éloignent

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AU REVOIR LES LOFOTEN ! Décidément j’ai un petit pincement !

Nous resterons une partie de la traversée dans les salons car il fait très frais sur le pont. Gérard crie famine, je vais lui chercher un petit encas.

Vers 23h, nous apercevons des côtes. Nous décidons de remonter sur le pont.

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Le soleil est caché derrière les nuages et fait des tentatives de sortie pour nous faire son spectacle. C’est très beau. Nous longeons des îles côtières verdoyantes désertiques ou habitées. Nous naviguons entre les îlots rocheux dénudés. Sous le ciel de l’arctique c’est très beau. Le ciel prend de magnifiques couleurs.

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Maintenant il fait froid et le vent est très fort. Nous redescendons un moment au salon. Gérard retourne à ses jeux et moi à ma lecture. Il nous reste environ 1h30 de traversée. De temps à autre, je lève la tête pour surveiller le ciel et le paysage. Au bout d’un moment, je constate que le ciel se pare de couleurs.

Nous remontons sur le pont admirer le soleil qui se couche et joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil joue de tout son charme sans jamais se montrer. Il est minuit. Je ne me lasse pas d’admirer.

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Nous voyons les côtes de BODO approcher, puis c’est le chenal et le port. Voilà ! Nous sommes arrivés ! Il est temps de descendre rejoindre Eden dans le camping-car.

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Nous attendons les manœuvres d’approche. Le ferry s’ouvre. 00h15 nous débarquons sous un ciel  chargé de nuages avec des trouées de ciel bleu et des trainées rougeâtres. Le soleil se lève et joue déjà avec sa palette de couleurs.

Les rues sont mouillées. Ici aussi il a dû pleuvoir il n’y a pas longtemps. Nous traversons la ville déserte.

Cela nous fait une impression bizarre de revenir sur le continent et de voir tous ces immeubles et toutes ces rues.

Déjà la quiétude des îles nous manquent.

Malgré l'heure avancée nous décidons de sortir de BODO pour trouver notre nuitée. La route longe la mer et plus loin des fjords. La végétation est luxuriante et verte. Le ciel s'illumine de plus en plus avec le lever du soleil.  Nous laissons filer les km sans vraiment chercher de place pour stationner.

Finalement, nous arrivons à FAUSKE il est 1h30. Nous trouvons par hasard un parking en périphérie du centre et au milieu de la verdure.

 

 

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29 juin 2017

22 - 23 juin 2017

22 juin 2017

SVOLVAER – 2 - AUSTVÄGOY

TROLLFJORDEN

Ce matin dans le camping-car la température est de 17°. Dès que le soleil chauffe nous le ressentons dans le camping-car. Dehors, par contre la température est de 12°. Un petit vent frais souffle. Soleil et nuages.

Espérons que le temps se maintienne car c’est cet après-midi que nous faisons notre sortie bateau de 3 à 4 h sur le TROLLFJORDEN.

Ensuite, nous reprendrons notre périple. Sur les 6 îles que comptent les ILES LOFOTEN, nous n’en ferons que 4. AUSTVÄGOY, VESTVÄGOY, FLAKSTADOY, MOSKENESOY. Les LOFOTEN sont séparées du continent par le VESTFJORDEN mais elles sont toutes reliées entre elles par des ponts, des tunnels qui traversent les montagnes ou passent sous la mer. C’est un paysage de montagnes escarpées, de baies au sable blanc, de pâturages, de moutons et de villages de pêcheurs qui nous attend.

Nous sommes prêts et il ne nous faut pas très longtemps pour rejoindre SVOLVÄER. ½ h après, nous sommes en train de nous garer dans la même petite rue que la veille. Ce sera parfait pour Eden. La rue est calme et ombragée.

Nous rejoignons les quais du port très rapidement. Comme nous sommes en avance, nous en profitons pour nous renseigner sur les horaires et les jours de départ du ferry pour SKUTVIG.

13h15, notre bateau rentre de sa croisière du matin. Il débarque ses passagers, fait un peu de rangement sur le pont et nous embarquons. Avec Gérard, nous choisissons de nous placer sur le pont arrière. Au passage, le capitaine distribue des combinaisons. Nous refusons, mais il insiste à cause du vent. Finalement nous acceptons et sur le retour nous serons contents de l’avoir.

A côté de nous, 2 couples SUISSE-ALLEMAND. Un des couples sympathise avec nous et nous propose de nous prendre en photo.

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Eux aussi sont en camping-car. Au cours de l’après-midi, nous aurons l’occasion d’échanger sur la Suisse, la Norvège, le voyage et nos impressions communes.

13h45 nous quittons les quais. Notre bateau porte le nom de TROLLTIN. C’est un bateau de transport de touristes.

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Nous nous éloignons tout doucement du port sous le soleil et un ciel voilé de nuages.

Du bateau, nous pouvons profiter de la vue sur les quais,

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sur les montagnes qui entourent SVOLVÄER. L’une d’entre elles laisse apparaître une singulière sculpture qui nous fait penser à un aigle. Le capitaine, l’appelle d’ailleurs le rocher de l’aigle.

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Nous nous éloignons progressivement. Le bateau contourne une série d’îlots rocheux. Au détour d’un de ces îlots, nous reconnaissons notre bivouac de l’autre côté des skerries.

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Nous poursuivons notre remontée en contournant à nouveau de petits îlots rocheux verdoyants où sont supposés nicher les aigles de mer.

Le bateau s’engage dans le RAFFSUNDET qui est  le passage des bateaux entre les ÎLES VESTERÄLEN et les ÎLES LOFOTEN et principalement l’ÎLE d’AUSTVÄGOY.

Le paysage dans le RAFFSUNDET est magnifique. D’un côté, les montagnes boisées verdoyantes au pied desquelles s’étalent des habitations isolées ;

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de l’autre, des montagnes rocheuses de couleur gris acier, dénudées de végétation mais habillées de neige persistante. Leurs pics sont aiguisés et les montagnes déchiquetées.

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Puis une route dégagée et nous filons tranquillement sur l’eau. De temps à autre, le capitaine nous donne par haut-parleur quelques informations sur le paysage, les noms des montagnes, les oiseaux, etc  

Pendant notre trajet, le ronron du moteur de notre bateau est interrompu par un gros zodiac qui emmène à toute vitesse des touristes voir le TROLLFJORDEN. C'est une autre façon de voir la nature. Pas beaucoup de temps pour l'admirer par contre

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Nous arrivons à proximité d’un élevage de saumon. Le capitaine ralentit et donne quelques explications aux passagers puis c’est un arrêt sur place. Le capitaine annonce que nous allons pêcher la nourriture pour les aigles. Sur le coup, personne ne comprend. Finalement, nous voyons un membre de l’équipage sortir la canne à pêche et se mettre à pêcher. En un rien de temps il remonte 4 poissons. Décidément, en Norvège le poisson mord vite.

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Le capitaine remet les gaz et nous continuons à filer en se laissant bercer par le ronron du moteur.

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Un goéland a  décidé de nous accompagner. C’est rigolo. Il vole en parallèle du bateau.

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Finalement, fatigué de lutter contre le vent, il décide d'utiliser le même moyen de transport que nous

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Au bout d’1h15, nous arrivons à proximité du TROLLFJORDEN. Le soleil a décidé de jouer à cache-cache. C’est un fjord qui est donné pour être le plus étroit. Il est escarpé et encaissé au creux des montagnes. Il n’est pas accessible par la route. Le bateau s'engage dans le fjord

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Nous apercevons une embarcation qui nous montre qu'il y a maintes façons d'admirer la nature.

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Le capitaine réduit la vitesse de son bateau pour que nous puissions admirer, profiter et photographier le fjord.

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Tout doucement il se laisse dériver vers les parois des montagnes pour que nous puissions observer de petits oiseaux qui nichent sur les rochers.

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J'en profite pour prendre Gérard en pleine action dans sa belle combinaison norvégienne

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Un peu plus loin, des trolls perchés sur les rochers nous font un petit clin d'oeil

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Un peu plus loin, il stationne devant les chutes d’un torrent qui déverse ses eaux dans le fjord.

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Il se laisse glisser tout doucement jusqu’au bout du fjord, en fait le tour et repart tout aussi doucement pour que tout le monde puisse profiter de cet instant.

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Il remet les gaz tout doucement et nous ressortons du fjord. C’était super et le capitaine a vraiment pris son temps.

Pour rejoindre le port, nous reprenons le même parcours. Nous pouvons continuer à admirer les paysages qui défilent

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Les goélands nous suivent

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Ils sont nombreux et pas du tout sauvage.

 

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Pour occuper les passagers pendant le retour, un des membres de l’équipage donne du pain aux goélands qui viennent le chercher directement dans sa main. Il distribue du pain aux passagers qui le souhaitent. Je tente ma chance. Par 2 fois, un goéland viendra prendre le pain dans ma main mais, c’est tellement rapide que Gérard aura du mal à prendre une photo.

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Puis, par 3 fois, le membre de l’équipage lance un cri d’alerte à l’aigle. A chaque fois, pour attirer l’aigle, il prend un poisson (que nous avons pêché à l’aller) dans sa main, la lève en l’air pour la faire voir à l’aigle et lance le poisson dans l’eau. Et là c’est juste magnifique. L’aigle qui est très haut a repéré le poisson, il descend en tournoyant au-dessus de sa proie que les goélands se disputent. Et là, un dernier virage, il plonge griffes ouvertes en avant, les goélands se dispersent, l’aigle rase l’eau, attrape sa proie et repart dans les airs et s’éloigne en direction de la montagne. C’est fabuleux et Gérard a pu saisir ces instants.

Première alerte à l'aigle de mer

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Seconde alerte à l'aigle de mer qui est perché sur un rocher en attente et prend son envol

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Il rase l'eau, attrape le poisson et l'emporte

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Troisième et dernière alerte à l'aigle de mer

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Nous sommes ravis de notre après-midi et de la façon dont l’équipage a mené cette sortie. Il a eu à cœur de faire profiter ses passagers de ses connaissances approfondies de la nature et des oiseaux.

Les goélands nous accompagnent jusqu’aux skerries d’HELLNESET et disparaissent.

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Il est 16h45 lorsque nous touchons les quais du port et que nous débarquons. Nous rendons les combinaisons à l’équipage que nous remercions très, très chaleureusement.

Nous rejoignons notre camping-car il est 17h. Nous nous déplaçons à 8 km sur KABELÄG pour visiter la cathédrale

KABELVÄG

L’église de VÄGAN est aussi appelée Cathédrale Des LOFOTEN. La cathédrale est toute en bois et en forme de croix et compte 1 200 places.

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Elle date de 1898 et elle a été construite face au fjord.

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Elle a été construite pour accueillir les pêcheurs saisonniers pour qui l’église était importante.  Ils y venaient très fréquemment et par conséquent, ils étaient prioritaires aux services car il n’y avait pas assez de place dans l’église. A la fin des années 1890, il y avait 3000 à 4000 pêcheurs pendant la saison de pêche.

Pour accéder à l’intérieur, il nous faudra payer une entrée comme toutes les fois.

Dans l'entrée la maquette de la cathédrale, une en bois et l'autre en légo;

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L’intérieur est tout en bois de couleur ocre et marron ce qui donne une sensation de chaleur. On retrouve toujours le bateau suspendu pour les votos.

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Elle est haute et lumineuse mais d’une grande sobriété comme beaucoup d’églises que nous avons visitées. Un joli vitrail qui s'illumine avec le soleil et qui est placé face à la mer.

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Dans un coin, des jeux et un tapis de sol pour enfants afin de les occuper pendant l’office.

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Dans le fond de l’église des tables et des chaises, car comme de partout, l’église sert aussi de lieux de rencontre entre les habitants.

Nous laissons KABELVÄG derrière nous pour filer vers le petit port de pêche d’HENNINGSVAER. La route étroite suit la côte sur environs 8km.

HENNINGSVAER

C’est un petit port de pêche perché sur un étroit promontoire. Le dernier pont que nous franchissons nous offre une vue éblouissante sur les îlots et l’eau turquoise qui entourent le village.

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Nous trouvons un parking qui est déjà bien surchargé de camping-cars. Une fois garés, nous partons flâner dans les rues du petit port.

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Nous sommes un peu déçus. Une grande partie des maisons ne sont pas très bien conservées et le petit port n’est pas très attractif. Nous écourtons notre promenade et reprenons la route. De pont en pont, de tunnel en tunnel nous passons sur l’ÎLE DE VESTVÄGOY.

ÎLE DE VESTVÄGOY

C’est l’île centrale des LOFOTEN avec un musée viking et de nombreux petits villages comme EGGUM, STAMSUND, UNSTAD. Nous faisons encore quelques km. Nous avons du mal à trouver un petit coin tranquille pour la nuit.

C’est à EVJEDALEN sur la route qui mène à EGGUM que nous trouvons une aire naturelle, face à la mer. 2 camping-cars sont déjà installés. Nous nous installons un peu plus loin à l’écart pour ne pas les gêner et pour être tranquilles.

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Dans la soirée, le soleil, qui une bonne partie de la journée, a joué à cache-cache avec les nuages se met à sortir. Nous aurons droit à très joli coucher de soleil mais il ne descendra pas au ras de l’horizon.

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Il est minuit sur LES LOFOTEN.

 

23 juin 2017

EVJEDALEN

Dans le camping-car 18°, dehors 16°. Le ciel est bleu, soleil et quelques nuages qui se forment.

Dans la matinée, les nuages se dispersent et nous démarrons notre journée sous un ciel magnifique.

Gérard n’est pas très en forme. Fatigue et petit mal de dent qui le taquine. Nous partons tout de même en balade.

Nous commençons par le petit village d’EGGUM.

C’est un petit village de pêcheurs qui s’étend le long de la route au pied des montagnes et le long de la côte.

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C'est le contraste des paysages norvégiens sur un même village.

 A l’entrée du village, un petit hameau avec une galerie. Beaucoup de villages reprennent vie grâce aux artistes.

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Un peu plus loin, des séchoirs à poissons sur lesquels sèchent des têtes. De l’autre côté de la route un petit port de pêche. Nous apercevons un pêcheur qui semble ramasser sa production et la mettre en caisses. Un peu plus loin, un tracteur dépose les caisses en face sur le quai du petit port.

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Les têtes doivent être prêtes à être traitées. En fait, nous avons appris qu’elles servent à faire de la farine et nourrir les poissons qui sont dans les élevages.

Nous poursuivons notre route qui longe des plages de sable blanc aux eaux bleues-turquoises. Sous le soleil c’est magnifique.

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Le village est entouré de montagnes qui sont le départ de randonnées.

D’ailleurs, aujourd’hui, nous avons prévu une randonnée qui part du village d’EGGUM pour rejoindre le village d’UNSTAD. Le parcours fait 9km et passe par plusieurs promontoires. Malheureusement nous ne trouvons pas le départ du sentier.

Nous poursuivons jusqu’au bout du village qui se termine par un parking et quelques mètres plus loin un camping. En fait, nous nous trouvons devant le départ du sentier. Le sentier passe à travers le terrain de camping. Un droit de passage de 20 Nok est demandé. Il faut le glisser dans une boîte aux lettres prévue à cet effet et qui est sous surveillance vidéo.

Gérard refuse de payer pour se promener. Nous décidons d’abandonner la randonnée.

Cette fois, notre centre d’intérêt se porte sur BORG.

BORG

Le Musée Viking LOFOTR

En 1981, à BORG, près du centre de VESTVÄGOY, la charrue d’un fermier heurta les vestiges de la demeure d’un puissant chef Viking. Le bâtiment long de 83m est le plus grand bâtiment de cette époque découvert en Scandinavie.

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Avant de commencer la visite, une documentation en Français ainsi qu’un casque pour l’audio guide nous sont remis.

A l’entrée des salles avec des écrans qui permettent de voir et écouter les documentaires sur l’ère Viking et sur les découvertes faites à LOFOTR, des expositions des objets, bijoux, vêtements,

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ustensiles retrouvés au cours des fouilles, l’exposition du tracteur à l’origine des découvertes.

A l’extérieur, un immense parc encerclé de collines verdoyantes.

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Dans ce parc, une cour de ferme avec 2 sangliers.

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Plus loin, une réplique de la maison du chef en forme de bateau retourné.

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A l’intérieur une reconstitution de la vie au temps des vikings avec des guides en costumes d’époque et des artisans qui expliquent les métiers de l’époque. La maison est toute en longueur, séparée en deux partie par une sorte de hall.

 Dans la première partie, une allée centrale au milieu de laquelle un foyer est installé.

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Au dessus les séchoirs à poissons.

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Dans le fond, la partie couchage,

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sur les côtés des tables où s’activent des artisans en costume.

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Couture, tricot, filature de la laine avec des métiers à tisser

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cordonnerie avec les peaux, puis une partie cuisine où se préparait le gibier.

La seconde partie semble réservée au chef viking avec son trône au milieu de la salle des banquets.

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 Dans l’allée centrale, nous trouvons également un foyer au centre duquel cuit une soupe. Les touristes de passage s'ils le souhaitent peuvent goûter à la soupe et au pain fait sur place.

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Derrière la salle des banquets, la salle des sacrifices tendue de noirs car le chef viking était également un chef religieux,

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puis la partie menuiserie pour les manches d’armes que le forgeron fabrique un peu plus loin dans le parc.

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En face de la maison du chef, un emplacement identifié par des plots qui est l’emplacement original de la maison.

Nous parcourons environs 1,5km pour atteindre la côte. Là se trouve un hangar à bateau avec dans le sol en terre battue les marques des vestiges des rampes de mise à l’eau des bateaux.

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Des répliques de bateaux vikings sont amarrées au ponton avec possibilité de faire un tour sur le fjord.

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 Pendant le parcours, nous trouvons une forge et son forgeron en train de fabriquer des armes et des outils ;

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une aire d’activité où le village se réunissait pour faire des jeux (corde, poutre, barres, etc)

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On retrouve un peu l’esprit du parc à thème. Les familles peuvent s’exercer au tir à l’arc, faire des promenades à cheval accompagnés de jolies viking qui ont pour l'occasion fait une très belle tresse au cheval.

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Le site possède également une église, fermée pour cause de répétition. Dommage car l’intérieur paraissait très moderne et très beau.

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Voilà, toute cette visite nous a creusés et avant de repartir nous nous octroyons une petite pause déjeuner.

Nous décidons d’aller visiter UNSTAD. La route est magnifique. Toujours entre fjords et montagne.

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Nous y parvenons après avoir traversé la montagne par un tunnel. La route plonge sur UNSTAD, ses champs fleuris de fleurs jaunes et blanches et la mer au loin. Un nouveau décor s'offre à nous.

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C’est un village composé de quelques maisons, d’un magasin de surf et d’un camping.

La baie d’UNSTAD s’ouvre sur la mer qui envahit une baie de sable blanc. Les eaux sont turquoises. C’est un spot de surf. Dans l’eau des surfeurs attende la vague.

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Nous trouvons à nous garer à proximité d’un départ de randonnée. C’est le même que celui de EGGUM. Le sentier démarre sur un parking privé qu’il faut traverser. Mais là, pas de droit de passage. De chaque côté du parking des barrières qu’il faut refermer soigneusement à cause des troupeaux de moutons qui sont sur le sentier de randonnée. Nous avons Eden avec nous, en laisse. Gérard est en colère après elle car elle n’arrête pas de manger les excréments qu’elle trouve sur le sentier. Le maître et le chien sont un peu  excités.  Nous allons tenter l’affaire.

Nous nous engageons sur le sentier de randonnée qui rejoint EGGUM de l’autre côté de la montagne. Au bout de quelques mètres, première rencontre avec les copains moutons. Ils sont nombreux et beaucoup de petits qui cherchent protection auprès de maman mouton sur la défense en voyant Eden. Nous passons notre chemin prudemment car nous sentons bien la tension qui règne chez les mamans et entre Gérard et Eden.

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Nous poursuivons notre chemin en admirant la vue que plonge sur la plage de sable blanc entourée de montagne et baignée par les eaux turquoise.

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Le sentier ressemble beaucoup à celui que nous avons emprunté pour aller à STO. La seule différence, il est sec, donc plus sécurisant. La pente est raide, le sentier étroit, juste la place de nos deux pieds, caillouteux. Il surplombe la mer et contourne  les rochers. Des chaines protègent le passage ce qui augure que la randonnée ne va pas être de tout repos. Avec Eden en laisse ç’est un peu compliqué et dangereux pour Gérard. Nous décidons de la lâcher.

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Tout se passe bien. Nous poursuivons le sentier, lorsque tout à coup Eden débusque un troupeau de moutons cachés derrière un gros rocher. Nous la rappelons, chose facile, car maman mouton est en train de la charger pour protéger ses petits.

Nous remettons Eden en laisse et décidons d’annuler la rando. Le chemin est trop dangereux avec un chien en laisse. Au bout d’1 heure nous rebroussons chemin. Dommage !

Nous quittons UNSTA pour filer sur STAMSUND avec un arrêt à LEKNES pour un arrêt courses.

La route pour atteindre STANSUND serpente entre montagnes rocheuses et fjords. Sous le soleil c’est magnifique.

STAMSUND

A l’entrée de STAMSUND, un petit port de pêche, un ponton, quelques maisons ocres. Le tout au milieu des rochers.

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Un peu plus loin, nous essayons de trouver un coin pour dormir et nous tombons sur une petite baie avec une vue magnifique sur les montagnes, le fjord et les skerries au loin. Impossible de rester, il y a des habitations et surtout le camping-car est trop long. Demi-tour pour reprendre la route.

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Nous entrons dans STAMSUND qui lui aussi est un petit village de pêcheurs très actif avec 2 usines à poisson. Sur le site de l’une d’elle tout un ensemble de RORBUER sont extrêmement bien conservés et restaurés. Ils sont toujours utilisés par les ouvriers de l’usine en tant qu’habitation.

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Nous faisons une petite visite du village et surtout des quais.

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Puis, nous essayons de trouver notre nuitée. C’est à la sortie de STAMSUND, face à la baie rocheuse où se dresse une drôle de statue et le quai de l’HURTIGRUTEN que nous nous posons.

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Dans la soirée, nous aurons droit à une courte visite de l’express côtier. Toujours impressionnant de voir rentrer un bateau de cette taille dans une petite baie. Le reste du paysage parait tout à coup très petit. Pour l’occasion, le ciel se pare de jolies couleurs.

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25 juin 2017

20 - 21 juin 2017

20 juin 2017

NYKSUND – ILE DE LANGOYA

Ce matin dans le camping-car 18°. Température extérieure entre 13 et 15°. Petit vent frais de bord de côte.

Ce matin, après les averses de la soirée, le soleil brille timidement au milieu des nuages mais ça fait du bien.

Aujourd’hui, nous avons prévu une randonnée qui s’appelle « La Route de la Reine » ou « Dronningruta ». Elle porte ce nom depuis que la reine SONJA de Norvège a effectué cette marche en 1994.

C’est un sentier balisé qui relie les deux villages de pêcheurs de NYKSUND et STO, séparé par la mer d’un côté et la montagne de l’autre. NYKSUND et STO ne communiquent pas. Chaque village est un cul de sac. NYKSUND sur la côté Ouest et STO sur la côte Est.

Nous finissons de nous préparer. Le temps parait vouloir rester correct. Nous décidons de partir avec Eden. Il est 11h30.

Pour commencer, il nous faut rejoindre le point de départ de la randonnée qui est situé à l’entrée du village de NYKSUND. Un panneau donne des infos sur le parcours et le balisage qui est un « T peint en rouge ».

Un instant d’hésitation et c’est parti. Le temps est incertain mais les éclaircies nombreuses et surtout il ne fait pas froid. Nous nous lançons.

Les premiers mètres sont difficiles car la pente est raide. Ça attaque très fort. Le chemin est étroit, un peu rocailleux mais pour l’instant sec. Nous avons lâché Eden. C’est plus pratique. Je m’arrête régulièrement car Gérard marche très vite et au démarrage j’ai du mal à prendre le rythme avec mes problèmes respiratoires.

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Nous poursuivons notre ascension. A chaque arrêt, nous prenons le temps d’admirer la vue sur les montagnes, la mer et les îlots rocheux. Nous arrivons à un petit plateau.

La vue est superbe ! Dans le fond, nous apercevons 2 lacs et une maison complètement isolée. Tout au long de notre voyage, nous aurons vu des constructions dans des lieux tout à fait improbables.

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Nous repérons le balisage et nous poursuivons notre chemin. Le sentier monte, toujours étroit et pierreux. Un peu plus loin il est bordé par de petits arbustes et devient glissant avec la pluie de la veille. Nous nous aidons des branches ou des petits troncs des arbustes pour nous aider dans les montées ou les descentes. Eden commence à peiner car ça grimpe beaucoup et nous commençons à trouver des rochers. Elle fait beaucoup moins la folle, s'octroie des pauses et nous, nous inquiétons un peu pour la suite de la randonnée.

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Nous arrivons à un second palier et nous prenons de la hauteur sur les paysages

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et là nous perdons le balisage. Nous sommes hésitants. Le sentier est très, très étroit. Juste la place de nos deux pieds. Il est encombré de petits arbustes qui ne nous donnent aucune visibilité sur la suite du chemin.

Nous rattachons Eden et Gérard part seul en éclaireur pour voir à quoi ressemble la suite. Il revient mais décide de garder Eden en laisse car le sentier n’est pas sécurisé et il a peu qu’Eden ne tombe en contre-bas. Partie un peu stressante car nous ne savons pas ce qui nous attend.

Nous continuons prudemment et nous arrivons sur un autre promontoire. Nous avons atteint le MAELEN à 314m mais 314m sportifs.C’est le point d’intersection de la boucle.

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Nous avons le choix de poursuivre sur le FINNGAMHEIA à 448m pour rejoindre STO par la seconde montagne, soit de redescendre et longer la grève jusqu’au village de STO, soit rentrer à NYKSUND.

Nous faisons une estimation des difficultés en apercevant le début de sentier pour monter au FINNGAMHEIA. Ce n’est plus de la randonnée, c’est de l’escalade et avec Eden c’est impossible.

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Nous prenons l’option de redescendre et de rejoindre la grève, de la longer jusqu’à STO.

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GROSSE ERREUR !!!

Nous amorçons notre descente dans des conditions très compliquées. La pluie s’est invitée. Le sentier est de plus en plus glissant, il faut éviter les pierres, enjamber ou escalader des rochers, éviter les arbustes qui encombrent le sentier même si finalement ils nous rendent bien service.

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Au bout du bout, nous atteignons le bas. Nous sommes surpris de trouver une habitation dans ce lieu désertique. Pas de route. Le seul accès c'est la mer ou la grève à longer .

Contents de nous et un peu fatigués, nous nous disons que le plus gros est fait. Pas du tout, nous traversons la lande qui est gorgée d’eau avec les pluies. Un peu plus loin, un petit torrent.

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Pas le choix, il nous faut le traverser. Eden hésite, se faufile entre nous. Il faut la pousser. Gérard s’engage et là sur un rocher glissant, il dérape et part à la flotte. Chaussures, pantalons sont mouillés mais il a pu protéger son appareil photo. Il est un peu secoué.

Une dernière fois, nous admirons le parcours fait.

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Nous prenons le chemin qui longe la grève. Mais là, ce n’est pas plus calme. Tout est gorgé d’eau. Par endroit, des traverses de bois permettent le passage, mais ailleurs, nous pataugeons dans une sorte de marécage, le tout au milieu de petits rochers.

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En chemin, nous trouvons un refuge. Nous y entrons pour nous reposer et surtout nous mettre à l’abri car la pluie recommence à tomber. Nous buvons un peu et prenons un petit goûter histoire de remonter le moral des troupes. Le refuge est sympa, des bancs et de quoi faire un barbecue.

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Nous prenons le temps de récupérer et nous repartons.

Le sentier au bout de la grève, bifurque un peu. Quelques rochers de plus et nous arrivons à une petite plage de sable blanc que nous surplombons. Le chemin longe les dunes pour remonter de plus belle, étroit, escarpés, rocheux et glissant.

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En escaladant un rocher, Gérard refait une chute. Cette fois, c’est le dos et la tête qui prennent. Il est temps que nous arrivions. Pas question de rentrer par le même chemin.

La pluie s’est arrêtée et un grand soleil nous accueille lorsque nous arrivons au village de STO. Nous sommes rincés. Il est 15h. Nous avons fait ce parcours en 3h45. Nous sommes contents de nous.

 Malgré tout nous apprécions le paysage et la vue sur le petit port de STO sous le soleil.

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Nous nous dirigeons vers le centre du village. Pas question de faire le chemin inverse à pied. Surtout après la dernière chute de Gérard. Notre idée est de prendre un bus jusqu’à MYRE et ensuite un taxi jusqu’à MYKSUND à moins de faire les 11 Km de MYRE à NYKSUND à pied.

Nous longeons le port de pêche,

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et nous arrivons au centre du village. Nous ne rencontrons personne à qui demander des informations. Nous apercevons un bureau de WHALE SAFARI qui est ouvert. Je rentre pour me renseigner pendant que Gérard se pose au soleil avec Eden qui est crottée jusqu’au cou.

L’hôtesse de WHALE SAFARI ne parle qu’Anglais. Je lui demande s’il y a des bus pour MYRE, à quelle heure, où ils se prennent et surtout si les chiens sont acceptés dans les transports. Elle me dit que bus il y a mais pas avant le soir. Où, c’est devant son bureau. Les chiens, elle ne sait pas s’ils sont acceptés. Elle me dit que le bus ne va que jusqu’à MYRE et ensuite c’est à pied ou en taxi qu’il faudra rejoindre NYKSUND.

Je lui demande de se renseigner si un taxi ferait le trajet, combien il nous prendrait mais surtout s’il prendrait un chien. Très gentiment elle appelle un taxi. C’est OK pour la course et pour le chien pour environ 1000 NOK soit 100€. Tant pis !

En attendant le taxi, nous nous reposons sur le banc au soleil. J’en profite pour brosser un peu Eden avant qu’elle ne monte dans le coffre du taxi.

Nous attendons environs ½ heure avant que le taxi ne nous prenne. Il est 15h45 lorsqu’il nous charge. Très gentil, il fait monter le chien dans le coffre. Nous engageons un peu la conversation mais pas longtemps car notre niveau d’anglais est très restreint. Il est 16h15 lorsqu’il nous dépose devant le camping-car. Je lui règle sa course qui sera en définitif de 710 NOK. Finalement c’est moins cher. Tant mieux.

C’était tout de même une belle journée si nous enlevons le fait que nous avons mal interprété le trajet concernant la boucle. J’ai retrouvé une documentation concernant la randonnée, dommage que nous ne l’ayons pas lu avant car elle disait ceci :

« DRONNINGRUTA est un sentier balisé d’environ 15km. Cette boucle de 5 à 8 heures a été élue par vistnorway.com en 2015 comme une des 10 randonnées les plus spectaculaires de Norvège. Elle relie les 2 charmants villages de pêcheurs de STO et NYKSUND. Il est préférable de partir de STO puis de longer la grève jusqu’au col de NYKSUND. De là, on peut soit descendre sur NYKSUND, soit retourner sur STO en passant par la montagne ou revenir directement à STO par la plage. Le point culminant de la boucle est le FINNGAMHEIA (448m). Attendez-vous à devoir traverser des zones à sols varié où alternent rochers, cailloux, terre battue et marécages. Certaines parties sont abruptes mais sécurisées par une corde. Il s’agit d’une randonnée pour personnes ayant plutôt une bonne forme physique et habituées aux altitudes moyennes. Sentier Rouge-difficile »

En arrivant, séchage d’Eden qui part se coucher sans demander son reste. Quant à  nous, nous changeons pour ne pas attraper froid. Nos vêtements sont mouillés entre la transpiration et la pluie. Je prépare un café et un petit encas.

 Il est déjà 18h et au bout d’un moment, Gérard sombre dans un sommeil réparateur. Pour m’occuper, je mets mon journal à jour et je sors prendre l’air. Je tombe sur un camping-cariste breton qui m’interpelle. Nous discutons un moment au soleil. J’aperçois Gérard qui se réveil.

Il est 19h15, nous décidons de quitter NYKSUND et de nous avancer un peu. Sous le soleil, nous prenons la route qui longe les fjords. La vue est toujours aussi belle. Nous circulons entre montagnes boisées verdoyantes ou dénudées où s’accrochent encore quelques plaques de neige. La côte est escarpée, des îlots rocheux ou verdoyants sortent de l’eau çà et là. Tout le long de cette côte des maisons accrochées dans des endroits complètements improbables. Le soleil qui joue avec les nuages s’en donne à cœur joie. Vert foncé, vert clair, vert sombre, bleu turquoise, etc ……

Vers 22h45 Gérard en a marre et nous décidons de trouver un coin pour la nuit. Pas facile sur cette route étroite entre montagnes et fjord.

C’est à STOKMARKNES que nous trouverons une aire de pique-nique à proximité du pont qui enjambe le fjord et qui relie l’Ile d’HINNOYA à l’ILE D’HADSELOYA.

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Ce sera un bivouac avec vue sur les montagnes enneigées de l’ILE D’HINNOYA et le fjord d’HADSELFJORDEN.

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21 juin 2017

STOKMARKNES – ILE D’HADSELOYA

Ce matin, le temps est couvert. Les montagnes ont toutes le nez dans les nuages. La température dans le camping-car est de 19°. Par contre dehors, un petit vent froid et une température de 13°.

Du coup, pas motivés pour se préparer. Nous en profitons pour faire le point de notre trajet. Nous allons essayer de prendre un ferry à STOKMARKNES afin d’arriver à HANOY sur les LOFOTEN. Ainsi, nous serons au début du TROLLFJORDEN que nous voulons voir et nous éviterons des A/R inutiles en camping-car.

Nous nous rendons donc au port de STOKMARKNES et plus particulièrement au point INFO TOURIST. Comme d’habitude, c’est moi qui m’y colle. Je me renseigne sur la possibilité de passer sur HANOY. L’hôtesse m’explique que c’est possible mais uniquement pour les piétons. Nous revenons donc à notre planning initial. Nous prendrons le ferry à MELBU.

L’Ile d’HADSELOYA est l’île la plus au sud des VESTERALEN. C’est le point de liaison avec les îles LOFOTEN. De là, un ferry assure la liaison  avec le port de MELBU et le port de FISKEBOL (LOFOTEN).

Sur notre trajet, nous faisons un petit arrêt à l’église d’HADSEL qui est toute en bois et qui possède un magnifique retable.

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Malheureusement, elle est fermée. Tant pis ! En Suède toutes les églises étaient gratuites et ouvertes. Ici en Norvège elles sont toutes fermées et lorsqu’elles sont ouvertes, elles sont payantes.

Il recommence à pleuvoir. Je commence à trouver cela un peu lourd, Soleil, pluie, soleil, pluie. On se croirait en Bretagne !!!

Un peu plus loin, nous faisons un nouvel arrêt photo. Nous sommes surpris de la végétation luxuriante de l’île. Tout est vert.

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Nous commençons à voir quelques fermes en bord de fjord.

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Nous arrivons à MELBU. A l’entrée, une aire de service camping-car est signalée. Nous en profitons pour faire le plein d’eau et vider nos cuves avant de passer sur LES LOFOTEN.

13h4O, nous sommes au port de MELBU. Il y a déjà pas mal de monde. Gérard prend sa file. Nous sommes dans la 2.

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Il descend voir les horaires, prends quelques photos et déjà nous voyons arriver notre ferry.

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Finalement, nous n’attendrons pas longtemps. L’embarquement se fera certainement dans la foulée. Le ciel est très chargé  Je ne pense pas que nous pourrons profiter pleinement du paysage pendant la traversée.

Le temps de faire ses manœuvres de débarquement et d’embarquement, il est 14h lorsque nous quittons les quais de MELBU. La traversée doit durer 25 mn. Nous laissons Eden avec le camping-car dans la soute et nous montons dans les salons. Le temps de s’installer, la pluie se met à tomber à seaux et la brume tombe. Impossible de profiter du paysage pendant la traversée.

14h25, le port de FISKEBOL est en vue. Malgré la pluie et le mauvais temps nous apercevons le paysage un peu dantesque compte tenu du temps. De gros îlots rocheux que notre ferry contourne pour s’engager dans le port. Face à nous, des montagnes sombres, anguleuses, hérissées sur l’horizon.

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Loin de rebuter, cette première vision nous laisse présager des paysages grandioses.

Nous arrivons sur les ILES LOFOTEN qui se composent de 6 îles. AUSTVAGOY, VESTVAGOY, FLAKSTADOY, MOSKENESOY, VAEROY et ROST.

14h30 nous touchons le quai et c’est le débarquement sur LES LOFOTEN et plus particulièrement sur AUSTVAGOY. Le bateau est loin d’être plein. Nous débarquons sous la pluie

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et un sentiment de frustration de ne pas pouvoir profiter de cette arrivée grandiose ni de pouvoir la photographier.

Nous prenons la route de SVOLVAER car FISKEBOL n’est qu’un terminal de liaison par ferry mais au milieu d’un paysage magnifique.

Toute la route qui mène à SVOLVAER donne envie de s’arrêter. Des montagnes qui tombent dans le fjord, tantôt verdoyantes, tantôt grises où des plaques de neige persistent, avec des crêtes hérissées qui se perdent dans les nuages. Au pied des montagnes un peu plus loin des prairies vertes où se perdent des maisons. Elles paraissent minuscules face à ces géants. Je suis séduite. Entre 2 averses, nous faisons malgré tout quelques photos. Plus nous avançons, plus le mauvais temps à l’air de vouloir rester sur FISKEBOL pour lui donner cet air inquiétant.

Quelques km plus loin, un point de vue est aménagé au milieu des rochers. Des passerelles en bois nous permettent de jouir de ce paysage.

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Nous dominons l’AUSTNESFJORDEN. C’est grandiose. Nous n’arriverons jamais à décrire ce que nos yeux voient. Notre appareil ne pourra jamais mémoriser ce que nous voyons.

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Il faut juste y venir, admirer, apprécier. Nous sommes fans à jamais de cette diversité de paysages et surtout de cette majesté que nous impose la nature.

SVOLVAER

Nous trouvons à nous garer dans une petite rue transversale, à proximité du centre. Nous partons à la recherche du point I TOURIST pour récupérer tous les renseignements que nous voulons. Pour une fois, nous avons de la chance, l’une des hôtesses parle français. Ouf ! Ça repose un peu. Elle nous donne toutes les infos, plans de la ville et carte des LOFOTEN. Gérard trouve même son sticker du drapeau norvégien. Elle nous renseigne et nous conseille sur les sorties bateau pour le fjord TROLLFJORDEN et nous bloquons 2 réservations pour le lendemain 13h30 avec à l’appui la météo qui devrait être clémente.

Lorsque nous sortons du point I, le soleil est ressorti et il fait bon au soleil. Gérard a faim. Nous nous arrêtons prendre un petit encas à une terrasse et au soleil.

Puis, nous partons à la découverte de SVOLVAER. C’est une petite ville portuaire qui s’étend sur les rives du fjord, entourée de montagnes magnifiques. Malheureusement beaucoup de constructions modernes gâchent le paysage. Nous flânons sur les quais

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et nous arrivons devant MAGIC ICE. Pour finir nous nous laissons tenter.

MAGIC ICE est un bar glacé installé dans une ancienne usine de congélation de poisson. Avant d’y pénétrer, on nous équipe de grosse cape à capuchon pour nous protéger du froid. C’est un endroit pour se détendre avec des lumières tamisées.

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On y sert un cocktail dans un verre en glace.

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Le bar, les banquettes et les tables sont tous en glace. Les banquettes sont recouvertes de peaux pour protéger du froid. Sur le bar, pour éviter les glissements, des tapis antidérapants.

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On y trouve d’immenses sculptures en glace évoquant la vie des LOFOTEN.

L'Hurtigruten

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Les oiseaux

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La pêche

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Les séchoirs à poissons

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1 sculpteur est en train de terminer sa sculpture

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et un autre essaie de mettre en place des blocs de glace pour en commencer une. Il fait un froid glacial. L’expérience est marrante. Nous prenons le temps de quelques photos.

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En retrouvons l’extérieur avec plaisir et nous avons une impression de chaleur.

Nous poursuivons notre flânerie jusqu’à l’église. Encore une fois fermée et payante.

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Le détour ne nous a pas trop coûté car elle est située sur le chemin de retour au camping-car.

Nous  partons à la chasse pour trouver une petite place pour la nuit. Nous passons de l’autre côté du port grâce à un petit pont. Nous nous retrouvons sur une zone rocheuse, étroite et sans issue où s’étendent d’anciennes RORBUER ou cabanes de pêcheur peintes en rouge.

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Entre chaque cabane des poissons sèchent

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Sur les façades des rorbuer en décoration des poissons séchés

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Pour infos c’est le roi OYSTEIN qui ordonna la construction du premier RORBU en 1120 pour éviter que les pêcheurs ne continuent à dormir sous leurs barques renversées. 

Sur les quais, dans le fond, nous apercevons des SJOHUS ou maisons de la mer.

 

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Ce sont des bâtiments peints en rouge et tout en longueur. Les SJOHUS étaient construites sur les quais du port, le poisson y était débarqué et les employés y vivaient.

Des séchoirs à poisson dégagent une odeur pas très agréable et surtout persistante.

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Pas question de passer la nuit ici. De toute façon le promontoire est très étroit, la route passe entre les rochers et les places pour stationner un peu dangereuses.

Nous décidons de sortir de la ville et de trouver quelque chose de plus tranquille. Nous faisons quelques km et nous apercevons en contre-bas de la route un parking face à une petite plage et au milieu de la verdure. Ce sera parfait pour la nuit. Hélas, d’autres camping-cars auront la même idée.

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Une fois posés, nous partons pour la traditionnelle balade avec Eden mais cette fois au bord de la plage et de la lande.

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Posté par chantal_gerard à 01:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]